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Tunisie : deux terroristes tués, un arrêté et un quatrième se suicide lors d’une opération sécuritaire à Kasserine
KASSERINE, 22 janvier 2026 – L’aube du jeudi n’avait pas encore percé les reliefs escarpés de la région de « Majel Balabbas » que l’opération était déjà engagée. Dans le silence froid des montagnes du gouvernorat de Kasserine, une force mixte de la Garde nationale et de l’Armée nationale a mené un assaut ciblé contre une cache abritant quatre individus présentés comme des terroristes.
Le dénouement a été rapide et sans appel. Selon le compte-rendu des autorités, l’encerclement du repaire a débouché sur un affrontement. Deux des occupants ont été abattus sur place. Un troisième a pu être maîtrisé et arrêté vivant. Quant au quatrième, il a choisi une issue radicale en actionnant une ceinture explosive, mettant fin à ses jours sans faire d’autre victime.
Les visages d’une traque
Derrière l’annonce officielle se dessinent des noms. Les sources sécuritaires évoquent, sous couvert d’anonymat, l’appartenance des quatre hommes à une même fratrie de la région, la famille « Hajji » : Ounis, Saffi, Boujemaa et Bechir Hajji. La capture de l’un d’eux ouvre désormais une phase cruciale d’interrogatoire, visant à démanteler les ramifications de leur réseau et à prévenir de futures actions.
Cette opération ne surgit pas du néant. Elle s’inscrit dans la longue traque que mènent les forces tunisiennes dans ces zones reculées, sanctuaires historiques de groupes jihadistes. Elle porte notamment l’ombre lourde d’un attentat passé : l’assassinat, le 5 décembre 2023, du sergent-chef Marouane Kadri, tombé sous les balles dans cette même région. Les éléments neutralisés ce jeudi figuraient parmi les suspects fortement impliqués dans cette attaque, selon des concordances de sources locales.
Sur place, l’action continue
Au moment où nous écrivons ces lignes, le périmètre de l’assaut reste bouclé. Soldats et policiers procèdent à un minutieux ratissage, à la recherche d’armes, d’explosifs ou d’indices. Les magistrats du parquet, saisis de l’affaire, ont entamé leur enquête pour reconstituer les derniers chaînons de cette cellule.