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	<title>Archives des Uncategorized - Le pont de Genève</title>
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	<title>Archives des Uncategorized - Le pont de Genève</title>
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		<title>Sihem Ben Sedrine, ou le procès d&#8217;une mémoire nationale — Justice transitionnelle, libertés et démocratie en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 12:21:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle avait pour mission de regarder le passé en face, d&#8217;en extraire la vérité, de nommer les bourreaux et de réparer les victimes. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est elle que la justice regarde. Sihem Ben Sedrine, 76 ans, militante de droits humain, ancienne présidente de l&#8217;Instance Vérité et Dignité (IVD), comparaît depuis 2023 devant les tribunaux tunisiens dans [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Elle avait pour mission de regarder le passé en face, d&rsquo;en extraire la vérité, de nommer les bourreaux et de réparer les victimes. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est elle que la justice regarde. Sihem Ben Sedrine, 76 ans, militante de droits humain, ancienne présidente de l&rsquo;Instance Vérité et Dignité (IVD), comparaît depuis 2023 devant les tribunaux tunisiens dans six affaires distinctes, toutes liées aux travaux de l&rsquo;institution qu&rsquo;elle a dirigée entre 2014 et 2019. Derrière la singularité de son cas se profile une question qui touche à l&rsquo;architecture même de la Tunisie post-révolutionnaire : que reste-t-il de la justice transitionnelle, des libertés publiques et de l&rsquo;ambition démocratique portée par 2011, quinze ans après que le peuple tunisien a fait tomber Ben Ali ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="656" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ben-Ali-1024x656.jpg" alt="" class="wp-image-31086" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ben-Ali-1024x656.jpg 1024w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ben-Ali-300x192.jpg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ben-Ali-768x492.jpg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ben-Ali-1536x984.jpg 1536w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/Ben-Ali.jpg 1688w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Quand l&rsquo;institution devient accusée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dans l&rsquo;affaire Ben Sedrine une ironie cruelle que l&rsquo;histoire retiendra. L&rsquo;Instance Vérité et Dignité a été créée pour faire ce que les régimes autoritaires refusent par définition de faire : documenter leurs propres crimes, nommer leurs propres victimes, et les confier à une justice indépendante. En cinq années de travail, l&rsquo;IVD a recueilli plus de 62 000 témoignages, transmis 205 dossiers aux chambres pénales spécialisées, impliquant plus de 1 000 hauts responsables et hommes d&rsquo;affaires. Son rapport final, publié au Journal officiel en juin 2020, constitue une archive nationale d&rsquo;une densité inégalée : violations des droits humains, crimes financiers, réseaux de corruption — tout y est consigné pour la période 1955-2013.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun de ces 205 dossiers n&rsquo;a, à ce jour, donné lieu à un jugement. En revanche, celle qui les a instruits fait face à des poursuites pénales. C&rsquo;est là le paradoxe fondateur de cette affaire : le bras judiciaire de la transition est paralysé, tandis que la main qui l&rsquo;a armé est traduite en justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les charges retenues contre Ben Sedrine portent sur des irrégularités alléguées dans le traitement de trois dossiers d&rsquo;arbitrage, des manquements dans la gestion des archives de l&rsquo;IVD, des irrégularités administratives et financières, et — accusation la plus symboliquement chargée — la falsification du rapport final de l&rsquo;instance. Ce dernier grief se concentre sur un paragraphe relatif à l&rsquo;affaire de la Banque franco-tunisienne, dossier de corruption vieux de près de quatre décennies, que l&rsquo;IVD avait justement contribué à rouvrir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défense oppose à ces accusations des arguments à la fois factuels et juridiques. D&rsquo;abord, les travaux sur la BFT ont été présentés publiquement le 14 décembre 2018, filmés et mis en ligne, en présence de l&rsquo;ensemble du conseil de l&rsquo;IVD — y compris la membre qui est aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;origine de la plainte. Ensuite, le rapport a été adopté collégialement en séance plénière du conseil le 27 décembre 2018, rendant toute imputation individuelle juridiquement contestable. Enfin, la loi organique n° 53 de 2013, qui fonde l&rsquo;IVD, consacre explicitement un principe de non-responsabilité pour les membres de l&rsquo;instance dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions — principe que la défense estime directement violé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une mécanique judiciaire sous surveillance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du fond, c&rsquo;est la forme de ces poursuites qui retient l&rsquo;attention des observateurs. Le dossier Ben Sedrine est, à bien des égards, une étude de cas sur les dérives possibles d&rsquo;un appareil judiciaire insuffisamment protégé contre les pressions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les irrégularités procédurales alléguées sont nombreuses et documentées. En février 2024, Ben Sedrine est soumise à un interrogatoire continu de plus de quarante heures, étalé sur quatre jours : une durée qui, selon les standards internationaux du droit à un procès équitable — notamment l&rsquo;article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques —, constitue en soi une forme de contrainte susceptible d&rsquo;affecter l&rsquo;intégrité de la procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le juge d&rsquo;instruction du bureau 15 décide de la maintenir en liberté. Le parquet fait appel. Deux semaines après que la chambre d&rsquo;accusation a confirmé cette décision, ce même magistrat est muté au tribunal de première instance de Jendouba — en dehors du cycle annuel habituel de mobilité des juges, sans remplacement immédiat. Quelques semaines plus tard, le juge du bureau 6, qui impose à Ben Sedrine une résidence surveillée, est lui promu au poste de procureur général, prenant simultanément la tête du pôle antiterroriste et du pôle économique et financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En août 2024, une convocation l&rsquo;invite à se présenter devant le bureau 37 — chargé par intérim du bureau 15 — pour une affaire relevant en principe de la compétence du bureau 6. C&rsquo;est à l&rsquo;issue de cette séance, dans un cadre de compétence juridictionnelle contesté par la défense, qu&rsquo;est émis le mandat de dépôt conduisant à son incarcération à la prison de Manouba. En janvier 2025, elle entame une grève de la faim. Son état de santé se détériore au point de nécessiter un transfert en réanimation à l&rsquo;hôpital de La Rabta, où elle affirme avoir été entravée aux chevilles pendant son hospitalisation — un traitement qu&rsquo;elle qualifie de dégradant et que ses avocats comparent à une violation directe de l&rsquo;article 25 de la Constitution tunisienne de 2022, qui garantit l&rsquo;inviolabilité de la dignité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 19 février 2025, la chambre d&rsquo;accusation ordonne sa libération, avec maintien de l&rsquo;interdiction de voyager. Les audiences se succèdent depuis lors dans un mouvement de renvois répétés — novembre 2025, janvier 2026, février, mars, avril, et maintenant mai 2026. D&rsquo;autres séances d&rsquo;instruction sont programmées pour les semaines à venir, portant sur des dossiers complémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce calendrier haché, ces mutations de juges aux moments-clés, ces changements de compétence contestés : pour l&rsquo;association Takatof pour les droits et libertés, qui a documenté l&rsquo;ensemble du dossier, ces éléments forment un « pattern » cohérent — celui d&rsquo;une harcèlement judiciaire systématique, plutôt qu&rsquo;une procédure ordinaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La justice transitionnelle tunisienne : une promesse inachevée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour saisir pleinement ce que représente le procès de Ben Sedrine, il faut revenir à ce que la justice transitionnelle signifiait pour la Tunisie de l&rsquo;après-2011, et mesurer l&rsquo;écart entre cette ambition et la réalité d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révolution du 14 janvier 2011 a ouvert un espace politique et symbolique sans précédent dans le monde arabe. Pour la première fois, une société arabe se donnait les instruments institutionnels pour regarder son passé autoritaire en face : une Constitution garantissant les libertés fondamentales, des instances indépendantes de contre-pouvoir, et une loi sur la justice transitionnelle parmi les plus élaborées de la région. L&rsquo;IVD était la pièce maîtresse de ce dispositif : une institution dotée de pouvoirs d&rsquo;investigation réels, protégée par la loi, et chargée d&rsquo;une mission historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La justice transitionnelle n&rsquo;est pas qu&rsquo;un mécanisme juridique. Elle est, dans sa conception théorique et dans les expériences qui l&rsquo;ont précédée — de l&rsquo;Afrique du Sud post-apartheid à l&rsquo;Argentine post-dictature —, un acte politique fondateur. Elle dit à une société : nous choisissons de ne pas oublier, nous choisissons de ne pas répéter. Elle conditionne la possibilité d&rsquo;une démocratie réelle à la reconnaissance des crimes passés et à la responsabilisation de leurs auteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, ce processus n&rsquo;a jamais abouti à son terme. Les chambres pénales spécialisées, créées pour juger les dossiers transmis par l&rsquo;IVD, ont fonctionné dans une lenteur chronique, sous-dotées en moyens et exposées à des pressions politiques variables selon les gouvernements successifs. Le rapport final de l&rsquo;IVD, déposé en 2019, a été largement ignoré par les autorités qui se sont succédé. Et depuis 2021, le contexte politique a radicalement changé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2021 : le tournant et ses conséquences</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 juillet 2021 constitue le point d&rsquo;inflexion. Ce jour-là, le président Kaïs Saïed suspend le Parlement, limoge le chef du gouvernement, et s&rsquo;arroge les pleins pouvoirs en invoquant l&rsquo;article 80 de la Constitution — une interprétation que ses adversaires qualifient de coup de force constitutionnel. En 2022, une nouvelle Constitution est adoptée par référendum, concentrant l&rsquo;essentiel du pouvoir entre les mains du président, affaiblissant les contre-pouvoirs et réduisant l&rsquo;indépendance formelle des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans ce contexte que les poursuites contre Ben Sedrine s&rsquo;accélèrent. Mais elle n&rsquo;est pas la seule. L&rsquo;ancien bâtonnier et ex-directeur de l&rsquo;Instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib, est placé en détention en avril 2026. Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha et ancien président du Parlement, détenu depuis avril 2023, cumule désormais plusieurs décennies de condamnations dans des affaires distinctes. Jaouhar Ben Mbarek, figure de l&rsquo;opposition, est en grève de la faim depuis près d&rsquo;un mois. Chaïma Issa, emprisonnée depuis février 2023, voit sa santé se dégrader.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que ces cas ont en commun, c&rsquo;est leur profil : des personnalités qui ont joué un rôle institutionnel, politique ou civil dans la période post-2011. Des acteurs de la transition, au sens le plus littéral du terme. Leur mise en accusation systématique donne corps à une lecture que partagent de nombreuses organisations de droits humains : celle d&rsquo;une tentative de disqualifier rétrospectivement la période 2011-2021, de délégitimer ses institutions, et d&rsquo;effacer la mémoire qu&rsquo;elles ont produite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;espace civique en compression</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le procès de Ben Sedrine s&rsquo;inscrit dans un rétrécissement plus large de l&rsquo;espace civique tunisien, documenté avec une inquiétude croissante par les observateurs internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de la presse, le tableau est sombre. L&rsquo;article 86 du Code des télécommunications, conçu pour réguler les communications électroniques, est régulièrement mobilisé pour poursuivre des journalistes et des citoyens pour des propos publiés en ligne. Le journaliste Zied Heni en a fait l&rsquo;expérience le 24 avril 2026, placé en garde à vue pour avoir commenté une décision judiciaire sur les réseaux sociaux. Ses confrères Mourad Zghidi et Borhene Bessaies sont détenus depuis plus de 700 jours. Le média Inkyfada, référence du journalisme d&rsquo;investigation tunisien, serait exposé à une menace de dissolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de la société civile, les pressions sont multiformes — administratives, financières, judiciaires. Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) et l&rsquo;association Al-Khat font l&rsquo;objet de harcèlement systématique. La Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme (LTDH), la plus ancienne organisation de droits humains du monde arabe, a subi une suspension d&rsquo;activité d&rsquo;un mois. L&rsquo;organisation Avocats sans frontières a reçu une décision de suspension. Ces mesures touchent des structures qui constituent le socle historique de la société civile tunisienne, construite sur plusieurs décennies et reconnue mondialement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rétrécissement de l&rsquo;espace civique ne concerne pas uniquement la Tunisie. Il s&rsquo;inscrit dans une tendance régionale et mondiale que les chercheurs en science politique nomment parfois « déconsolidation démocratique » — ce mouvement par lequel des démocraties consolidées ou en voie de consolidation voient leurs institutions s&rsquo;éroder de l&rsquo;intérieur, par accumulation de précédents, de lois restrictives et de pressions sur les contre-pouvoirs, sans rupture brutale apparente.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que dit le droit international</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations de droits humains qui suivent le dossier Ben Sedrine invoquent un corpus juridique précis pour qualifier les manquements observés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), ratifié par la Tunisie, garantit en son article 14 le droit à un procès équitable devant un tribunal compétent, indépendant et impartial. La notion de « juge naturel » — le droit d&rsquo;être jugé par le tribunal légalement compétent et non désigné ad hoc — est une garantie fondamentale que la défense de Ben Sedrine estime violée dans les circonstances ayant conduit à son incarcération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article 7 du même Pacte interdit les traitements cruels, inhumains ou dégradants. La durée de l&rsquo;interrogatoire — quarante heures sur quatre jours — et les conditions d&rsquo;hospitalisation décrites par Ben Sedrine elle-même ont conduit plusieurs observateurs à évoquer une possible violation de cette disposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Principes fondamentaux des Nations Unies relatifs à l&rsquo;indépendance de la magistrature posent que les juges ne peuvent être nommés, mutés ou révoqués en raison de leurs décisions judiciaires. Les mutations de magistrats intervenues aux moments-clés de la procédure soulèvent des interrogations légitimes à cet égard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les Principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l&rsquo;homme, ainsi que les Principes de Chicago sur la justice transitionnelle, rappellent que la protection des acteurs de la justice transitionnelle est une condition sine qua non de l&rsquo;efficacité de ces processus. Poursuivre individuellement une présidente d&rsquo;instance pour des décisions prises collégialement revient, selon ces principes, à criminaliser l&rsquo;exercice même de la mission que l&rsquo;État lui avait confiée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La mémoire comme enjeu politique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une dimension supplémentaire dans cette affaire, que l&rsquo;équipe de défense de Ben Sedrine n&rsquo;hésite pas à formuler explicitement : la tentative de faire disparaître le rapport final de l&rsquo;IVD du Journal officiel et d&rsquo;effacer la mémoire des violations qu&rsquo;il documente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport, publié au Raoued officiel en juin 2020, est un document d&rsquo;État. Il recense des décennies de torture, de détentions arbitraires, d&rsquo;exécutions extrajudiciaires, de pillage des ressources publiques. Il nomme des responsables. Il constitue une ressource pour les victimes, pour les historiens, pour les générations futures. Le fait que les affaires judiciaires visent précisément les actes liés à son élaboration — notamment le paragraphe sur la BFT — confère à ces poursuites une dimension mémorielle qui dépasse de loin le pénal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régimes autoritaires ont toujours compris que la maîtrise du récit historique était un enjeu de pouvoir. Contester la légitimité de la production de ce rapport, discréditer celle qui l&rsquo;a conduit, c&rsquo;est aussi, potentiellement, fragiliser la valeur juridique et historique du document lui-même. C&rsquo;est cette lecture que défendent les partisans de Ben Sedrine, et elle n&rsquo;est pas sans fondement dans l&rsquo;histoire des transitions démocratiques avortées ou interrompues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine audience dans les affaires de Ben Sedrine est fixée au 18 mai 2026. D&rsquo;autres séances d&rsquo;instruction suivront. Dans un pays où 205 dossiers de crimes et de corruption dorment dans les tiroirs des chambres pénales spécialisées depuis des années, la question qui se posera aux magistrats, aux juristes et à la communauté internationale n&rsquo;est pas seulement celle de la culpabilité ou de l&rsquo;innocence d&rsquo;une femme de 76 ans. C&rsquo;est celle de savoir si la Tunisie choisit de continuer à regarder son passé en face — ou si elle préfère, définitivement, en poursuivre les témoins.</p>
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		<title>Tunis : la Cour d&#8217;appel confirme la condamnation d&#8217;Abir Moussi à deux ans de prison pour ses déclarations sur l&#8217;ISIE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 21:10:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La dirigeante du PDL reste sous le coup d&#8217;une condamnation de deux ans d&#8217;emprisonnement pour ses propos sur l&#8217;ISIE La justice tunisienne a tranché. Ce mardi, la chambre criminelle de la Cour d&#8217;appel de Tunis a rejeté le recours introduit par Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, confirmant ainsi le verdict initial de deux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La dirigeante du PDL reste sous le coup d&rsquo;une condamnation de deux ans d&#8217;emprisonnement pour ses propos sur l&rsquo;ISIE</p>



<p class="wp-block-paragraph">La justice tunisienne a tranché. Ce mardi, la chambre criminelle de la Cour d&rsquo;appel de Tunis a rejeté le recours introduit par Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre, confirmant ainsi le verdict initial de deux années de détention.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une sentence maintenue en appel</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les magistrats de la juridiction d&rsquo;appel ont jugé bon de conserver la peine prononcée précédemment par les juges de première instance. Cette décision intervient des mois après le premier jugement qui avait créé la controverse dans les milieux politiques et associatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier remonte à des sorties médiatiques de la figure de l&rsquo;opposition, au cours desquelles elle avait tenu des propos jugés problématiques à l&rsquo;égard de l&rsquo;Instance supérieure indépendante pour les élections. Ces déclarations, effectuées lors d&rsquo;une séquence électorale antérieure, avaient poussé l&rsquo;ISIE à saisir la justice.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parcours judiciaire mouvementé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler que la cheffe du PDL fait face à plusieurs procédures judiciaires depuis quelques années. Son activisme politique et ses positions tranchées lui ont valu plusieurs démêlés avec la justice tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abir Moussi, figure controversée de la scène politique nationale, s&rsquo;est notamment illustrée par son opposition farouche au mouvement Ennahdha et ses critiques acerbes des orientations politiques post-2011. Ses interventions musclées au sein de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple, avant sa dissolution, avaient défrayé la chronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2023, elle se trouve en détention préventive dans le cadre de plusieurs affaires distinctes, dont certaines concernent des accusations liées à la conspiration contre la sûreté de l&rsquo;État et à des troubles à l&rsquo;ordre public.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des questions sur les libertés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confirmation en appel relance le débat autour des limites de la liberté d&rsquo;expression politique en Tunisie et du rôle des institutions électorales dans un contexte démocratique fragile. Les observateurs demeurent partagés entre le respect du travail de la justice et les interrogations sur l&rsquo;espace accordé à la critique politique dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Crisis Group » met en évidence l’impasse économique tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Sep 2024 17:01:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un rapport de « Crisis Group » daté de décembre dernier et intitulé « éviter le défaut de paiement et préserver la paix », les chercheurs de cette ONG s’interrogent sur les conséquences du refus persistant du Président tunisien, Kaïs Saïed, de signer un accord avec le FMI. Le rapport décrypte également le discours [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un rapport de « Crisis Group » daté de décembre dernier et intitulé « éviter le défaut de paiement et préserver la paix », les chercheurs de cette ONG s’interrogent sur les conséquences du refus persistant du Président tunisien, Kaïs Saïed, de signer un accord avec le FMI. Le rapport décrypte également le discours anti migrants et anti occidental utilisé par le Palais de Carthage pour désigner des responsables de la crise économique spectaculaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la publication de cette contribution, le gouvernement tunisien a réussi, contre toute attente, à rembourser en février une partie de la dette extérieure privée à hauteur de 800 millions d’euros en puisant dans les réserves de la Banque centrale. Ce qui provoque une restriction des importations et augmente les pénuries notamment alimentaires auxquelles la population est confrontée. La prochaine échéance de remboursement se situe maintenant en janvier 2025 avec un milliard d’euros à rembourser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, le pouvoir tunisien doit toujours faire face à une dette interne considérable ( arriérés de paiement des entreprises publiques, report des dépenses publiques, endettement des ménages) qui s’aggrave chaque jour en raison de l’absence de croissance et met en cause la solidité du système bancaire du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dernier rebondissement, les récents coups de pouce budgétaires accordés par plusieurs États du Golfe à Tunis, notamment les Émirats mais aussi le Qatar qui s’était montré généreux sous le règne des islamistes de Rached Ghannouchi (1), devraient être les derniers sous cette forme, annoncent nos confrères d’Africa Intelligence. Ces pays exigent désormais que la Tunisie trouve au préalable un accord avec le FMI, impliquant la mise en œuvre de réformes structurelles, en échange d’un nouveau prêt de 1,9 milliard de dollars.</p>



<pre class="wp-block-code"><code><strong>                                                           Nicolas Beau</strong></code></pre>



<p class="wp-block-paragraph">(1) Alors que les amis de Ghannouchi dirigeaient le gouvernement ou y participaient, notent nos confrères d’Africa Intelligence, le Qatar avait alors déboursé 2,25 milliards de dollars entre 2012 et 2016 sous diverses formes (prêt au budget de l’État, dépôt à la Banque centrale de Tunisie), et une enveloppe de 250 millions de dollars pour financer des projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici des extraits de ce rapport signé Crisis Group et encadré par Michael Ayari (les inters, les photos et les légendes sont de la rédaction de Mondafrique).<br>https://www.crisisgroup.org/fr/middle-east-north-africa/north-africa/tunisia/234-tunisias-challenge-avoiding-default-and-preserving</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Depuis juillet 2021, date du coup de force du président Kaïs Saïed, la Tunisie a pris un tournant autocratique dans un contexte de crise économique de plus en plus aigüe. Kaïs Saïed a accompagné sa tentative de mise en place d’un système autoritaire d’une rhétorique nationaliste belliqueuse qui a encouragé des groupes d’autodéfense à user de violence contre des migrants subsahariens. Sa résistance à l’influence occidentale l’a conduit à rejeter les conditions d’un prêt proposé par le Fonds monétaire interna- tional (FMI), qui pourrait stabiliser l’économie du pays en difficulté en équilibrant le budget, rétablissant ainsi la confiance des investisseurs. Sans ce prêt, le pays pourrait se retrouver en défaut de paiement sur sa dette extérieure en 2024 ou 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour éviter le désastre économique et social qui en résulterait, le gouvernement et le FMI devraient travailler à un accord révisé qui assouplirait les exigences dommageables pour la stabilité, en termes de réduction des dépenses publiques et de mise en œuvre de réformes économiques. Les partenaires étrangers devraient soutenir activement un tel accord, tout en encourageant Kaïs Saïed à protéger les migrants subsahariens, ainsi que d’autres catégories de la population, de la violence de groupes d’autodéfense, et en s’assurant que le respect des droits humains reste bien à l’ordre du jour. En cas de défaut de paiement, ils devraient être prêts à fournir une aide d’urgence à la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le climat politique du pays a radicalement changé depuis juillet 2021. Au cours de ce mois, Kaïs Saïed a invoqué l’article 80 de la constitution pour déclarer l’état d’urgence et organiser ce qui est largement considéré comme un auto-coup d’Etat, lors duquel il a remplacé le système semi-parlementaire du pays par un système pré- sidentiel qui concentre entre ses mains la quasi-totalité des pouvoirs. En mettant en place un projet politique inspiré d’une idéologie nationaliste et d’extrême gauche, le président joue sur le ressentiment de la population, à l’égard, notamment, de l’ancienne classe politique et des pays occidentaux, ce qui renforce sa popularité. Son discours nationaliste a créé un climat de violence contre les migrants subsahariens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Étouffée par la répression, l’opposition tunisienne est désorganisée, divisée et détournée des questions politiques intérieures, tandis qu’une grande partie de la population essaie de survivre dans un contexte de dégradation économique et sociale. Les Tunisiens ordinaires ont à nouveau peur de la répression alors que cette crainte avait disparu après le renversement du président Zine El Abidine Ben Ali, dans le sil- lage du soulèvement de 2010-2011. Les arrestations et les condamnations de personnalités, notamment politiques, se sont accélérées en 2023. Plus de 50 d’entre elles sont soit en prison pour divers chefs d’accusation, soit en exil et font l’objet de mandats d’arrêt internationaux. En outre, depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre, une grande partie de la population et de la classe politique se focalise davantage sur la solidarité envers les Palestiniens plutôt que sur la politique intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le risque de défaut de paiement<br></strong>Les principaux indicateurs économiques restent alarmants. Au cours des dix der- nières années, l’instabilité politique et l’augmentation des dépenses publiques au détriment des investissements ont ralenti la croissance économique. Plus récemment, le pays a subi une série de chocs liés à la pandémie de Covid-19 et à la guerre ouverte de la Russie en Ukraine, lesquels ont davantage freiné la croissance et fait grimper l’inflation. La dette extérieure est montée en flèche, atteignant 90 pour cent du PIBen 2022. Ce fardeau de la dette a poussé les agences de notation à dégrader la notation souveraine de la Tunisie, rendant presque impossible son accès aux marchés finan- ciers internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenaires internationaux de la Tunisie sont divisés, y compris en interne, sur la position à adopter face à ces développements, qu’ils considèrent comme entrainant le pays dans la mauvaise direction. Aux Etats-Unis, les membres du Congrès dénoncent régulièrement la dérive autoritaire du pays et les violations des droits humains, mais l’exécutif a maintenu une solide coopération sécuritaire. L’Union européenne, avec l’Italie en tête, est plutôt silencieuse quant au virage autocratique du président, soucieuse de minimiser le risque d’une augmentation des migrations provoquée par une éventuelle implosion économique. L’Union africaine a exprimé son indignation face aux attaques visant des migrants subsahariens, mais l’Algérie et la Syrie nouent des relations de plus en plus cordiales avec les dirigeants tunisiens, avec lesquels ils partagent une affinité idéologique certaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lutter contre la récession économique, les partenaires étrangers de la Tunisie ont encouragé Kaïs Saïed à accepter un accord avec le FMI – dont les termes ont été définis avec les services du FMI en octobre 2022 – qui aiderait le pays à honorer son service de la dette. Mais Kaïs Saïed et ses partisans rejettent les réformes économiques liées au prêt, craignant qu’elles n’augmentent la pauvreté et ne déclenchent des troubles sociaux. Le FMI semble ouvert à un accord plus souple, mais même dans ces conditions, Kaïs Saïed pourrait considérer qu’il va trop loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaïs Saïed n’a pas coupé les ponts avec le FMI, mais parce qu’il dépeint les élites tunisiennes comme complices des bailleurs de fonds occidentaux contre les intérêts du peuple tunisien, il pourrait tout simplement renoncer à un accord, prenant ainsi le risque d’un défaut de paiement sur la dette extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le mirage de la planche à billets<br></strong>Ce serait une erreur. Même si les partisans de Kaïs Saïed et certains économistes estiment que la Tunisie pourrait trouver d’autres sources de devises (par exemple, les revenus générés par les transferts de fonds des émigrés tunisiens, le soutien financier des pays amis comme l’Algérie ou l’accroissement de l’exportation de phosphate et de pétrole), ces scénarios comportent leur part d’incertitude. Les arguments selon lesquels la Tunisie pourrait être en mesure de faire face à un défaut de paiement – notamment, en puisant dans ses réserves de change pendant qu’elle rééchelonne rapidement sa dette – sont tout aussi bancals. Ils ne tiennent pas compte des scénarios dans lesquels les risques existants pourraient se matérialiser, notamment celui d’une dette intérieure considérable dont il pourrait être difficile d’assurer le service si le pays était confronté à un resserrement du crédit à la suite d’un défaut de paiement, et celui d’une inflation galopante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement pourrait déclencher ce second scénario s’il poussait la banque centrale à recourir à la planche à billets pour payer ses créanciers nationaux ou les salaires des employés du secteur public. L’effondrement économique pourrait faire descendre les citoyens dans la rue, créer une compétition violente au sein des populations pour l’accès aux ressources limitées et même conduire des officiers de l’armée formés en Occident à défier les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des aides d’urgence à envisager?<br></strong>Dans ces conditions, la priorité des bailleurs de fonds et du FMI devrait être de ramener l’équipe de Kaïs Saïed à la table des négociations et de proposer à Tunis un accord révisé assorti de conditions moins strictes – à la fois pour aider à réduire l’éventualité de troubles sociaux et pour encourager Saïed à accepter un nouvel accord avec le FMI. Les chances de succès sont faibles, mais cette approche mérite d’être tentée. Parallèlement, les bailleurs de fonds devraient essayer de renforcer la coopération internationale coordonnée avec la Tunisie dans le cadre du mécanisme G7+ – lequel pourrait être élargi pour couvrir un plus grand nombre de sujets. Ils devraient aussi travailler de manière plus concertée et synchroniser leur approche avec celle des organismes régionaux tels que l’Union africaine, de sorte que la Tunisie puisse faire face à des acteurs extérieurs plus unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bailleurs de fonds occidentaux devraient également s’efforcer de maintenir à l’ordre du jour diplomatique la question des droits humains, incluant la question des migrants subsahariens, et des réformes politiques, en présentant leurs recommandations comme autant de moyens de prévenir l’accumulation de griefs au sein de la population tunisienne. Que Tunis adhère ou non à ce raisonnement, cette manière de formuler des recommandations est moins susceptible d’engendrer des réactions négatives qu’un appel à des valeurs ou des principes intangibles, que Tunis pourrait voir comme une tentative d’imposer une vision occidentale et d’attenter à sa souveraineté. Enfin, en cas de défaut de paiement suivi d’un sérieux choc économique que le maintien du statu quo entrainerait, les bailleurs de fonds devraient se préparer à mettre en place un programme d’aide d’urgence pour fournir aux Tunisiens des produits de première nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Convaincre la Tunisie de conclure un accord avec le FMI qui lui permette d’éviter le défaut de paiement, tout en l’encourageant à adopter un comportement plus respectueux des droits humains, nécessitera de la souplesse et du tact de la part des partenaires étrangers. Même dans ce cas, le succès est loin d’être assuré. Tant qu’il reste des possibilités de parvenir à un accord avec le FMI, les acteurs extérieurs devraient continuer à encourager cet accord, tout en se préparant aux pires scénarios, lesquels, malheureusement, ne semblent que trop probables».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://mondafrique.com/a-la-une/crisis-group-met-en-evidence-limpasse-economique-tunisienne/">https://mondafrique.com/a-la-une/crisis-group-met-en-evidence-limpasse-economique-tunisienne</a></p>
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		<title>Dernière alerte de Nizar Chaari ?  Arrestation du directeur de campagne du candidat et saisie de 15 000 parrainages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 22:30:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nizar Chaari, candidat à l&#8217;élection présidentielle 2024, a déclaré dans une vidéo publiée sur sa page personnelle sur facebook, le mardi 30 juillet 2024, que le directeur de sa campagne, résidant dans le gouvernorat de Sousse, ainsi qu&#8217;un de ses partisans chargé de collecter les parrainages pour les élections, ont été arrêtés. Il a affirmé [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Nizar Chaari, candidat à l&rsquo;élection présidentielle 2024, a déclaré dans une vidéo publiée sur sa page personnelle sur facebook, le mardi 30 juillet 2024, que le directeur de sa campagne, résidant dans le gouvernorat de Sousse, ainsi qu&rsquo;un de ses partisans chargé de collecter les parrainages pour les élections, ont été arrêtés. Il a affirmé qu&rsquo;un groupe de sécurité a saisi tous les documents de parrainages, qui s&rsquo;élevaient à 15 000 signatures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nizar Chaari a également indiqué qu&rsquo;il n&rsquo;a toujours pas reçu l&rsquo;extrait de casier judiciaire B3 qu&rsquo;il a demandé il y a deux mois. Il a ajouté que cette vidéo pourrait être la dernière, faisant allusion à la possibilité de son arrestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nizar Chaari a tenu le président de la République, Kaïs Saïed, responsable de sa sécurité personnelle et de celle de l&rsquo;équipe qui travaille avec lui.</p>
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		<title>Un magistrat révoqué se lance dans la course présidentielle tunisienne</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Jul 2024 13:55:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mourad Messaoudi, président de l&#8217;Association tunisienne des jeunes magistrats (ATJM), a récemment annoncé sa candidature à l&#8217;élection présidentielle tunisienne prévue le 6 octobre. Cette décision marque un tournant inattendu dans la carrière de ce magistrat, dont le parcours récent a été marqué par la controverse et l&#8217;adversité. Messaoudi fait partie d&#8217;un groupe de 57 magistrats [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Mourad Messaoudi, président de l&rsquo;Association tunisienne des jeunes magistrats (ATJM), a récemment annoncé sa candidature à l&rsquo;élection présidentielle tunisienne prévue le 6 octobre. Cette décision marque un tournant inattendu dans la carrière de ce magistrat, dont le parcours récent a été marqué par la controverse et l&rsquo;adversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Messaoudi fait partie d&rsquo;un groupe de 57 magistrats qui ont été révoqués le 1er juin 2022 par un décret présidentiel, une décision qui a suscité de vives réactions dans les milieux juridiques et politiques du pays. Cette mesure, perçue par beaucoup comme une atteinte à l&rsquo;indépendance de la justice, a depuis lors été au cœur d&rsquo;un bras de fer juridique et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un développement significatif, 49 des magistrats révoqués, dont Messaoudi, ont obtenu un jugement en leur faveur du Tribunal administratif. Cependant, malgré cette décision de justice, aucun d&rsquo;entre eux n&rsquo;a pu réintégrer son poste à ce jour. Le ministère de la Justice, dirigé par Leila Jaffel, a refusé d&rsquo;appliquer la décision du Tribunal administratif, invoquant des poursuites pénales en cours contre les juges concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation met en lumière les tensions persistantes entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire en Tunisie, ainsi que les défis auxquels le pays est confronté en matière d&rsquo;État de droit et de séparation des pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La candidature de Mourad Messaoudi à la présidence s&rsquo;inscrit donc dans un contexte politique et juridique complexe. Elle représente non seulement une ambition personnelle, mais aussi un acte de défi face à ce qu&rsquo;il considère probablement comme une injustice et une atteinte à l&rsquo;indépendance de la magistrature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette candidature soulève plusieurs questions importantes : Comment Messaoudi compte-t-il mener sa campagne alors qu&rsquo;il est toujours officiellement révoqué de ses fonctions de magistrat ? Quel impact sa candidature aura-t-elle sur le débat autour de l&rsquo;indépendance de la justice en Tunisie ? Et comment les électeurs tunisiens réagiront-ils à la candidature d&rsquo;un juge révoqué ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la Tunisie se prépare pour cette élection cruciale, la candidature de Mourad Messaoudi promet d&rsquo;ajouter une dimension supplémentaire à un scrutin déjà chargé d&rsquo;enjeux pour l&rsquo;avenir démocratique du pays.</p>
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		<title>Lotfi Mraihi condamné à huit mois de prison et à une inéligibilité à vie</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Jul 2024 13:44:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Amin Mraihi, fils du prisonnier politique Lotfi Mraihi et secrétaire général du Parti de l’Union Populaire Républicaine, a lancé deux messages vidéo émouvants cette semaine. Dans le premier, il s’adresse directement au président Kaïs Saïed pour l’implorer de mettre fin à la vague d’arrestations qui frappe les opposants politiques. Dans le second, il appelle le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Amin Mraihi, fils du prisonnier politique Lotfi Mraihi et secrétaire général du Parti de l’Union Populaire Républicaine, a lancé deux messages vidéo émouvants cette semaine. Dans le premier, il s’adresse directement au président Kaïs Saïed pour l’implorer de mettre fin à la vague d’arrestations qui frappe les opposants politiques. Dans le second, il appelle le peuple tunisien à ne pas se taire face à cette injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé par la plateforme&nbsp;<strong>Le Pont de Genève</strong>, Amin Mraihi explique que son père, candidat déclaré à la présidentielle, garde le moral malgré sa détention. “Il savait que le régime allait lui inventer un procès et s’attendait à être arrêté”, confie-t-il avec tristesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Amin, le président Saïed est parfaitement au courant de tout ce qui se passe. “C’est lui qui donne les ordres à la ministre de la Justice Leïla Jaffel, qui est derrière toutes ces arrestations et ces mesures contre les politiques, le”, accuse-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il dénonce aussi les pressions subies par les collecteurs de signatures pour parrainer son père. “Beaucoup de citoyens ont peur de signer le parrainage, ils subissent de fortes pressions de la part des services de sécurité” &nbsp;déplore-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son message au peuple tunisien, Amin Mraihi appelle à la mobilisation contre cette dérive autoritaire. “Il faut défendre la démocratie et le droit à la liberté, ne plus se taire face à cette injustice et cette répression”, clame-t-il avec fougue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 juillet 2024, Lotfi Mraihi, secrétaire général de l’Union populaire républicaine (UPR) et candidat à la présidentielle, a été condamné par la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis à une peine de huit mois de prison. En plus de cette peine, il a été condamné à payer une amende de 2000 dinars et à une interdiction à vie de se présenter à toute élection, une fois le jugement devenu définitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté le 3 juillet dernier pour des accusations de corruption, M. Mraihi avait annoncé sa candidature à la présidence en avril. Sa condamnation s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par une série de poursuites judiciaires visant des figures de l’opposition au président Kaïs Saïed, qui a consolidé son pouvoir depuis le coup d’État de l’été 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres personnalités politiques, telles qu’Abir Moussi du Parti destourien libre (PDL) et Issam Chebbi d’Al Joumhouri, font également face à des poursuites ou à des détentions. Cette situation soulève des inquiétudes parmi les organisations non gouvernementales, qui dénoncent une répression croissante et un manque de transparence dans le processus électoral, géré par l’Instance supérieure indépendante pour les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amnesty International a exprimé ses préoccupations concernant cette tendance répressive, appelant les autorités tunisiennes à renoncer à ces pratiques et à respecter les droits fondamentaux des opposants politiques.</p>
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		<title>Présidentielle 2024 : Leila Hammami annonce sa candidature</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jul 2024 13:41:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Leïla Hammami, professeure universitaire, chercheuse et conseillère d&#8217;organisations internationales, annonce sa candidature en juillet 2024. Leila Hammami, figure indépendante dans le paysage intellectuel tunisien, s&#8217;est forgé une réputation solide en tant que professeure universitaire, chercheuse et conseillère auprès d&#8217;organisations internationales en Grande-Bretagne. Son parcours, a pris un tournant inattendu le 8 juin 2014. Ce jour-là, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Leïla Hammami, professeure universitaire, chercheuse et conseillère d&rsquo;organisations internationales, annonce sa candidature en juillet 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leila Hammami, figure indépendante dans le paysage intellectuel tunisien, s&rsquo;est forgé une réputation solide en tant que professeure universitaire, chercheuse et conseillère auprès d&rsquo;organisations internationales en Grande-Bretagne. Son parcours, a pris un tournant inattendu le 8 juin 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, Mme Hammami a fait irruption dans la conscience publique tunisienne d&rsquo;une manière aussi soudaine que troublante. Sur sa page Facebook officielle, elle a publié un message qui a rapidement captivé l&rsquo;attention nationale. Dans ce statut, l&rsquo;universitaire exprimait ses craintes quant à sa sécurité personnelle, évoquant la possibilité d&rsquo;une « liquidation physique ». La raison de ces appréhensions ? Sa possession présumée de dossiers compromettants impliquant la Banque africaine de développement (BAD) dans des affaires de corruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gravité de la situation s&rsquo;est amplifiée lorsque Leila Hammami a franchi une étape supplémentaire en nommant publiquement ceux qu&rsquo;elle considérait comme ses adversaires. Plus alarmant encore, elle a révélé avoir reçu un appel téléphonique de l&rsquo;étranger, porteur de menaces directes contre sa vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces révélations ont soulevé de nombreuses questions sur la nature des informations détenues par Mme Hammami, l&rsquo;ampleur de la corruption présumée au sein de la BAD, et les enjeux de pouvoir qui pourraient motiver de telles menaces. L&rsquo;affaire a mis en lumière les risques encourus par les lanceurs d&rsquo;alerte et les chercheurs travaillant sur des sujets sensibles, tout en soulignant l&rsquo;importance de la transparence et de l&rsquo;intégrité dans les institutions financières internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de Leila Hammami illustre ainsi les défis complexes auxquels peuvent être confrontés les intellectuels et les professionnels engagés dans la lutte contre la corruption, même au plus haut niveau des organisations internationales. Son courage face à l&rsquo;adversité a suscité un débat important sur la protection des lanceurs d&rsquo;alerte et la nécessité de mécanismes de surveillance plus robustes dans les institutions financières mondiales.</p>
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		<title>Kamel Akrout, l’ex-amiral qui rêve de Carthage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jul 2024 13:32:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Communiqué de Kamel Akrout Mes sœurs et frères, enfants libres de la Tunisie,Noble peuple tunisien, où que vous soyez, Notre pays a connu de nombreux bouleversements ces dernières années. Nous avons vécu des moments de fierté qui nous ont permis de relever la tête parmi les nations, mais aussi des revers et des crises qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Communiqué de Kamel Akrout</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mes sœurs et frères, enfants libres de la Tunisie,<br>Noble peuple tunisien, où que vous soyez,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre pays a connu de nombreux bouleversements ces dernières années. Nous avons vécu des moments de fierté qui nous ont permis de relever la tête parmi les nations, mais aussi des revers et des crises qui ont semé le doute dans l&rsquo;esprit de beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes ces expériences et déceptions vécues ensemble n&rsquo;ont en rien changé notre foi en la capacité de notre peuple à surmonter les difficultés et à dépasser les épreuves, afin de s&rsquo;ouvrir une nouvelle voie vers le progrès et l&rsquo;épanouissement. Sa force réside dans son unité et sa cohésion, ainsi que dans la fidélité de ses enfants qui s&rsquo;accrochent à leur patrie et sont déterminés à ne pas la laisser comme une proie facile aux mains des convoiteurs ou des saboteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne fait aucun doute que nous vivons aujourd&rsquo;hui l&rsquo;une des périodes les plus sensibles de l&rsquo;histoire moderne de la Tunisie. Nous constatons des dérives et des affrontements à travers l&rsquo;investissement dans la division et l&rsquo;incitation, la montée des discours de haine et le niveau de violence, auxquels s&rsquo;ajoutent des crises économiques et sociales successives sans qu&rsquo;aucun signe de déblocage ne se profile à l&rsquo;horizon. Cela nous pousse à nous inspirer du cri du leader de la jeunesse tunisienne, Ali Belhouane, pour dire avec lui : « Assez de cette absurdité, le pays est malade et ce n&rsquo;est pas en buvant de l&rsquo;eau que la fièvre s&rsquo;éteindra ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité s&rsquo;est détériorée, la corruption s&rsquo;est aggravée et la pauvreté s&rsquo;est installée. Notre peuple a enduré la médiocrité sous toutes ses formes au fil des ans. Au lieu de voir arriver la réforme tant attendue, la situation s&rsquo;est aggravée, les perspectives se sont rétrécies, la réputation de la Tunisie s&rsquo;est dégradée et sa diplomatie s&rsquo;est égarée. Nos meilleurs jeunes ont perdu espoir en leur patrie et l&rsquo;ont quittée, soit en émigrant aux quatre coins du monde, soit en se jetant dans les abîmes de la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je m&rsquo;adresse à vous aujourd&rsquo;hui, non seulement en mon humble nom, mais aussi au nom d&rsquo;un groupe de personnes conscientes de la gravité du moment, confiantes en notre capacité à le surmonter et rêvant de retrouver l&rsquo;espoir et de construire l&rsquo;avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous parle au nom des femmes et des hommes de Tunisie, et particulièrement de sa jeunesse, qui cherchent à restaurer les valeurs du travail, de l&rsquo;égalité et de l&rsquo;ordre, et qui s&rsquo;efforcent de soulager les souffrances des pauvres et des marginalisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assez de cette absurdité, car le pays est malade et ne peut plus supporter. Ce n&rsquo;est pas en tissant des complots et des batailles illusoires, en limitant les libertés ou en jetant les penseurs et les leaders d&rsquo;opinion en prison que la maladie disparaîtra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre pays a besoin d&rsquo;un nouveau souffle, de quelqu&rsquo;un qui puisse réparer les fissures et les rancœurs creusées pour le réunifier à nouveau, pour rassembler toutes nos ressources dispersées et nos compétences négligées ou exilées, et pour faire appel à la sagesse, à la logique, à la sincérité et à l&rsquo;honnêteté dans la gestion des affaires publiques. Nous avons besoin d&rsquo;une période de travail et de construction, avec sérieux et confiance. Nous en avons assez vécu de médiocrité et de manipulation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tunisiennes et Tunisiens,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je mets entre vos mains les grandes lignes d&rsquo;un projet, ou plutôt du plan stratégique « Carthage 2050 », qui incarne une vision, et je m&rsquo;engage envers vous, si j&rsquo;obtiens votre confiance :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, à appliquer la loi de manière équitable, en tenant compte de la réforme et de la restitution des droits sans vengeance. Une loi qui s&rsquo;applique à tous et qui tient responsable quiconque a commis des erreurs, dans le cadre d&rsquo;une justice au-dessus de tout soupçon, sans fabrication, sélection ou revanche, avec un système judiciaire réformé pour assurer sa véritable indépendance et lui donner les outils pour tirer les leçons des erreurs du passé et se corriger s&rsquo;il s&rsquo;écarte du droit chemin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, à réaliser simultanément une réconciliation économique et politique qui mette fin au climat de rancœur, contribue à assainir l&rsquo;atmosphère et établisse des règles pour l&rsquo;avenir du travail politique en Tunisie, afin que les postes nationaux ne deviennent plus une convoitise pour les arrivistes, les opportunistes, les aventuriers et les incompétents. Nous travaillerons sérieusement à réformer le système politique dans toutes ses composantes afin que la jeunesse tunisienne trouve un domaine pour exercer le pouvoir, prendre le relais et conduire le pays vers un avenir meilleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, à investir dans l&rsquo;économie de la connaissance pour ce qu&rsquo;elle représente comme force compétitive à travers des produits et services à haute valeur ajoutée, la création de nouveaux emplois, l&rsquo;augmentation de la productivité, l&rsquo;amélioration de la qualité de vie et la réduction de la pression sur les ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, à construire un système éducatif solide qui investit dans l&rsquo;être humain, se concentre sur les compétences de pensée critique et de créativité, et encourage l&rsquo;apprentissage, la formation professionnelle et la formation continue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquièmement, à développer l&rsquo;infrastructure numérique, étendre les réseaux Internet, numériser l&rsquo;administration et fournir largement des services de technologie de l&rsquo;information à tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sixièmement, à aider les classes défavorisées et améliorer leur pouvoir d&rsquo;achat en organisant les prix, en soutenant les revenus des citoyens, en mettant en place des programmes de soutien au logement, des aides à l&rsquo;éducation et à la santé, et en améliorant les opportunités d&#8217;emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de noter que l&rsquo;aide aux classes défavorisées et l&rsquo;amélioration de leur pouvoir d&rsquo;achat ne doivent pas être des solutions temporaires, mais doivent aussi être des politiques à long terme visant le développement durable et la justice sociale, garantissant une vie digne pour tous les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Septièmement, à préserver les créateurs de richesse, hommes d&rsquo;affaires et investisseurs, en créant un environnement sûr et stimulant qui les encourage à investir et à innover. Cela se fera par l&rsquo;adoption de législations claires et facilitatrices qui simplifient les procédures d&rsquo;investissement, garantissent les droits des investisseurs, luttent contre la corruption et assurent la transparence dans les transactions. Cela se fera également par le soutien aux start-ups, l&rsquo;amélioration des infrastructures, la fourniture de services de transport, d&rsquo;énergie et de communication, et par une politique monétaire stable qui maintient la stabilité du taux de change du dinar tunisien par rapport aux devises étrangères, empêche l&rsquo;inflation et réduit progressivement l&rsquo;écart jusqu&rsquo;à ce que le dinar tunisien retrouve sa valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Huitièmement, notre projet a abordé le développement de l&rsquo;agriculture comme l&rsquo;une de nos priorités. Le projet comprend également des solutions aux problèmes d&rsquo;irrigation, de dégradation des terres agricoles et des forêts, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;impact des facteurs climatiques et environnementaux sur le secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Neuvièmement, en ce qui concerne la réforme du secteur public comme la santé, il sera modernisé et restructuré pour devenir un secteur qui fournit des services respectables aux citoyens, passant d&rsquo;un domaine qui pèse sur le budget de l&rsquo;État à une source de profit et d&rsquo;absorption du chômage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dixièmement, travailler à l&rsquo;élaboration d&rsquo;un système fiscal équitable, qui réduit la pression et cherche à élargir l&rsquo;assiette fiscale en intégrant de larges segments qui opèrent dans le marché parallèle, et en leur fournissant les mécanismes nécessaires pour entrer dans le cycle économique et être soumis à l&rsquo;impôt, ce qui permettra au pays de récupérer des revenus fiscaux perdus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine phase sera confiée aux compétents parmi les fils et filles exceptionnels de la Tunisie, qui travailleront à mettre en œuvre un programme conçu pour sauver la Tunisie de ses impasses économiques et sociales complexes et restaurer son rayonnement parmi les nations. Ils ont la capacité et les connaissances qui permettront de réaliser des succès rapides, ramenant l&rsquo;espoir dans les cœurs et remobilisant toutes les ressources du pays pour reconstruire ce qui a été détruit et aller de l&rsquo;avant pour rattraper le temps perdu. La porte sera toujours ouverte pour accueillir toute compétence qui sert le pays, tant que c&rsquo;est dans l&rsquo;intérêt de la Tunisie, afin que l&rsquo;intelligence tunisienne redevienne notre plus importante richesse nationale et ce dont nous sommes le plus fiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je compte sur votre soutien et je vous exhorte à vous joindre à une marche fondée sur l&rsquo;unité, la réforme et la construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qui est Kamel Akrout?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Kamel Akrout, ancien premier conseiller à la sécurité nationale du président, Béji Caïd Essebsi, veut emboîter le pas à son défunt ex-patron. En endossant l’habit présidentiel après l’uniforme militaire.</p>
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		<title>Mondher Zneidi : Déclaration de candidature à l&#8217;élection présidentielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 17:28:17 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Le 4 juillet, Mondher Zenaidi, figure politique expérimentée de 73 ans, a officialisé sa candidature pour l&rsquo;élection présidentielle tunisienne prévue le 6 octobre 2024. Cette annonce a été faite via sa page Facebook, peu après la confirmation de la date du scrutin par le président actuel Kaïs Saïed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zenaidi, qui avait déjà tenté sa chance en 2014 avec un résultat modeste de 0,74% des voix, bénéficie d&rsquo;une longue carrière politique. Il a notamment occupé plusieurs postes ministériels sous le régime de Ben Ali, incluant la Santé, le Commerce et le Tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa déclaration, le candidat souligne avoir attendu l&rsquo;annonce officielle de la date électorale avant de se lancer, respectant ainsi le processus démocratique. Il attend maintenant la validation du calendrier électoral par l&rsquo;Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zenaidi a profité de cette occasion pour lancer un appel à la mobilisation citoyenne. Il encourage les Tunisiens à participer pacifiquement au processus électoral, à vérifier leur inscription sur les listes électorales et à se rendre nombreux aux urnes le jour du vote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette candidature s&rsquo;inscrit dans le contexte de la fin du mandat quinquennal de Kaïs Saïed, qui a officiellement convoqué les électeurs par décret présidentiel. L&rsquo;annonce de la date du 6 octobre 2024 marque le coup d&rsquo;envoi de la campagne présidentielle et définit le cadre temporel de cet important rendez-vous démocratique pour la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine élection présidentielle est devenue un tournant crucial, non seulement pour déterminer l&rsquo;identité du prochain paysage politique, mais aussi pour dessiner les contours de l&rsquo;avenir que nous souhaitons pour notre pays. Après la dissipation de l&rsquo;incertitude quant à la date de l&rsquo;échéance électorale présidentielle, nous attendons avec prudence l&rsquo;annonce par la Haute Instance Indépendante pour les Élections du décret réglementaire organisant cette élection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confiant en Dieu Tout-Puissant, conscient de l&rsquo;ampleur de la responsabilité et du poids de la confiance, certain de la pertinence des projets et programmes que je porte et de leur réponse aux aspirations profondes de notre peuple vers un avenir prometteur, j&rsquo;annonce ma candidature à la prochaine élection présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette occasion, je m&rsquo;adresse à tous les citoyens et citoyennes pour leur rappeler que personne d&rsquo;autre qu&rsquo;eux ne décide de leur destin et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de changement sans volonté de changement. Je les invite à participer de manière pacifique, démocratique et citoyenne à la mise en place des conditions de réussite des élections : aujourd&rsquo;hui, dans une première phase, en faisant pression pour ne pas porter atteinte au droit à des élections libres, équitables, démocratiques et transparentes n&rsquo;excluant personne ; dans une deuxième phase, en mettant à jour leurs données dans les registres électoraux ; et dans une troisième phase, en se rendant massivement aux urnes pour réaliser une participation large et historique et voter pour la Tunisie de l&rsquo;espoir et du changement, la meilleure Tunisie.</p>


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		<title>Imed Daimi annonce sa candidature à l&#8217;élection présidentielle 2024 (Vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 17:16:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[2024]]></category>
		<category><![CDATA[Election]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Daimi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imed Daimi annonce sa candidature à l&#8217;élection présidentielle 2024 (Vidéo) Imed Daïmi, originaire de Médenine, est un homme politique tunisien, secrétaire général du Congrès pour la République de mars 2013 à janvier 2017. Brièvement membre de l&#8217;assemblée constituante, il est ensuite élu à l&#8217;Assemblée des représentants du peuple.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/29511">Imed Daimi annonce sa candidature à l&rsquo;élection présidentielle 2024 (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Imed Daimi annonce sa candidature à l&rsquo;élection présidentielle 2024 (Vidéo)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imed Daïmi, originaire de Médenine, est un homme politique tunisien, secrétaire général du Congrès pour la République de mars 2013 à janvier 2017. Brièvement membre de l&rsquo;assemblée constituante, il est ensuite élu à l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple.</p>
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