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	<title>Archives des Ben Ali - Le pont de Genève</title>
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	<title>Archives des Ben Ali - Le pont de Genève</title>
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		<title>La justice française refuse d&#8217;extrader Halima Ben Ali vers la Tunisie</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 15:45:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La cour d&#8217;appel de Paris a rejeté ce mercredi 1er avril 2026 la demande d&#8217;extradition formulée par Tunis à l&#8217;encontre de la fille cadette de l&#8217;ancien président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, invoquant des garanties juridiques insuffisantes. La chambre de l&#8217;instruction de la cour d&#8217;appel de Paris a rendu ce mercredi son délibéré dans l&#8217;affaire [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La cour d&rsquo;appel de Paris a rejeté ce mercredi 1er avril 2026 la demande d&rsquo;extradition formulée par Tunis à l&rsquo;encontre de la fille cadette de l&rsquo;ancien président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, invoquant des garanties juridiques insuffisantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chambre de l&rsquo;instruction de la cour d&rsquo;appel de Paris a rendu ce mercredi son délibéré dans l&rsquo;affaire opposant les autorités tunisiennes à Halima Ben Ali, fille cadette de l&rsquo;ex-président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali. La juridiction parisienne, compétente en matière d&rsquo;extradition, a refusé de faire droit à la demande de remise formulée par Tunis.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une arrestation à l&rsquo;automne 2025</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Halima Ben Ali avait été interpellée à l&rsquo;automne 2025 dans un aéroport parisien. Les autorités tunisiennes lui reprochaient principalement des infractions financières graves, notamment des faits de blanchiment de capitaux en lien avec l&rsquo;exercice du pouvoir de son père. Ces infractions étaient passibles d&rsquo;une peine pouvant atteindre vingt ans d&#8217;emprisonnement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des garanties jugées insuffisantes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour motiver son refus, la cour d&rsquo;appel a notamment relevé l&rsquo;absence de réponses satisfaisantes de la partie tunisienne à plusieurs demandes formulées par la justice française. Celle-ci avait sollicité des garanties quant à l&rsquo;indépendance et à l&rsquo;impartialité des autorités judiciaires tunisiennes, ainsi que des informations précises sur les conditions de détention auxquelles Halima Ben Ali aurait été soumise et sur les voies de recours disponibles en cas de mauvais traitements. Ces questions étant restées sans réponse, la cour a estimé ne pas disposer des assurances nécessaires pour autoriser la remise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;issue de l&rsquo;audience, la cour a également levé le contrôle judiciaire auquel était soumise Halima Ben Ali, qui recouvre ainsi l&rsquo;entière liberté de ses mouvements.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« La justice est passée »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La décision a été accueillie avec soulagement par la défense. Son avocate, Maître Samia Maktouf, avait plaidé lors des débats que renvoyer sa cliente en Tunisie équivaudrait à « une condamnation à mort ». À l&rsquo;issue du délibéré, elle a déclaré à l&rsquo;Agence France-Presse : « Cette décision est un immense soulagement, la justice est passée et nous ne pouvons qu&rsquo;être satisfaits que la justice prenne une décision conforme au droit. » Halima Ben Ali, présente à l&rsquo;audience, n&rsquo;a quant à elle fait aucune déclaration.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une famille symbole de la Révolution de 2011</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire s&rsquo;inscrit dans le sillage de la révolution tunisienne du 14 janvier 2011, qui avait contraint Zine El-Abidine Ben Ali à fuir son pays après vingt-trois ans de règne autoritaire. Le départ précipité du président avait fait suite à un soulèvement populaire déclenché en décembre 2010 par l&rsquo;immolation d&rsquo;un vendeur ambulant de Sidi Bouzid, acte de désespoir face à la pauvreté et aux humiliations policières qui avait embrasé le pays. Ben Ali avait quitté la Tunisie accompagné de sa seconde épouse Leïla Trabelsi, de leur fille Halima et de leur fils. Il mourut en exil en Arabie saoudite en 2019.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte politique tendu</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision intervient dans un contexte où plusieurs organisations non gouvernementales, tunisiennes et internationales, ont signalé une dégradation des droits et libertés en Tunisie depuis 2021, ce qui constitue un élément de fond susceptible d&rsquo;éclairer les réserves exprimées par la justice française quant aux garanties offertes par les autorités de Tunis.</p>
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		<title>12 ans de prison ferme à  Abir Moussi dans l&#8217;affaire du « bureau d&#8217;ordre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 18:10:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, à décider de condamnée La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, vendredi 12 décembre 2025 a douze (12) ans de prison ferme. dans l’affaire dite du «Bureau d’ordre » du palais présidentielle de Carthage.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, à décider de condamnée La présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, vendredi 12 décembre 2025 a douze (12) ans de prison ferme. dans l’affaire dite du «Bureau d’ordre » du palais présidentielle de Carthage.</p>
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		<title>De la clandestinité à la division : Mohamed Kilani retrace l&#8217;histoire méconnue de la gauche tunisienne</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 13:37:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le paysage politique tunisien, certains témoignages ont la valeur de l&#8217;histoire vivante. Le deuxième volet de notre entretien avec Mohamed Kilani, figure incontournable de la gauche radicale tunisienne, en fait partie. Ce dialogue offre un récit poignant et sans concession des espoirs, des conflits et des échecs qui ont marqué le parcours de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans le paysage politique tunisien, certains témoignages ont la valeur de l&rsquo;histoire vivante. Le deuxième volet de notre entretien avec <strong>Mohamed Kilani</strong>, figure incontournable de la gauche radicale tunisienne, en fait partie. Ce dialogue offre un récit poignant et sans concession des espoirs, des conflits et des échecs qui ont marqué le parcours de la gauche, de l&rsquo;ère Ben Ali à la période contemporaine. À travers le regard de l&rsquo;un de ses principaux acteurs, c&rsquo;est une plongée dans les coulisses souvent méconnues des luttes de pouvoir et des choix stratégiques qui ont façonné le présent politique de la Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les fondations et les fractures : du journal au parti</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;émergence du Parti Communiste des ouvriers Tunisiens (PCOT) est indissociable de l&rsquo;expérience du journal « <strong>Âfâq al-&lsquo;âmil al-Tûnisi</strong> » (Horizons de l&rsquo;ouvrier tunisien). Mohamed Kilani retrace cette transition cruciale, évoquant les difficultés et les défis de donner naissance à une formation politique dans un environnement hostile. Cette période fondatrice fut marquée par un enthousiasme militant, mais aussi par les premières tensions idéologiques et personnelles qui allaient, plus tard, conduire à de profonds clivages.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La confrontation avec le pouvoir : le face-à-face avec Ben Ali</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des moments les plus saisissants du récit de Kilani est son face-à-face avec le président Zine el-Abidine Ben Ali. Loin d&rsquo;être une simple anecdote, cette rencontre symbolise le rapport de force asymétrique entre un pouvoir autoritaire et une opposition déterminée. Kilani détaille les circonstances de cette entrevue, les arguments échangés et les implications de ce dialogue de sourds. Il expose sans fard les détails de son conflit avec le régime, illustrant la constante pression exercée sur les dissidents politiques et les stratégies de survie des mouvements interdits.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La guerre intestine : Kilani contre Hammami</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La fracture la plus déterminante au sein du parti (PCOT) fut sans conteste le conflit l&rsquo;opposant à Hammam Hammami, l&rsquo;autre figure emblématique de la gauche. Mohamed Kilani lève le voile sur les racines de cette rivalité, qui dépassaient les simples divergences tactiques. Il s&rsquo;agissait, selon lui, d&rsquo;une opposition fondamentale sur la vision du parti, son organisation et ses alliances. Cet épisode révèle la dynamique des luttes internes qui ont fragilisé le mouvement et entravé son unité face au pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le positionnement face aux islamistes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le témoignage de Kilani apporte également une vision différente de l&rsquo;intérieur de la gauche sur la question islamiste. Alors que la position officielle du parti était souvent perçue comme uniforme, Kilani expose les nuances et les débats qui l&rsquo;animaient. Son analyse personnelle de la montée de l&rsquo;islamisme politique et de la réponse que devait y apporter la gauche offre une perspective précieuse pour comprendre la complexité du champ politique tunisien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le procès de la gauche : qui porte la responsabilité de l&rsquo;échec ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la responsabilité dans l&rsquo;échec de la gauche tunisienne est au cœur de cet entretien. Mohamed Kilani assigne des responsabilités claires et nomme les acteurs qu&rsquo;il estime être les principaux fautifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les procès politiques et le lien avec Kaïs Saïed</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;expérience des <strong>procès politiques</strong> sous Ben Ali est un autre chapitre sombre évoqué par Kilani. Il décrit le harcèlement judiciaire, les conditions de détention et l&rsquo;impact de ces répressions sur le moral des militants. Enfin, il aborde la relation avec l&rsquo;actuel président, Kaïs Saïed. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le témoignage de Mohamed Kilani est bien plus qu&rsquo;un simple retour sur le passé. C&rsquo;est un document historique essentiel pour décrypter les complexités de la scène politique tunisienne, de l&rsquo;époque de Ben Ali à aujourd&rsquo;hui. En offrant sa perspective, parfois amère mais toujours lucide, sur les dissensions internes, la confrontation avec le pouvoir et les errements stratégiques, il fournit des clés indispensables pour comprendre les racines des défis actuels de la Tunisie. Pour tout observateur de la politique tunisienne et arabe, cette plongée dans la mémoire d&rsquo;un militant historique est une lecture aussi instructive que nécessaire.</p>



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		<title>Mohamed Kilani explique les circonstances de la formation de la gauche en Tunisie et les raisons de sa scission avec le PCOT .</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 16:18:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Genève, le 22-10-2025 – Dans ses discussions privilégiées, Le Pont de Genève accueille Mohamed Kilani, une personnalité clé mais aussi en désaccord avec les idées dominantes de la gauche tunisienne. Il partage son expérience avec franchise, mettant en lumière les conflits internes et les désillusions qui ont jalonné le chemin de la gauche radicale en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Genève, le 22-10-2025</strong> – Dans ses discussions privilégiées, Le Pont de Genève accueille Mohamed Kilani, une personnalité clé mais aussi en désaccord avec les idées dominantes de la gauche tunisienne. Il partage son expérience avec franchise, mettant en lumière les conflits internes et les désillusions qui ont jalonné le chemin de la gauche radicale en Tunisie. De son engagement étudiant aux prisons de Bourguiba et Ben Ali, jusqu&rsquo;à sa séparation difficile avec le Parti des Travailleurs, Kilani fait un état des lieux sans complaisance.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Aux origines : un engagement forgé dans la répression</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La vie de Mohamed Kilani est intimement liée à la lutte contre le pouvoir en place en Tunisie. Son engagement a débuté avec le Regroupement des Études et Action Socialistes (Perspectives), un groupe qui a vu éclore de nombreux militants de gauche. Il a aussi été l&rsquo;un des créateurs de « L&rsquo;Ouvrier Tunisien », qui a ensuite évolué pour devenir le Parti des Travailleurs Communistes Tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son dévouement à ses idéaux lui a coûté cher : il a subi une persécution implacable. Kilani a fait l&rsquo;amère expérience de la prison sous les gouvernements successifs de Bourguiba et Ben Ali. Cette période difficile de détention politique a profondément ancré en lui l&rsquo;idée que l&rsquo;État est, fondamentalement, un outil de force et de domination. « La Tunisie a toujours eu un système politique où un seul parti avait le pouvoir, » explique-t-il, faisant allusion au Parti Socialiste Destourien et ensuite au Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) qui ont étouffé toute forme d&rsquo;opposition légale jusqu&rsquo;à la révolution de 2011.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La rupture : le grand schisme avec Hamma Hammami</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond de son histoire – et au cœur de son désaccord avec la version officielle du parti – se trouve la manière dont il a quitté le Parti des Travailleurs, à l&rsquo;époque dirigé par Hamma Hammami.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kilani suggère que la séparation est née d&rsquo;un désaccord idéologique majeur. Selon lui, Hammami avait une vision qu&rsquo;il considérait comme « particulièrement radicale », qu&rsquo;il trouvait rigide et peu efficace. Cette différence profonde sur la manière de penser la politique et les méthodes d&rsquo;action a provoqué une rupture définitive au sein du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne voulant absolument pas prendre ce chemin, Kilani, avec d&rsquo;autres camarades qui pensaient différemment, a pris une décision difficile : celle de quitter le Parti des Travailleurs. Cette rupture a entraîné la création, l&rsquo;une après l&rsquo;autre, du Parti de la Gauche Socialiste et ensuite du Parti Socialiste. Leur but était de proposer une vision de gauche plus indépendante et moins fermée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’anéantissement d’un projet : comment l’union estudiantine a été brisée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Kilani ne se contente pas de claquer la porte. Il accuse carrément le Parti des Travailleurs, et surtout Hammami, d&rsquo;avoir, avec la complicité de certains « cercles influents », saboté l&rsquo;Union des Étudiants Tunisien. Pour lui, cette organisation, autrefois pleine de vie, a été manipulée et dévitalisée pour servir des intérêts politiques étriqués. En gros, il pense qu&rsquo;ils ont contribué à ruiner la gauche tunisienne de l&rsquo;intérieur et à détruire un outil essentiel pour se mobiliser et se former politiquement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une grille de lecture pour la Tunisie contemporaine</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit de Kilani ne se contente pas de revenir sur le passé. Il nous donne aussi des outils pour décrypter les enjeux politiques qui façonnent la Tunisie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;idée que l&rsquo;État est une machine à réprimer trouve un triste reflet dans le rapport alarmant de janvier 2025. Ce rapport dénonce une « détérioration inquiétante des libertés fondamentales » et une « justice utilisée pour étouffer les voix dissidentes » sous le régime de Kaïs Saïed. Les arrestations injustifiées de ceux qui s&rsquo;opposent au pouvoir et la transformation de l&rsquo;aide aux migrants subsahariens en crime sembleraient, selon cette perspective, confirmer la nature profondément répressive de l&rsquo;appareil gouvernemental.</li>



<li>En gros, l&rsquo;auteur considère que la façon dont la justice est utilisée aujourd&rsquo;hui, sous Kaïs Saïed, est encore pire que ce qu&rsquo;il a connu sous Bourguiba et Ben Ali. Même s&rsquo;il se sent victime d&rsquo;une « injustice » de la part de Saïed, il pense que la justice a atteint un niveau de sévérité jamais vu auparavant. Cette idée rejoint les préoccupations exprimées à l&rsquo;étranger, où l&rsquo;on s&rsquo;inquiète de voir la justice utilisée comme un outil pour attaquer ceux qui critiquent le gouvernement.</li>



<li>La situation est vraiment difficile, comme le montre la grève générale à Gabès en octobre 2025. Les gens en ont marre de la pollution et de l&rsquo;état de l&rsquo;économie. Ça prouve que les problèmes pour lesquels la gauche a toujours lutté sont plus urgents que jamais. Malheureusement, les partis traditionnels, même ceux de gauche, n&rsquo;arrivent pas à profiter de cette colère populaire. C&rsquo;est le résultat malheureux de toutes les disputes qu&rsquo;il y a eu dans le passé.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion : un héritage en quête de sens</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire de Mohamed Kilani, c&rsquo;est bien plus qu&rsquo;un simple bout du passé; c&rsquo;est un avertissement. Il nous montre comment les beaux rêves de justice et de libération peuvent être gâchés par les idées trop rigides, les envies de pouvoir et les jeux de coulisses. Alors que la Tunisie de Kaïs Saïed semble glisser vers un régime plus dur, avec toujours plus de pouvoir concentré entre ses mains et moins de liberté pour les gens, le témoignage de Kilani nous pose une question essentielle : avons-nous vraiment retenu les leçons des combats d&rsquo;avant ? L&rsquo;incapacité de l&rsquo;ancienne gauche à proposer une vraie solution reste, aujourd&rsquo;hui, une déception profonde et un problème non résolu dans la politique tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son témoignage, en tout cas, lègue aux jeunes générations un récit complexe et nuancé, essentiel pour comprendre les racines de la crise politique tunisienne et, peut-être, pour en imaginer l’issue.</p>
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		<title>Hamma Hammami : l&#8217;histoire cachée de la Tunisie moderne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 16:06:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Titre : Hammami l’intransigeant : parcours d’un dissident, de Bourguiba à Kaïs Saïed Dans une interview exclusif accordé à la plateforme « Le Pont de Genève », le secrétaire général du Parti des Travailleurs lève le voile sur des décennies de lutte et de secrets politiques. C’est une plongée rare dans les coulisses de l’histoire [&#8230;]</p>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong>Titre : Hammami l’intransigeant : parcours d’un dissident, de Bourguiba à Kaïs Saïed</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une interview exclusif accordé à la plateforme « Le Pont de Genève », le secrétaire général du Parti des Travailleurs lève le voile sur des décennies de lutte et de secrets politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une plongée rare dans les coulisses de l’histoire politique tunisienne qu’a offerte Hamma Hammami. Dans une interview approfondie avec « Le Pont de Genève », le dirigeant de gauche, figure incontournable de l’opposition, a retracé avec une clarté troublante un parcours de plus de cinquante ans de résistance, évoquant ses rencontres secrètes avec les hommes forts du pouvoir et les fondations d’un engagement qui l’a mené à la prison et à la clandestinité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les débuts d’une conscience politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entretien s’ouvre sur les racines de cet engagement. Hammami décrit avec précision l’éveil d’une conscience politique dans la Tunisie post-indépendance, un contexte marqué par les espoirs et les désillusions. Il raconte comment, très jeune, le fossé entre les idéaux nationalistes et la réalité sociale a forgé sa conviction pour la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bourguiba, Ben Ali : les face-à-face de la discorde</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis viennent les révélations les plus attendues. Hammami revient sur sa surprenante rencontre avec le président Habib Bourguiba. « C’était une tentative de dialogue, mais aussi une démonstration de la part du pouvoir de sa mainmise », analyse-t-il, dévoilant les coulisses et les non-dits de cet entretien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est encore plus précis sur sa unique rencontre avec Zine el-Abidine Ben Ali. Dans un récit haletant, il décrit un rapport de force tendu, où le chef de l’État de l’époque tentait de négocier la soumission d’une opposition qu’il s’apprêtait à réprimer férocement. « Il croyait pouvoir tout acheter, y compris les convictions. Il s’est lourdement trompé », assène Hammami, sans amertume, mais avec une froide détermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La naissance dans la clandestinité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">l&rsquo;interview retrace ensuite la genèse de la « Mouvement de l’ouvrier tunisien », puis la fondation du Parti des Travailleurs (initialement Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie). Hammami replace cette création dans son contexte historique et social : une Tunisie étouffée par le parti unique, où toute velléité d’opposition structurée devait s’organiser dans l’ombre, au prix de risques immenses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Radhia Nasraoui : l’engagement en partage</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme se fait plus intime en évoquant sa compagne de lutte et de vie, l’avocate et militante des droits humains Radhia Nasraoui. Il dresse le portrait d’une femme d’une « force morale exceptionnelle », racontant comment leur relation s’est construite dans l’adversité, unissant deux destins au service d’un même combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un message sans concession pour l’actuel président</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l&rsquo;interview se conclut par une analyse sans fard de la Tunisie contemporaine. Interrogé sur le président Kaïs Saïed, Hammami livre un diagnostic sévère. Son message est direct : il met en garde contre les dérives autoritaires et appelle à l’union des forces démocratiques pour « rétablir l’essence de la révolution » de 2011, celle de la justice sociale et des libertés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8212;&#8212;-</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À propos de « Le Pont de Genève » :</strong><br><em>« Le Pont de Genève » est une plateforme médiatique dédiée au débat d’idées et à l’interview de fond, offrant un espace de parole libre pour décrypter les enjeux politiques et sociétaux.</em></p>
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		<title>Hamma Hammami (Part 2) : Du face-à-face avec Bourguiba à la clandestinité sous Ben Ali, une lettre d&#8217;avertissement à Kaïs Saïed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 15:03:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hamma Hammami se confie au « Pont de Genève » : Parcours d&#8217;un dissident, histoire de la gauche et message au Président Dans cette deuxièmme partie de l&#8217;interview dense et personnelle accordée à la plateforme Le Pont de Genève, Hamma Hammami, figure emblématique de la gauche tunisienne et porte-parole du Parti des travailleurs, a retracé son [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hamma Hammami se confie au « Pont de Genève » : Parcours d&rsquo;un dissident, histoire de la gauche et message au Président</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette deuxièmme partie de l&rsquo;interview dense et personnelle accordée à la plateforme <em>Le Pont de Genève</em>, Hamma Hammami, figure emblématique de la gauche tunisienne et porte-parole du Parti des travailleurs, a retracé son long combat politique, évoquant sans fard son rapport aux régimes successifs, son amour pour son épouse, l&rsquo;avocate Radhia Nasraoui, et en adressant un message direct au président Kaïs Saïed.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une vie de lutte : de Bourguiba à Ben Ali</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Hamma Hammami a replacé son parcours dans le contexte de l&rsquo;évolution de la gauche tunisienne, de son émergence dans l&rsquo;opposition au régime bourguibien à sa féroce répression sous la dictature de Ben Ali.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La rencontre avec Bourguiba :</strong>&nbsp;Il a relaté une rencontre « surréaliste » avec le président Habib Bourguiba dans les années 80, alors qu&rsquo;il était un jeune militant emprisonné. Hammami décrit une tentative de dialogue de la part du « Supreme Combatant », qui cherchait à le raisonner et à le ramener dans le « droit chemin ». Une rencontre qui, pour lui, symbolisait la nature à la fois paternaliste et autoritaire de l&rsquo;ancien régime.</li>



<li><strong>La persécution sous Ben Ali :</strong>&nbsp;La relation avec le régime de Ben Ali fut d&rsquo;une toute autre nature : celle d&rsquo;une chasse à l&rsquo;homme. Hammami est entré dans la clandestinité pendant près de 15 ans. Il a décrit cette période comme un combat quotidien pour la survie physique et politique, marquée par la prison, la torture pour ses camarades et une répression systématique de toute voix dissidente. La gauche, comme les islamistes et autres opposants, a payé un lourd tribut durant cette « ère noire ».</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;amour en temps de lutte : Radhia Nasraoui</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;interview a pris une tournure plus intime lorsqu&rsquo;il a évoqué sa relation avec l&rsquo;avocate des droits de l&rsquo;homme Radhia Nasraoui. Hammami a parlé d&rsquo;un&nbsp;« amour né dans la lutte ». Leur lien s&rsquo;est construit et consolidé dans l&rsquo;adversité, partageant le même combat pour la justice et la démocratie. Il a rendu un hommage appuyé à sa femme, soulignant son courage indéfectible, son engagement sans faille pour défendre les prisonniers politiques, y compris le sien, et son rôle crucial en tant que pilier durant ses années de clandestinité. C&rsquo;est un portrait touchant de deux vies entièrement dédiées à la cause politique et humaine.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un message sans détour à Kaïs Saïed</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;adressant directement au président de la République, Hamma Hammami a délivré un message clair et sévère. Loin des louanges ou de la complaisance, il a mis en garde Kaïs Saïed contre&nbsp;<strong>« </strong>la dérive autoritaire<strong>« </strong>&nbsp;de son régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a fustigé les mesures exceptionalistes, les arrestations arbitraires visant les opposants politiques, les journalistes et les militants, et la concentration des pouvoirs. Hammami a tiré la sonnette d&rsquo;alarme en drawing un parallèle avec les pratiques des anciens régimes, affirmant que la Tunisie risquait de retomber dans les travers du passé et de perdre les acquis, aussi fragiles soient-ils, de la révolution de 2011. Son message est un appel pressant à respecter les libertés fondamentales et à revenir à l&rsquo;ordre constitutionnel.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion : Un testament politique</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette interview dépasse le simple témoignage historique. Elle se lit comme une&nbsp;leçon de résistance et un plaidoyer pour la liberté. En retraçant son parcours, Hamma Hammami ne fait pas seulement œuvre de mémoire ; il offre une grille de lecture critique de la Tunisie contemporaine. De Bourguiba à Saïed en passant par Ben Ali, il met en garde contre la permanence des réflexes autoritaires et la nécessité constante pour la société civile et l&rsquo;opposition de rester vigilantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son histoire d&rsquo;amour avec Radhia Nasraoui rappelle, quant à elle, que les plus grands combats politiques sont aussi portés par des histoires humaines profondes, faites de sacrifices, de convictions et d&rsquo;une solidarité à toute épreuve.</p>
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		<title>Interview avec SBS: Alliance maudite, justice bafouée : le témoignage carcéral qui accuse Ennahdha et l&#8217;État profond [ Part 2]</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 18:36:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un entretien exclusif accordé à la plateforme Le Pont de Genève, Sihem Ben Sedrine, ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), livre une analyse sans concession des raisons ayant conduit à l’échec de la justice transitionnelle en Tunisie. La deuxième partie de cette interview, publiée aujourd’hui mercredi 2 juillet 2025, aborde des sujets [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien exclusif accordé à la plateforme <strong>Le Pont de Genève</strong>, Sihem Ben Sedrine, ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), livre une analyse sans concession des raisons ayant conduit à l’échec de la justice transitionnelle en Tunisie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième partie de cette interview, publiée aujourd’hui mercredi 2 juillet 2025, aborde des sujets sensibles : le rôle d’Ennahdha dans ce fiasco, les connivences avec l’État profond, le sort des victimes du régime de Ben Ali, et même son expérience carcérale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ennahdha et l’État profond : les saboteurs de la transition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ben Sedrine accuse ouvertement le parti Ennahdha d’avoir contribué à l’échec du processus de justice transitionnelle en s’alliant avec les vestiges de l’ancien régime. « Certains dirigeants d’Ennahdha ont choisi de négocier avec les figures de l’État profond plutôt que d’œuvrer pour la vérité et les droits des victimes », affirme-t-elle. Selon elle, Ces compromis politiques ont nui à la justice transitionnelle en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hommes d’affaires et corruption : une justice inachevée</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancienne présidente de l&rsquo;IVD évoque également la question de la justice avec des hommes d’affaires corrompu . </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Des intérêts politiques puissants bloquent quelques cas », dénonce-t-elle, soulignant que la corruption et les réseaux d’influence continuent d’étouffer les droits des victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Prison et appel pour la libération d’Abir Moussi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sihem Ben Sedrine revient sur son incarcération, confirmant qu’elle a été détenue dans le même établissement qu’Abir Moussi, la présidente du Parti destourien libre (PDL). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, contre toute attente, Ben Sedrine lance un appel clair en faveur de la libération de son ancienne codétenue : « Il n’y a aucune raison valable pour qu’Abir Moussi soit encore en prison. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son emprisonnement est politique et ne sert pas la justice », déclare-t-elle. Un positionnement qui pourrait surprendre, compte tenu de leurs divergences, mais qui souligne son rejet des détentions arbitraires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Un mandat de dépôt « politique » et une fortune mise en cause</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancienne présidente de l’IVD dénonce également le mandat de dépôt émis contre elle, qu’elle qualifie de « pure manœuvre d’intimidation ». Selon elle, c&rsquo;est une décision politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sihem Ben Sedrine revient sur « sa fortune  » de 600 dinars par mois ( 180 euros).</p>
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		<title>Président de la LTDH au Pont de Genève : « La censure de « Jeune Afrique », c&#8217;est un retour à l&#8217;ère Ben Ali »</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 17:07:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le numéro de septembre 2024 du mensuel Jeune Afrique a été interdit de vente en Tunisie, comme l&#8217;a annoncé le magazine dans un article signé par Marwane Ben Yahmed. Cette interdiction semble être liée à une enquête critique sur le président Kaïs Saïed, intitulée « L’hyper-président », qui présente un bilan détaillé de son mandat [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/29673">Président de la LTDH au Pont de Genève : « La censure de « Jeune Afrique », c&rsquo;est un retour à l&rsquo;ère Ben Ali »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le numéro de septembre 2024 du mensuel <strong>Jeune Afrique</strong> a été interdit de vente en Tunisie, comme l&rsquo;a annoncé le magazine dans un article signé par Marwane Ben Yahmed. Cette interdiction semble être liée à une enquête critique sur le président Kaïs Saïed, intitulée « L’hyper-président », qui présente un bilan détaillé de son mandat et de sa gouvernance. Le magazine examine la présidence de Saïed, qui se représente pour un second mandat lors de l&rsquo;élection présidentielle prévue le 6 octobre, une élection jugée largement acquise en raison de l&rsquo;absence de véritables opposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article souligne que cette décision de censurer <strong>Jeune Afrique</strong> rappelle les pratiques de l&rsquo;ère Ben Ali, où toute publication désagréable pour le pouvoir était systématiquement bannie. Près de quatorze ans après la révolution de 2011, qui promettait de libérer la Tunisie de l&rsquo;autoritarisme, cette action illustre un recul préoccupant en matière de liberté d&rsquo;expression. Les médias sont muselés, les opposants emprisonnés, les institutions sont sous contrôle, et la vie politique est stagnante, mettant en lumière les échecs de la transition démocratique en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="854" height="1024" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2024/09/Jeune-Afrique-1-854x1024.jpg" alt="" class="wp-image-29677" style="width:386px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2024/09/Jeune-Afrique-1-854x1024.jpg 854w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2024/09/Jeune-Afrique-1-250x300.jpg 250w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2024/09/Jeune-Afrique-1-768x921.jpg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2024/09/Jeune-Afrique-1-1281x1536.jpg 1281w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2024/09/Jeune-Afrique-1-1708x2048.jpg 1708w" sizes="(max-width: 854px) 100vw, 854px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bassam Tarifi, président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l&rsquo;homme (LTDH), a déclaré au Pont de genève : « L&rsquo;interdiction de la distribution du magazine Jeune Afrique en Tunisie intervient dans un climat d&rsquo;autoritarisme, qui se manifeste par la restriction de la liberté d&rsquo;opinion, d&rsquo;expression et de la presse à travers la promulgation du décret n° 54, qui menace les libertés et l&#8217;emprisonnement et le harcèlement des journalistes ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L&rsquo;interdiction constitue un précédent depuis la chute du régime de Ben Ali, une pratique qui indique que le gouvernement s&rsquo;oriente vers une intensification des restrictions des libertés et un renforcement de l&rsquo;autoritarisme », a ajouté Tarifi. « La Ligue tunisienne pour la défense des droits de l&rsquo;homme condamne de telles pratiques qui nous ramènent à la période prérévolutionnaire et à l&rsquo;époque de Ben Ali. » « C&rsquo;est un retour à l&rsquo;époque de Ben Ali », a-t-il ajouté.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/29673">Président de la LTDH au Pont de Genève : « La censure de « Jeune Afrique », c&rsquo;est un retour à l&rsquo;ère Ben Ali »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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		<title>Arrestation de Saadia Mosbah ravive les craintes des Noirs en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 May 2024 18:49:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré la loi de 2018 contre les discriminations raciales, la défiance envers les migrants subsahariens, encouragée au plus haut sommet de l’Etat, atteint par ricochet les Tunisiens noirs.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la loi de 2018 contre les discriminations raciales, la défiance envers les migrants subsahariens, encouragée au plus haut sommet de l’Etat, atteint par ricochet les Tunisiens noirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je suis encore sous le choc. Même sous la dictature de Ben Ali, ils n’avaient pas osé faire cela », confie Huda Mzioudet, chercheuse et militante antiraciste tunisienne, manifestement émue. Saadia Mosbah, présidente emblématique de l’association Mnemty (« mon rêve »), engagée contre les discriminations raciales en Tunisie, a été arrêtée, lundi 6 mai, et placée en garde à vue pour une durée de cinq jours, conformément à la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté le même jour, Zied Rouine, directeur des projets de l’association, a été relâché mardi. « Ils nous ont interrogés sur nos financements et nos activités et voulaient identifier les bénéficiaires », a-t-il déclaré quelques heures après sa libération, rappelant que depuis début mai, plusieurs membres de Mnemty ont été la cible d’une campagne de harcèlement et de diffamation sur les réseaux sociaux. L’organisation est notamment accusée de participer à un complot visant à faciliter l’installation de migrants subsahariens en Tunisie. « Il n’y a pas de place pour des associations qui pourraient remplacer l’Etat », a lancé, lundi, le président Kaïs Saïed, qualifiant les dirigeants de ces associations de « traîtres » et d’« agents ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Figure de proue de la lutte contre le racisme en Tunisie, Saadia Mosbah, 64 ans, est née à Bab Souika, un quartier de Tunis. Son père était originaire du gouvernorat de Gabès (sud). « Mes ancêtres du côté paternel seraient originaires de Tombouctou, au Mali », confiait-elle en 2015 au HuffPost Maghreb. Durant ses plus de trente années de carrière en tant qu’hôtesse de l’air puis cheffe de cabine pour la compagnie nationale Tunisair, elle a été régulièrement confrontée au racisme des passagers et de ses collègues. « En Tunisie, c’est quelque chose de silencieux, de rampant », expliquait-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son frère, le célèbre chanteur Slah Mosbah, et sa sœur, Affet Mosbah, ont également dénoncé les discriminations sous le régime de Ben Ali. A cette époque, Saadia Mosbah avait tenté à deux reprises de lancer son association, mais elle s’était heurtée au refus des autorités, qui niaient l’existence de discriminations raciales. « La famille Mosbah évoquait le racisme bien avant la révolution, à une époque où tout le monde avait peur de parler », se remémore Huda Mzioudet, qui avait rencontré la présidente de Mnemty pour la première fois en avril 2011, lors d’une émission sur Radio Tunis chaîne internationale (RTCI) consacrée au racisme. A l’époque, la parole se libérait progressivement à la faveur de la révolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Descendants d’esclaves<br></strong>Mnemty est née en 2013 pour lutter contre les discriminations raciales et dénoncer la faible représentation dans les institutions des Tunisiens noirs, une minorité comptant pour environ 15 % de la population et composée pour l’essentiel de descendants d’esclaves. Mais deux ans après le lancement de l’association, une altercation oppose Saadia Mosbah à un pompiste de Tunis. « Je ne vais pas gonfler les pneus d’une wusif » (domestique noire), objecte l’employé de la station-service. La dispute verbale dégénérera en agression physique, la militante et son fils se retrouvant tabassés par trois pompistes.<br>Mais Saadia Mosbah ne renonce pas. Son engagement ouvre la voie à l’adoption par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’une loi historique contre les discriminations raciales, le 23 octobre 2018 – une première dans le monde arabe. Avec ce texte, les propos racistes sont désormais passibles d’une peine maximale d’un an de prison et d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 dinars (297 euros). La sanction est plus lourde – jusqu’à trois ans de prison et 5 000 dinars d’amende – pour « l’incitation à la haine », « les menaces racistes », « la diffusion et l’apologie du racisme », la « création » ou la « participation à une organisation soutenant de façon claire et répétitive les discriminations ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.<br>Cette percée législative vaut à Saadia Mosbah une certaine notoriété à l’étranger. La presse internationale la cite souvent et, en août 2023 à Washington, elle reçoit des mains d’Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, un prix couronnant son combat contre le racisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette avancée va toutefois se trouver malmenée par le nouveau contexte migratoire qui voit des milliers d’Africains subsahariens bloqués en Tunisie par les politiques restrictives d’accès à l’Europe. La plus grande visibilité de ces migrants dans les villes du pays, à Sfax en particulier, suscite des réactions violentes. Régulièrement, Saadia Mosbah et d’autres militants antiracistes font l’objet de campagnes diffamatoires hostiles à la présence de Noirs subsahariens sur le territoire, les accusant d’en être à l’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Personne n’est épargné »<br></strong>Ces accusations de complot prennent de l’ampleur fin 2022, lorsque le Parti nationaliste tunisien, une petite formation aux idées xénophobes, lance une campagne contre la présence des migrants subsahariens, s’appuyant sur des théories d’extrême droite comme celle du « grand remplacement ». En février 2023, le président Kaïs Saïed reprend cette idéologie, évoquant l’existence d’un « plan criminel pour changer la composition démographique » du pays et affirmant que « certains individus ont reçu de grosses sommes d’argent pour octroyer la résidence à des migrants subsahariens ».</p>



<iframe src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?height=314&#038;href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FPresidence.tn%2Fvideos%2F3838758239713948%2F&#038;show_text=false&#038;width=560&#038;t=0" width="560" height="314" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowfullscreen="true" allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share" allowFullScreen="true"></iframe>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours du chef de l’Etat entraîne une série d’attaques et d’expulsions de Subsahariens, plusieurs milliers d’entre eux étant déplacés vers les frontières algérienne et libyenne, en plein désert. « Le modus operandi du régime est toujours le même : lancer des campagnes sur les réseaux sociaux avant de frapper durement », dénonce Sana Ben Achour, professeure de droit public et militante féministe, pour qui le régime ne cible pas seulement les migrants subsahariens, mais également les Tunisiens noirs et les acteurs de la société civile qui les soutiennent. « La Tunisie est devenue un pays fasciste, personne n’est épargné », affirme-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encouragé au plus haut sommet de l’Etat, le climat antimigrants atteint, par ricochet, les Tunisiens noirs. Après la loi de 2018, la désillusion est cruelle. «&nbsp;Les événements récents nous ont fait reculer de 177&nbsp;pas, soit autant d’années depuis l’abolition de l’esclavage et de la servitude en Tunisie. Comme s’ils avaient annulé et effacé tout ce qui avait été accompli auparavant&nbsp;», déclarait en avril&nbsp;2023 Sana Ben Achour à la revue juridique&nbsp;The Legal Agenda&nbsp;: «&nbsp;Les cicatrices et les impacts de ces campagnes ne seront effacés qu’après des décennies. Il est très difficile pour les Noirs de surmonter l’ampleur du choc qu’ils ont vécu, ainsi que pour les non-Noirs qui ont aidé les victimes et ont été témoins des violations subies.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">En proie à une profonde dépression depuis plus d’un an, Huda Mzioudet confirme ce bilan : « Je ne me suis jamais sentie aussi aliénée, aussi déracinée. J’ai toujours le drapeau de la Tunisie dans ma chambre, mais la Tunisie ne nous aime pas. » L’arrestation de Saadia Mosbah a encore ravivé ses craintes : « Je me sens impuissante, mais j’espère que les Tunisiens qui ont un minimum de bon sens vont se désolidariser de ce régime, parce qu’après les Noirs, d’autres catégories seront visées. Ce régime a déclaré la guerre à son propre peuple, mais nous ne céderons pas, nous n’avons plus peur. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.lemonde.fr/signataires/monia-ben-hamadi/">Monia Ben Hamadi</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source: www.lemonde.fr</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/29041">Arrestation de Saadia Mosbah ravive les craintes des Noirs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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