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	<title>Archives des complot - Le pont de Genève</title>
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	<title>Archives des complot - Le pont de Genève</title>
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		<title>Tunisie : 3 ans d’une justice au service de l’élimination politique.Manifestation samedi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:59:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les familles de prisonniers politiques et ce qui reste de l&#8217;opposition tunisienne appellent à manifester ce samedi 14 février à 15 heures, au square du Passage à Tunis. Trois ans après les premières vagues d&#8217;arrestations dans ce que le pouvoir présente comme « l&#8217;affaire du complot», elles veulent briser le silence. « Nous descendrons dans [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les familles de prisonniers politiques et ce qui reste de l&rsquo;opposition tunisienne appellent à manifester ce samedi 14 février à 15 heures, au square du Passage à Tunis. Trois ans après les premières vagues d&rsquo;arrestations dans ce que le pouvoir présente comme « l&rsquo;affaire du complot», elles veulent briser le silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous descendrons dans les rues pour dire non à l&rsquo;injustice et à la criminalisation du militantisme », affirme la Coordination des familles des prisonniers politiques, qui organise l&rsquo;événement. La marche a reçu une autorisation, ce qui surprend dans un pays où les règles changent au gré des humeurs du pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Février 2023 : le début d&rsquo;une purge</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire commence en février 2023. C&rsquo;est à ce moment-là que les enquêtes s&rsquo;ouvrent et que les arrestations commencent à toucher des figures de l&rsquo;opposition, des avocats, des militants. Tous accusés de comploter contre la sûreté de l&rsquo;État. Depuis, la machine s&#8217;emballe. Pour la Coordination, cette prétendue conspiration sert surtout à masquer les faiblesses d&rsquo;un régime qui gouverne à coups de dossiers montés de toutes pièces.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="743" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/02/629398442_122234543240060503_8404963328535679673_n.jpg" alt="" class="wp-image-30875" style="aspect-ratio:1.292082719484913;width:553px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/02/629398442_122234543240060503_8404963328535679673_n.jpg 960w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/02/629398442_122234543240060503_8404963328535679673_n-300x232.jpg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/02/629398442_122234543240060503_8404963328535679673_n-768x594.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La justice tunisienne, elle, n&rsquo;a plus grand-chose d&rsquo;indépendant. Depuis que Kaïs Saïed a dissous le Conseil supérieur de la magistrature en février 2022, le ministère de la Justice gère les carrières des juges par simple note administrative. Résultat : des magistrats dociles aux postes clés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les procès se suivent et se ressemblent. Des audiences éclair, des accusés qui comparaissent par visioconférence depuis leur cellule, des peines hallucinantes. En avril dernier, le premier volet de « l&rsquo;affaire du complot » a abouti à quarante condamnations, dont certaines dépassent les 60 ans de prison. Jawhar Ben Mbarek et Ridha Belhaj figurent parmi les condamnés. En novembre, la cour d&rsquo;appel a confirmé ces peines et refusé que les accusés soient physiquement présents à leur procès.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;avocat Ahmed Souab, symbole d&rsquo;une dérive</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed Souab incarne cette dérive. À 69 ans, cet ancien juge administratif purge cinq ans de prison pour avoir dit publiquement que « les juges ont le couteau sous la gorge ». La chambre antiterroriste l&rsquo;a condamné en utilisant le décret-loi 54 et la loi antiterroriste de 2015. Human Rights Watch a réclamé son acquittement le 10 février, dénonçant une mascarade judiciaire. Sa santé s&rsquo;est dégradée en prison. Il passera en appel ce mercredi 12 février, juste avant la manifestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début février, un deuxième volet de « l&rsquo;affaire du complot » a confirmé la logique d&rsquo;élimination. Rached Ghannouchi, 84 ans, ancien leader du mouvement Ennahdha, a vu sa peine passer de 14 à 20 ans. D&rsquo;autres, comme Kamel Guizani, Rafik Abdessalem et Lotfi Zitoun, écopent de 35 ans par contumace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« En Tunisie aujourd&rsquo;hui, la plupart des opposants sont déjà en prison », constate Sara Hashash d&rsquo;Amnesty International. « Ce message est clair : toute opposition pacifique vaut désormais une dizaine d&rsquo;années de détention. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même Hichem Mechichi n&rsquo;a pas échappé à la purge. Lui qui fut chef du gouvernement jusqu&rsquo;au 25 juillet 2021 — date qu&rsquo;il qualifie aujourd&rsquo;hui de « coup d&rsquo;État » — a été assigné à résidence pendant quatre mois avant de s&rsquo;exiler. Il parle de dossiers fabriqués et d&rsquo;une atmosphère de peur entretenue sciemment. Les femmes ne sont pas épargnées. Chaima Issa, militante de la société civile, est derrière les barreaux depuis fin 2023.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une économie en trompe-l&rsquo;œil</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce tableau politique accablant, le pouvoir brandit des chiffres économiques. La croissance est revenue à 2,4-2,5 % en 2025, l&rsquo;inflation est redescendue sous les 5 %, les réserves de change couvrent 108 jours d&rsquo;importation. Fitch et Moody&rsquo;s ont même relevé la note du pays, ouvrant la porte à un retour sur les marchés financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces statistiques ne disent pas tout. Le chômage reste bloqué à 15,4 %. Pire : celui des jeunes femmes diplômées a grimpé de cinq points pour atteindre 42,7 %. Le coût de la vie continue de peser lourd, notamment pour l&rsquo;alimentation. Le déficit commercial a gonflé à 20,2 milliards de dinars. La Tunisie pointe au 149e rang mondial pour la liberté économique — une « économie réprimée », selon la Heritage Foundation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Paris, Hichem Mechichi ne mâche pas ses mots : « Les indicateurs économiques et sociaux sont en ruine. La Tunisie est au bord du gouffre, quand elle ne l&rsquo;a pas déjà franchi. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Samedi : un test pour les libertés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La manifestation du 14 février ne se limite pas à réclamer la libération des prisonniers. Elle vise à dénoncer un système qui, selon la Coordination, « a transformé le pays en une vaste prison ». Derrière la lutte contre le prétendu complot, c&rsquo;est le récit du 25 juillet qui vacille : celui d&rsquo;un homme providentiel sauvant le pays de la corruption et de la trahison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi après-midi, le square du Passage pourrait redevenir, le temps de quelques heures, un espace de résistance citoyenne que le pouvoir croyait avoir étouffé pour de bon. Reste à voir si les autorités laisseront faire, ou si elles choisiront de rappeler que la Tunisie de Kaïs Saïed a tourné la page des libertés publiques.</p>
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		<title>Arrestation de Chaima Issa lors d&#8217;un rassemblement féministe à Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 15:14:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;activiste Chaima Issa a été arrêtée ce vendredi après-midi par les forces de l&#8217;ordre, peu après avoir vu sa peine de prison alourdie en appel à vingt ans. D&#8217;après certaines sources, elle a été appréhendée lors d&#8217;un rassemblement de femmes défendant la liberté. Cette arrestation survient à un moment critique pour la militante, sur le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;activiste Chaima Issa a été arrêtée ce vendredi après-midi par les forces de l&rsquo;ordre, peu après avoir vu sa peine de prison alourdie en appel à vingt ans. D&rsquo;après certaines sources, elle a été appréhendée lors d&rsquo;un rassemblement de femmes défendant la liberté.</p>
<p>Cette arrestation survient à un moment critique pour la militante, sur le plan judiciaire. Sa condamnation dans ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;affaire du « complot » a été confirmée par la cour d&rsquo;appel de Tunis le 27 novembre 2025, lors d&rsquo;un procès que des organisations de défense des droits humains qualifient de « mascarade ».</p>
<p><iframe title="لحظة اختطاف وايقاف شيماء عيسى خلال مظاهرة وسط العاصمة" width="563" height="1000" src="https://www.youtube.com/embed/ZWAd7k-BWNY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Un long parcours devant la justice</h3>
<p>Chaima Issa, écrivaine et figure du Front de salut national (FSN), une coalition d&rsquo;opposition, était poursuivie avec une trentaine d&rsquo;autres personnes pour « atteinte à la sécurité de l&rsquo;État » et « appartenance à un groupe terroriste ». Les accusations se basaient notamment sur des rencontres qu&rsquo;elle aurait eues avec des représentants étrangers.</p>
<p>Son parcours judiciaire a débuté le 22 février 2023, lorsqu&rsquo;elle a été interpellée dans le cadre de l&rsquo;enquête sur le « complot ». Après plus de quatre mois de détention, elle avait été relâchée le 13 juillet de la même année, mais restait soumise à une interdiction de voyager et de se « montrer en public ».</p>
<p>La suite de la procédure judiciaire a connu plusieurs moments clés. Le procès en appel de ce procès avait commencé fin octobre 2024. Le 27 novembre 2025, la cour d&rsquo;appel de Tunis a non seulement confirmé la condamnation de Chaima Issa, mais a aussi aggravé sa peine, la fixant à vingt ans de prison ferme. Au même moment, l&rsquo;un de ses co-accusés, Jawhar Ben Mbarek, menait une grève de la faim depuis plus d&rsquo;un mois pour protester contre son emprisonnement.</p>
<h3>Un procès qui fait débat</h3>
<p>Le procès, tant en première instance qu&rsquo;en appel, a suscité de vives critiques en Tunisie et à l&rsquo;étranger. Les avocats de la défense et des observateurs ont relevé de nombreuses irrégularités dans la procédure.</p>
<p>L&rsquo;ONG Amnesty International a qualifié le procès de « farce » et a dénoncé « une utilisation flagrante de la justice pour éliminer des opposants », une accusation reprise par Human Rights Watch. Le Haut-Commissariat de l&rsquo;ONU aux droits de l&rsquo;homme avait également exprimé de « sérieuses inquiétudes quant aux motivations politiques » de cette affaire.</p>
<p>Une des principales critiques concerne la manière dont les audiences se sont déroulées. Lors du procès initial, le verdict avait été prononcé après seulement trois audiences et sans que les arguments de la défense n&rsquo;aient été pris en compte. En appel, le procès s&rsquo;est également déroulé en trois séances, et la défense a de nouveau dénoncé des « jugements sans plaidoiries et sans justice ».</p>
<p>Les observateurs nationaux et internationaux suivent désormais avec attention la suite des événements, alors que plusieurs condamnés en liberté, comme Ahmed Nejib Chebbi et Ayachi Hammami, font également face à un risque d&rsquo;incarcération immédiat.</p>
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		<title>Tunisie : Volker Türk dénonce un recul pour la justice et l’État de droit dans l’affaire dite du « complot »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 08:36:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Genève, le 25/04/2025 – Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a condamné jeudi les lourdes peines de prison infligées à 37 personnes en Tunisie dans le cadre de l’affaire qualifiée de « complot », estimant qu’elles représentent un « recul pour la justice et l’État de droit ». Un procès [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Genève,  le 25/04/2025</strong> – Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a condamné jeudi les lourdes peines de prison infligées à 37 personnes en Tunisie dans le cadre de l’affaire qualifiée de « complot », estimant qu’elles représentent un « recul pour la justice et l’État de droit ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un procès entaché d’irrégularités</strong><br>Les condamnations, prononcées en vertu de la loi antiterroriste et du Code pénal tunisiens, vont de 4 à 66 ans de prison. Parmi les accusés figurent d’éminentes personnalités politiques et publiques, poursuivies pour des accusations jugées « vagues et larges » : « formation d’une organisation terroriste », « financement du terrorisme » et « conspiration contre la sécurité intérieure et extérieure de l’État ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Volker Türk a déploré des violations des droits à un procès équitable, évoquant de « sérieuses inquiétudes quant à des motivations politiques ». Huit des prévenus étaient en détention provisoire depuis février 2023, dépassant la limite légale de 14 mois prévue par le Code de procédure pénale, avec des restrictions d’accès à leurs avocats. Les audiences n’ont eu lieu qu’en 2025, les détenus n’y assistant que par visioconférence, en application d’une loi liée aux restrictions sanitaires de la COVID-19 – jamais adoptée par le Parlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manque de transparence et intimidation des défenseurs</strong><br>Le procès a également manqué de transparence, selon l’ONU : les preuves n’ont pas été présentées publiquement ni contradictoirement, et l’accès aux audiences a été refusé à des journalistes, diplomates et représentants de la société civile. Les avocats n’ont pas eu suffisamment de temps pour plaider, et certains accusés n’ont pas pu s’exprimer avant le verdict.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les éléments retenus à charge se limiteraient, selon la défense, à des réunions d’opposants politiques et des rencontres avec des diplomates étrangers. « Participer à la vie politique n’est pas un crime et ne doit jamais être assimilé à du terrorisme », a insisté Türk.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un avocat, Ahmed Souab, a été arrêté après le procès pour des propos qu’il aurait tenus, une situation qui « soulève des inquiétudes quant à la sécurité des professionnels du droit », a alerté le Haut-Commissaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Appel à la libération des détenus arbitraires</strong><br>Volker Türk a exhorté les autorités tunisiennes à garantir un droit à l’appel équitable et à abandonner les charges « en l’absence de preuves suffisantes ». Il a également réitéré son appel à mettre fin aux persécutions politiques, arrestations arbitraires et détentions prolongées visant militants, journalistes et opposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La détention provisoire doit être une mesure de dernier recours, et les lois antiterroristes ne doivent pas servir à réduire l’espace civique », a-t-il déclaré, demandant une réforme des textes pour les aligner sur les normes internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’espoir d’un retour à la démocratie</strong><br>Rappelant que la Tunisie fut un modèle après la révolution de 2011, Türk a exprimé son « espoir » que le pays renoue avec « la démocratie, l’État de droit et les droits humains ». Un vœu qui semble, pour l’heure, loin d’être exaucé.</p>
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		<title>Tunisie : Arrestation de l’avocat Ahmed Souab, ancien juge et défenseur dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 11:13:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunis, le 21 avril 2025 – Une unité des forces de sécurité a mené, ce lundi matin, une opération d’interpellation à l’encontre de Maître Ahmed Souab, ancien juge au tribunal administratif et avocat connu pour sa défense dans plusieurs dossiers sensibles, dont l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ». Selon des sources locales, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Tunis, le 21 avril 2025</em> – Une unité des forces de sécurité a mené, ce lundi matin, une opération d’interpellation à l’encontre de Maître Ahmed Souab, ancien juge au tribunal administratif et avocat connu pour sa défense dans plusieurs dossiers sensibles, dont l’affaire dite de <em>« complot contre la sûreté de l’État »</em>. Selon des sources locales, une dizaine d’agents en tenue anti-terroriste ont fait irruption à son domicile avant de l’arrêter et de le transférer vers un centre de détention antiterroriste, sans que les motifs précis de son interpellation ne soient officiellement communiqués.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une arrestation sous tension</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les circonstances de l’arrestation soulèvent des questions quant aux garanties procédurales. Des proches de l’avocat affirment que les forces de sécurité n’ont présenté aucun mandat judiciaire lors de leur intrusion. Ahmed Souab, connu pour ses positions critiques et son engagement dans la défense des droits humains, a été emmené vers un <em>« pôle antiterroriste »</em>, selon des sources sécuritaires anonymes citées par des médias locaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ahmed Souab, entre magistrature et défense des libertés</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ancien magistrat, Ahmed Souab s’est reconverti en avocat, marquant son parcours par des dossiers politiquement sensibles. Il est notamment l’un des défenseurs dans l’affaire qualifiée par les autorités de <em>tentative de complot contre la sécurité intérieure de l’État</em>, un dossier qui avait conduit à l’arrestation de plusieurs personnalités politiques et militaires en 2024. Ses détracteurs l’accusent de militantisme excessif, tandis que ses soutiens voient en lui un rempart contre les dérives autoritaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réactions et inquiétudes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrestation de Souab intervient dans un contexte judiciaire tendu en Tunisie, où plusieurs avocats et opposants ont récemment fait l’objet de mesures restrictives. L’Ordre des avocats, ainsi que des ONG de défense des droits de l’Homme, pourraient réagir dans les prochaines heures, exigeant des clarifications sur les charges retenues contre lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Intérieur n’a pas encore publié de communiqué officiel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Vers une nouvelle crise judiciaire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette arrestation rappelle celle d’autres figures critiques ces derniers mois, alimentant les craintes d’une restriction des libertés publiques. La manière dont les autorités géreront ce dossier sera scrutée, tant au niveau national qu’international, notamment par les partenaires de la Tunisie, soucieux de l’équilibre entre sécurité et respect de l’État de droit.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/30132">Tunisie : Arrestation de l’avocat Ahmed Souab, ancien juge et défenseur dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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		<title>Tunisie : des peines allant jusqu’à 66 ans de prison dans l’affaire de « complot contre la sûreté de l’État »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 06:39:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tunis, le 19 avril 2025 Dans une affaire jugée en l’absence des principaux accusés et à huis clos, sans présence des médias, la justice tunisienne a prononcé, dans la nuit du samedi 19 avril, des peines allant de 13 à 66 ans de prison à l’encontre des personnes inculpées dans le dossier dit de « [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tunis, le 19 avril 2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une affaire jugée en l’absence des principaux accusés et à huis clos, sans présence des médias, la justice tunisienne a prononcé, dans la nuit du samedi 19 avril, des peines allant de 13 à 66 ans de prison à l’encontre des personnes inculpées dans le dossier dit de « complot contre la sûreté de l’État ». Ces verdicts, rendus par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme, ont été annoncés par le premier assistant du procureur de la République au pôle judiciaire antiterroriste, cité par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une procédure contestée<br></strong>L’absence des accusés, dont certains sont en fuite, ainsi que le déroulement à distance des audiences, ont suscité des critiques de la part des avocats de la défense. Ces derniers dénoncent des <em>dépassements judiciaires</em> et une procédure inéquitable, affirmant que leurs clients n’ont pas eu la possibilité de se défendre pleinement. Parmi les prévenus figurent des personnalités connues, telles que Khayem Turki, Jawhar Ben Mbarek, Ridha Belhaj, Issam Chebbi, Abdelhamid Jelassi , Ghazi Chaouachi et Kamel Ltayef tous poursuivis pour des accusations liées à la sûreté de l’État .</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des charges graves, des preuves non divulguées </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inculpations portent sur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Complot contre la sécurité intérieure et extérieure de l’État</li>



<li>Formation d’une organisation terroriste et participation à celle-ci</li>



<li>Incitation à la violence armée entre citoyens</li>



<li>Atteinte à la sécurité alimentaire et à l’environnement</li>



<li>Meurtres et pillages dans un contexte terroriste</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les détails précis des accusations et des preuves n’ont pas été rendus publics, alimentant les doutes sur la transparence du procès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte politique tendu<br></strong>Cette affaire s’inscrit dans un climat de fortes tensions politiques en Tunisie, où les autorités affirment lutter contre les menaces à la stabilité du pays, tandis que l’opposition et des organisations de défense des droits humains dénoncent une justice instrumentalisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> La sévérité des peines – dont une condamnation record de 66 ans – interroge sur l’équilibre entre sécurité nationale et respect des droits de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les avocats des condamnés ont annoncé leur intention de faire appel, estimant que cette affaire a été jugée sans garanties d’un procès équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MAJ: </p>



<p class="wp-block-paragraph">La chambre criminelle a condamné Kamel Ltaief à 66 ans de prison, Khaiem Turki à 48 ans et Noureddine Bhiri à 43 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la chambre criminelle pour les affaires de terrorisme a prononcé des peines&nbsp;<strong>par contumace avec exécution immédiate</strong>&nbsp;de&nbsp;<strong>33 ans de prison</strong>&nbsp;contre chacun des accusés en fuite, notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Bochra Belhaj Hmida,</li>



<li>Nadia Akacha,</li>



<li>Ali Hlaoui,</li>



<li>Hamza Meddeb,</li>



<li>Bernard-Henri Lévy ,</li>



<li>Moustafa Kamel Ennabli,</li>



<li>Mongi Louedi,</li>



<li>Ridha Idriss,</li>



<li>Kamel Guizani,</li>



<li>Kaouther Dhaassi,</li>



<li>Abdelmajid Zar,</li>



<li>Tesnim Khrigi,</li>



<li>Rafik Chaabbouni,</li>



<li>Najla Latif,</li>



<li>Mohamed Raouf Khalafallah.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La même chambre a également condamné à&nbsp;<strong>18 ans de prison</strong>&nbsp;chacun des accusés suivants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ghazi Chaouachi,</li>



<li>Jawhar Ben Mbarek,</li>



<li>Issam Chebbi,</li>



<li>Ahmed Nejib Chebbi,</li>



<li>Ridha Belhaj,</li>



<li>Chaima Issa.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres peines ont été prononcées :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4 ans</strong> pour Hattab Ben Salama.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>16 ans de prison</strong> pour l&rsquo;ancien président de l&rsquo;Étoile sportive du Sahel, <strong>Ridha Charfeddine</strong>,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>13 ans</strong> pour Sahbi Atig, Abdelhamid Jelassi, Said Farjani, Kamel Bedoui, Chokri Bahria, Mohamed Badoui et Mohamed Hamdi,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>10 ans</strong> pour Noureddine Boutar,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>8 ans</strong> pour Ayyachi Hammami et Lazhar Akremi,</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>25 ans</strong> pour Karim Galleli,</p>
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		<title>Procès fictif, vraies injustices : Bochra Belhaj Hmida dénonce les dérives judiciaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 18:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[’affaire du complot]]></category>
		<category><![CDATA[Bochra belhaj Hamida]]></category>
		<category><![CDATA[complot]]></category>
		<category><![CDATA[Entertainment]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mercredi dernier, au siège de la LTDH, une audience pas comme les autres a résonné. Pas de juges en robe noire, pas de verdict définitif, mais un procès fictif organisé pour dénoncer une réalité bien sombre : celle des droits bafoués dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». Parmi les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Mercredi dernier, au siège de la LTDH, une audience pas comme les autres a résonné. Pas de juges en robe noire, pas de verdict définitif, mais un procès fictif organisé pour dénoncer une réalité bien sombre : celle des droits bafoués dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». Parmi les voix qui ont rompu le silence, celle de Bochra Belhaj Hmida, ancienne présidente de l’ATFD et avocate de renom, a marqué les esprits. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trois raisons pour un long silence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je me suis tue longtemps. » Ces mots, prononcés avec une gravité palpable, ouvrent son témoignage. Elle énumère les raisons de son mutisme : le choc d’être accusée de terrorisme, elle, une femme engagée depuis des décennies pour les droits humains ; le besoin de prendre du recul sur son parcours ; et surtout, le respect contraint de l’interdiction imposée par le tribunal. Mais aujourd’hui, la parole se libère. Face à une salle attentive, elle démonte pièce par pièce l’accusation. « Cette affaire est vide. Aucune preuve, aucun fait concret. » Son dossier ? Six lignes. Deux éléments : une décoration française, reçue comme des centaines d’autres Tunisiens, et des échanges anodins avec la militante Chaïma Issa. « Rien qui ne puisse nuire à l’État », insiste-t-elle, le regard ferme. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exil ou prison : le choix impossible</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son départ de Tunisie n’a pas été un abandon, mais une nécessité. « Ils avaient une liste de gens à éliminer. Ils ont fabriqué une affaire. » La peur d’une incarcération injuste l’a poussée à l’exil. Pourtant, malgré la distance, elle refuse de se taire. « Je n’ai rien fait. Je suis libre dans mes opinions, mais je dois être jugée sur mes actes. » Elle évoque aussi l’incohérence judiciaire : innocentée dans un premier temps, puis inexplicablement replacée sur la liste des accusés. « Où est l’indépendance de la justice ? » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vrai complot, selon elle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Sa voix se fait plus grave. Le véritable danger pour la Tunisie, ce ne sont pas les prétendus conspirateurs, mais ceux qui, selon elle, instrumentalisent la justice pour diviser et affaiblir le pays. « Le vrai complot, c’est celui qui détruit l’État de l’intérieur. » Dans la salle, les applaudissements crépitent. Son discours, teinté de colère mais aussi d’une détermination intacte, résonne comme un appel à ne pas baisser les bras. Loin des prétoires, c’est désormais devant l’opinion publique qu’elle compte mener son combat.</p>



<figure class="wp-block-video"></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Tunisie : Une procédure judiciaire controversée dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2025 11:07:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La cinquième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé de juger à huis clos et à distance les détenus dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », sans les amener physiquement devant la cour. Cette décision, qualifiée par des observateurs de prélude à un procès fermé, suscite [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La cinquième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé de juger à huis clos et à distance les détenus dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », sans les amener physiquement devant la cour. Cette décision, qualifiée par des observateurs de prélude à un procès fermé, suscite des critiques quant à son respect des garanties d’un procès équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources proches du dossier, cette procédure empêchera la présence des médias et des familles des accusés, soulevant des inquiétudes quant à la transparence du processus judiciaire. Des observateurs y voient une tentative des autorités d’éviter un débat public sur les accusations portées contre près de 40 personnes, dont des figures politiques telles qu’Abdelhamid Jelassi, Jaouhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Issam Chebbi, Ridha Belhaj et Khayam Tourki.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les avocats de la défense ont fermement condamné cette décision. Me Samir Dilou a déclaré que celle-ci « anéantit toutes les conditions d’un procès équitable », tandis que Me Mouna Bouali l’a qualifiée de « décision arbitraire et illégale ». Me Mokhtar Jemai a, quant à lui, souligné que « tenir un procès d’une telle importance à distance constitue une violation flagrante de la loi », insistant sur le caractère politique de cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié mercredi 26 février 2025, la défense des accusés a dénoncé cette décision, affirmant qu’elle « confirme l’absence de volonté de garantir un cadre propice à la révélation de la vérité ». Elle a également rejeté l’argument du « danger réel » invoqué pour justifier cette procédure, soulignant que les détenus n’ont rencontré aucun juge depuis plus de deux ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Sana Ben Achour, universitaire et militante, a critiqué sur sa page Facebook le recours à l’article 141 bis du Code de procédure pénale, qui prévoit la comparution à distance. Elle rappelle que cet article, ajouté par décret-loi en avril 2020 dans le contexte de la pandémie de COVID-19, est juridiquement caduc faute de ratification par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Elle souligne également que toute décision de comparution à distance doit recueillir l’accord du prévenu, une condition non respectée dans cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les appels se multiplient pour un procès public, la question demeure : cette procédure judiciaire vise-t-elle à garantir la justice ou à servir des intérêts politiques ?</p>
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