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	<title>Archives des Frères musulmans - Le pont de Genève</title>
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	<title>Archives des Frères musulmans - Le pont de Genève</title>
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		<title>Noureddine Bhiri et Mouadh Ghannouchi condamnés dans l&#8217;affaire des passeports jihadistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 11:37:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Chambre pénale spécialisée dans les affaires de terrorisme au Tribunal de première instance de Tunis a rendu un verdict sévère dans une affaire mêlant faux documents officiels et réseaux jihadistes internationaux. Noureddine Al-Bahiri et Fathi Al-Baldi ont été condamnés à vingt ans de réclusion criminelle chacun pour avoir fabriqué et remis des passeports falsifiés [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La Chambre pénale spécialisée dans les affaires de terrorisme au Tribunal de première instance de Tunis a rendu un verdict sévère dans une affaire mêlant faux documents officiels et réseaux jihadistes internationaux. Noureddine Al-Bahiri et Fathi Al-Baldi ont été condamnés à vingt ans de réclusion criminelle chacun pour avoir fabriqué et remis des passeports falsifiés à des étrangers recherchés dans des dossiers terroristes. Le jugement frappe également Mouadh Al-Ghanouchi, condamné par contumace à trente ans d&#8217;emprisonnement avec exécution immédiate, ainsi que Fayçal Nada, figure de proue de l&rsquo;Organisation internationale des Frères musulmans, poursuivi lui aussi par défaut. Une affaire qui révèle, une fois de plus, la complexité des filières de soutien logistique aux mouvements extrémistes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des peines différenciées selon le degré d&rsquo;implication</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal a prononcé des condamnations graduées en fonction du rôle présumé de chaque accusé dans le réseau. Noureddine Al-Bahiri et Fathi Al-Baldi, jugés présents, écoperont de vingt ans de prison. Deux autres prévenus comparaissant en liberté ont reçu des peines de onze ans d&#8217;emprisonnement chacun, reflétant un degré d&rsquo;implication jugé moindre par la juridiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les verdicts les plus lourds ont été prononcés en l&rsquo;absence des principaux mis en cause. Mouadh Al-Ghanouchi — dont le lien de parenté avec l&rsquo;ancien président du Parlement tunisien et fondateur du mouvement Ennahdha, Rached Al-Ghanouchi, n&rsquo;a pas été précisé dans les éléments disponibles — a été condamné à trente ans de réclusion par contumace, avec exécution provisoire immédiate du jugement. Plusieurs étrangers en fuite ont été frappés des mêmes peines par défaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de Fayçal Nada mérite une attention particulière. Cet homme, identifié comme cadre influent de l&rsquo;Organisation internationale des Frères musulmans, figure parmi les condamnés absents. Sa mise en cause dans cette affaire souligne la dimension transnationale du dossier, qui dépasse largement le cadre tunisien pour s&rsquo;inscrire dans des réseaux opérant à l&rsquo;échelle internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;falsification de documents officiels, vecteur stratégique du terrorisme</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire porte sur un mécanisme précis : la fabrication et la remise de passeports officiels falsifiés à des individus recherchés dans des procédures antiterroristes. Ce type de montage constitue un rouage essentiel dans la logistique des réseaux extrémistes, permettant à des personnes fichées de franchir les frontières, d&rsquo;échapper aux mandats d&rsquo;arrêt internationaux et de poursuivre leurs activités sous de fausses identités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature de l&rsquo;infraction retenue par les juges — et la sévérité des peines prononcées — traduit la volonté du parquet et de la chambre spécialisée de traiter le soutien logistique au terrorisme avec la même rigueur que les actes de violence directe. En droit tunisien, la loi antiterroriste de 2015 prévoit en effet des dispositions spécifiques pour les infractions connexes aux actes terroristes, incluant le financement, le recrutement et la fourniture de faux documents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte : une justice antiterroriste sous pression constante</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la vague d&rsquo;attentats qui a frappé la Tunisie entre 2013 et 2016 — du musée du Bardo à l&rsquo;attentat de Sousse, en passant par l&rsquo;attentat de l&rsquo;avenue Mohamed V contre la garde présidentielle — le système judiciaire tunisien a été profondément réorganisé pour faire face à la menace jihadiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi organique n° 2015-26 du 7 août 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d&rsquo;argent a constitué le socle de cette réforme. Elle a instauré des juridictions spécialisées, élargi les définitions légales des actes terroristes et de leurs actes connexes, et renforcé les pouvoirs d&rsquo;investigation des autorités. C&rsquo;est dans ce cadre légal que s&rsquo;inscrit le jugement rendu dans cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a par ailleurs été confrontée à un phénomène massif de départ de combattants vers les zones de conflits en Syrie et en Irak entre 2011 et 2017. Selon diverses estimations, le pays a fourni l&rsquo;un des contingents les plus importants de combattants étrangers ayant rejoint les rangs de Daech. Ce contexte a exposé le territoire national à des risques de retour de ces combattants, parfois munis de faux documents, renforçant ainsi la vigilance des services de sécurité et des juridictions spécialisées vis-à-vis des filières de falsification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;implication alléguée de personnalités liées à des organisations islamistes internationales dans des affaires judiciaires tunisiennes n&rsquo;est pas un fait nouveau. Plusieurs procès ont déjà mis en lumière des connexions entre des réseaux locaux et des structures transnationales, alimentant un débat politique et juridique persistant sur les frontières entre activisme politique, idéologie religieuse et soutien effectif au terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce verdict judiciaire intervient dans un climat politique tendu, où la question des mouvements islamistes et de leurs ramifications occupe une place centrale dans le débat public tunisien. La condamnation par contumace de personnalités en fuite pose, en creux, la question de la coopération judiciaire internationale et de la capacité des autorités tunisiennes à faire exécuter leurs décisions au-delà de leurs frontières. Des interrogations qui resteront ouvertes tant que les condamnés absents demeureront hors de portée de la justice tunisienne.</p>
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		<title>La France face à l’offensive insidieuse des Frères musulmans : un réveil stratégique tardif mais nécessaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 22:49:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Nizar Jlidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps, la République française s’est montrée permissive, voire aveugle, face à la progression discrète mais déterminée de l’idéologie des Frères musulmans sur son sol. Ce mouvement, fondé en Égypte en 1928, a développé une expertise dans l’art de l’infiltration : sous couvert d’activités sociales, éducatives, sportives ou caritatives, il a patiemment tissé un maillage dense [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Longtemps, la République française s’est montrée permissive, voire aveugle, face à la progression discrète mais déterminée de l’idéologie des Frères musulmans sur son sol. Ce mouvement, fondé en Égypte en 1928, a développé une expertise dans l’art de l’infiltration : sous couvert d’activités sociales, éducatives, sportives ou caritatives, il a patiemment tissé un maillage dense au cœur de nombreuses institutions françaises. Aujourd’hui, ce que certains appelaient naïvement « l’islam des Lumières » révèle un tout autre visage. C’est le masque d’une stratégie d&rsquo;entrisme bien huilée que la France décide enfin de lever, avec pour ambition de neutraliser une influence perçue désormais comme une menace directe à la cohésion nationale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/07/IMG_6461-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-30368" style="width:195px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/07/IMG_6461-1024x1024.jpg 1024w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/07/IMG_6461-300x300.jpg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/07/IMG_6461-150x150.jpg 150w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/07/IMG_6461-768x768.jpg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/07/IMG_6461-80x80.jpg 80w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/07/IMG_6461.jpg 1079w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Nizar Jlidi Journaliste et analyste politique</strong></figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Une prise de conscience aussi tardive que brutale</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cela fait des années que des voix, certes minoritaires, alertaient sur la présence insidieuse des Frères musulmans dans les structures associatives de la République. Mais elles prêchaient dans le désert. C’est aujourd’hui l’État lui-même qui reconnaît le caractère subversif du mouvement. Emmanuel Macron, à l’issue d’un Conseil de défense tenu le 21 mai dernier, a sonné la fin de la complaisance. Dans une déclaration sans ambiguïté, l’Élysée a identifié la confrérie comme un danger structurel pour l’unité du pays, appelant à une série de mesures pour contrer « une organisation secrète, clandestine et subversive » qui utilise les libertés démocratiques pour affaiblir l’État de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aura fallu du temps, trop de temps. Mais ce réveil stratégique ouvre un nouveau chapitre dans la lutte contre ce que l’on pourrait qualifier d’islamisme politique à visage feutré – un islamisme qui ne brandit pas les armes, mais infiltre, influence, modèle les esprits.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><a></a><strong>L’arabe, outil de conquête idéologique ou instrument d’émancipation ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des nœuds de cette bataille idéologique se situe là où peu s’attendaient à le trouver : dans la langue arabe elle-même. Dans un article récent, <em>Le Figaro</em> rappelle que ce savoir linguistique, largement monopolisé par des associations confessionnelles, a souvent servi de véhicule à l’idéologie des Frères. L’arabe, enseigné en dehors du cadre scolaire officiel, devient dans certains cas l’instrument d’un endoctrinement subtil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or paradoxalement, c’est l’absence de politique linguistique ambitieuse de l’État français qui a laissé ce vide exploitable. À peine 3 % des collèges et lycées publics proposent un enseignement structuré de l’arabe, alors même qu’il s’agit de la deuxième langue la plus parlée dans l’Hexagone. En refusant de s’approprier cette langue, en la laissant aux mains de structures communautaristes, l’État a facilité la diffusion d’une contre-culture islamiste dans les quartiers populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une erreur stratégique. Comme le suggère l’Institut Montaigne dès 2018, intégrer l’arabe dans l’Éducation nationale ne signifie pas céder aux sirènes de l’islam politique. Cela signifie, au contraire, le couper de ses vecteurs de radicalisation en le restituant à une sphère laïque, républicaine, universaliste.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Des clubs de sport aux mosquées de quartier : une stratégie d’infiltration progressive</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La force des Frères musulmans réside dans leur capacité à se rendre invisibles. Ils n’apparaissent pas sous leur nom. Ils se glissent dans les structures associatives, les clubs de sport, les centres culturels, les établissements privés hors contrat. L’exemple récent d’un club de football à Paris, où un entraîneur a remplacé le discours sportif par une prêche religieuse évoquant la « souveraineté divine » (al-hâkimiyya), est révélateur. Derrière un discours pieux se cache un projet politique : remplacer les lois de la République par celles de Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un accident isolé. L’enquête qui a suivi la plainte d’un parent a mis au jour l’existence d’un réseau structuré, ancré dans plusieurs clubs sportifs. Le but ? Utiliser ces espaces d’apparence neutre pour diffuser des valeurs radicales, dans une logique de conquête idéologique progressive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les services de renseignement, relayés par des médias comme <em>Public Sénat</em>, confirment aujourd’hui ce que certains dénoncent depuis longtemps : il ne s’agit pas d’un phénomène marginal, mais d’une stratégie d’entrisme systématique. Le but n’est pas de dialoguer avec la République, mais de la subvertir de l’intérieur.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Une menace douce, mais implacable</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que redoute désormais l’État, ce n’est plus l’islam radical armé, mais son versant le plus pernicieux : celui qui se glisse dans les failles de la démocratie pour mieux la neutraliser. Car les Frères musulmans ne revendiquent pas la violence frontale – du moins officiellement. Leur stratégie est celle de la patience, de l’influence, de la conquête par capillarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, puis son successeur Bruno Retailleau, ont tous deux dénoncé cette menace « indirecte », mais « déstabilisatrice », qui consiste à saper les valeurs républicaines, à fragiliser le pacte social, à cultiver l’entre-soi communautaire au détriment de l’universalisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Désormais, la réponse de l’État se veut globale : gel des financements étrangers, traçabilité des flux financiers associatifs, interdiction d’organismes soupçonnés de propagande, et surtout, tarissement des relais politiques et médiatiques qui offrent une tribune à ce courant.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><a></a><strong>L’idéologie mère de tous les radicalismes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut pas se méprendre : le danger ne vient pas seulement de la sphère locale. Il est aussi – et surtout – idéologique. Depuis Sayyid Qutb, le penseur radical égyptien exécuté en 1966, la doctrine des Frères musulmans a connu une mutation. Dans <em>Jalons sur la route</em>, Qutb considère les sociétés musulmanes modernes comme plongées dans une nouvelle ère d’ignorance (jahiliyya), car elles n’appliquent pas la charia selon ses standards. Il appelle à la création d’une avant-garde islamique purifiée, détachée du reste de la société, et prête à renverser les régimes jugés impies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce corpus idéologique, bien que parfois désavoué par les cadres modérés de la confrérie, a alimenté toutes les branches les plus violentes de l’islamisme contemporain. D’Al-Qaïda à Daech, en passant par la Jama’a Islamiya ou le Jihad islamique égyptien, la matrice est la même. Le verbe de Qutb a nourri les bombes des djihadistes.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><a></a><strong>La République saura-t-elle résister ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui se pose aujourd’hui est celle de la résilience démocratique. Les valeurs de la République – liberté, égalité, fraternité, laïcité sont-elles suffisamment armées pour faire face à une idéologie aussi pernicieuse ? L’État semble vouloir enfin jouer la partie. Mais la bataille ne se gagnera pas seulement par la répression ou le contrôle. Elle se gagnera aussi et surtout sur le terrain des idées, de l’éducation, de la culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’analyste politique, je ne peux que souligner l’urgence de cette guerre douce. Car si nous la perdons, ce ne sera pas sous les coups de boutoir d’un terrorisme aveugle, mais par l’érosion lente de ce qui fait l’âme de la République : son universalité, sa capacité à parler à tous, au-delà des clivages culturels et religieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France ne peut plus se permettre l’angélisme. Elle doit désormais regarder le danger dans les yeux – et y répondre avec lucidité, fermeté, mais aussi intelligence stratégique. C’est à ce prix qu’elle préservera ce qui reste de son modèle d’intégration.</p>
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		<title>La France face à l’influence des Frères musulmans : une riposte politique, institutionnelle et culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 11:28:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[approche sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paris, juillet 2025 Après des années de tolérance à l’égard d’un certain nombre d’organisations religieuses et culturelles sur son territoire, la France engage aujourd’hui une action résolue pour contrer l’influence jugée préoccupante du mouvement des Frères musulmans. Classée organisation terroriste dans plusieurs pays, la confrérie, fondée en 1928 en Égypte, est désormais perçue par les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Paris, juillet 2025 Après des années de tolérance à l’égard d’un certain nombre d’organisations religieuses et culturelles sur son territoire, la France engage aujourd’hui une action résolue pour contrer l’influence jugée préoccupante du mouvement des Frères musulmans. </p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="369" height="288" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/06/Nizar-Jlidi-jdd.jpg" alt="" class="wp-image-30299" style="width:97px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/06/Nizar-Jlidi-jdd.jpg 369w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2025/06/Nizar-Jlidi-jdd-300x234.jpg 300w" sizes="(max-width: 369px) 100vw, 369px" /><figcaption class="wp-element-caption">Par : <em>Nizar Jlidi Journaliste et analyste politique </em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Classée organisation terroriste dans plusieurs pays, la confrérie, fondée en 1928 en Égypte, est désormais perçue par les autorités françaises comme une menace diffuse mais structurée, agissant par infiltration et influence plutôt que par confrontation directe.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une vigilance tardive, mais désormais déterminée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps cantonnée à une approche sécuritaire, la réponse de l’État français s’élargit aujourd’hui à une lecture plus systémique de l’influence idéologique des Frères musulmans. Le Conseil de défense réuni le 21 mai dernier sous l’autorité du président Emmanuel Macron a marqué un tournant : la lutte contre cette organisation est désormais une priorité gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de cette réunion, un communiqué de l’Élysée a souligné la gravité du phénomène, qualifié de « menace stratégique contre la cohésion nationale », et a appelé à un renforcement des dispositifs de lutte contre les vecteurs d’endoctrinement idéologique, en particulier ceux qui s’exercent au sein de structures éducatives, sportives ou culturelles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Des réseaux d’influence implantés dans la société civile</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les services de renseignement, dans plusieurs notes rendues publiques notamment via Public Sénat, décrivent une stratégie d’implantation méthodique et discrète. Sous couvert d’activités associatives, éducatives ou sportives, certains réseaux affiliés aux Frères musulmans chercheraient à véhiculer une vision politique et religieuse incompatible avec les principes républicains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un exemple cité dans Le Figaro évoque une affaire survenue dans un club de football parisien, où un entraîneur aurait tenu un discours religieux prônant la souveraineté divine (al-ḥākimiyya) devant des enfants, en substitution à des valeurs sportives. Ce concept idéologique, hérité des écrits de Sayyid Qutb, constitue le socle de la doctrine politique des Frères, rejetant la légitimité des institutions démocratiques et prônant la supériorité de la loi divine sur les lois humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête qui a suivi aurait révélé une organisation active au sein de plusieurs structures sportives, poursuivant un objectif de diffusion idéologique insidieuse, par l’encadrement et la socialisation des jeunes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>L’enjeu linguistique : une bataille culturelle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les leviers d’influence les plus sensibles figure l’enseignement de la langue arabe. L’Institut Montaigne alertait dès 2018 sur le risque que représente la mainmise d’associations religieuses sur cet apprentissage, souvent en dehors du cadre scolaire public. L’étude recommandait alors d’intégrer plus largement l’arabe dans l’enseignement public afin d’en reprendre le contrôle pédagogique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, malgré les recommandations d’experts et de médias comme <em>Le Figaro</em> et <em>Le Parisien</em>, l’arabe demeure marginal dans l’enseignement secondaire (moins de 3 % des établissements concernés), alors même qu’elle constitue la deuxième langue parlée sur le territoire français. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a réaffirmé la priorité de l’État : la maîtrise du français comme vecteur d’intégration. Cette position, bien qu’idéologiquement cohérente, pourrait freiner une réponse culturelle plus fine face à la concurrence idéologique exercée par des structures religieuses.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Un combat contre une idéologie subversive</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le positionnement actuel du gouvernement ne se limite plus à un travail de renseignement ou de prévention : il s’agit désormais d’une réponse offensive, juridique et institutionnelle. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a qualifié les Frères musulmans de <strong>« menace directe pour la République »</strong>, dénonçant leur stratégie de déconstruction du lien social et de remise en cause des valeurs démocratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs pistes sont à l’étude : le tarissement des financements étrangers, la dissolution des associations servant de vitrines idéologiques, et l’interdiction d’accès aux relais politiques ou médiatiques. Il s&rsquo;agit également de repenser les critères d&rsquo;agrément des associations intervenant dans les quartiers ou auprès de publics jeunes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Une idéologie à la source de dérives violentes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que certains cadres du mouvement aient tenté de présenter une façade modérée, les racines idéologiques des Frères musulmans, notamment à travers les écrits de Sayyid Qutb, ont largement inspiré les courants les plus radicaux de l’islam politique contemporain. L’ouvrage <em>Jalons sur la route</em>, considéré comme un manifeste fondateur, appelle à la formation d’une avant-garde croyante destinée à renverser les sociétés qu’il qualifie de « jahiliyya » (ignorantes), légitimant l’usage de la violence pour y parvenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision a nourri les idéologies de groupes tels que la Jama’a islamiya, responsable de l’assassinat d’Anouar el-Sadate en 1981, ou encore du Jihad islamique égyptien, dont Ayman al-Zawahiri, proche de Qutb, devint le chef avant de rejoindre Al-Qaïda.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Une stratégie de reconquête républicaine</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’approche actuelle de l’État français semble désormais combiner trois axes : réaffirmation républicaine, reprise des espaces culturels et éducatifs, et répression ciblée des structures de l’ombre. Cette reconquête idéologique passe par la restauration d’une souveraineté culturelle, en redonnant à la République les moyens d’être présente là où elle avait cédé du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi est considérable : il s’agit moins de stigmatiser une communauté que d’assainir les réseaux qui, sous couvert de religion, œuvrent à l’érosion du pacte républicain. Pour relever ce défi, la France devra conjuguer intelligence stratégique, fermeté juridique, et finesse culturelle.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/30362">La France face à l’influence des Frères musulmans : une riposte politique, institutionnelle et culturelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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