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	<title>Archives des La une - Le pont de Genève</title>
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		<title>Alerte du SNJT : Atteintes Historiques à la Liberté de la Presse en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 May 2024 13:13:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens suit avec grand intérêt les développements survenus ces dernières heures dans le secteur des médias qui portent atteinte à la liberté de la presse, d'opinion et d'expression et à l'indépendance des instances et organisations indépendantes, dont les plus importants sont :</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Syndicat national des journalistes tunisiens a publié le communiqué suivant :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens suit avec grand intérêt les développements survenus ces dernières heures dans le secteur des médias qui portent atteinte à la liberté de la presse, d’opinion et d’expression et à l’indépendance des instances et organisations indépendantes, dont les plus importants sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise d’assaut de la maison de l’avocat dans la nuit du samedi 11 mai par des agents de sécurité masqués et l’arrestation de l’avocate et chroniqueuse médiatique Sania Dahmani, convoquée par le juge d’instruction du tribunal de première instance en vertu de l’article 24 du décret 54 de 2022 relatif à la lutte contre les délits liés aux systèmes d’information et de communication, suite à une saisine du ministère public, qui a engagé des poursuites contre Mme Dahmani pour une déclaration télévisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hamdi Tlili, photojournaliste de France 24, a été arrêté alors qu’il filmait la « prise d’assaut de la maison de l’avocat », son matériel et ses moyens de travail ont été saccagés, et après que le Syndicat national des journalistes tunisiens a contacté le ministère de l’Intérieur, il a été relâché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 12 mai 2024, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de placer en détention les professionnels des médias Berhane Bsaess et Mourad Zaghidi après les avoir entendus à la brigade anti-criminalité de Gorjani dans deux dossiers distincts.<br>Samedi soir, ils ont été placés en détention suite à une perquisition à leurs domiciles, confisquant leurs téléphones et ordinateurs et enquêtant sur eux dans le cadre d’un suivi direct soulevé par le ministère public, les soupçonnant d’avoir commis un acte brutal à l’encontre du Président de la République, sur la base de commentaires journalistiques à caractère politique et social dans diverses émissions de radio et de télévision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base de tous ces faits, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens tient à exprimer ce qui suit :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement Elle exprime sa solidarité avec l’Ordre national des avocats, présidé par le bâtonnier Hatem Meziou, ainsi qu’avec toutes les structures de la profession et ses membres, et considère ce qui s’est passé comme un dangereux précédent qui ne s’est jamais produit, ni à l’époque coloniale, ni à aucune des époques politiques successives, en violation directe et évidente de l’indépendance des organes et organisations nationaux et de l’inviolabilité de leur siège, et tient le pouvoir politique actuel pour responsable de cette escalade injustifiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, elle condamne fermement les attaques contre son collègue Hamdi Tlili, y compris l’agression violente et la perturbation de sa liberté journalistique, en le poussant et en le traînant de force à l’intérieur de la maison de l’avocat, en brisant ses outils de travail et en l’arrêtant, et demande que les responsables de ces actes soient tenus de rendre compte de leurs actes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, elle rejette la détention arbitraire de Mourad Zghaidi et Berhane Bessis, et condamne l’usurpation par le ministère public de la compétence du juge d’instruction pour les perquisitionner et les détenir en dehors de l’état de flagrant délit et ouvrir une enquête à leur encontre au sens de l’article 24 du Décret-loi n° 2022-54 du 13 septembre 2022, relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication, ainsi que la condamnation de l’arrestation de journalistes et de professionnels des médias sur la base de leur contenu journalistique et leur traque en vertu de lois punitives telles que le décret 54, en totale contradiction avec les procédures de traque des journalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, il rejette l’utilisation du système judiciaire tunisien pour imposer une tutelle sur le contenu des médias afin de faire taire toute voix libre qui critique les politiques publiques, dans le but de harceler les journalistes et les professionnels des médias et de leur inspirer la peur et la terreur, et condamne l’approche continue du système judiciaire tunisien pour poursuivre les journalistes en violation flagrante de l’article 55 de la Constitution tunisienne relatif à la protection des droits et des libertés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens tient à souligner que les poursuites fréquentes contre des journalistes sur la base de contenus journalistiques, d’opinions et de positions protégées par des lois et des législations frappent au cœur toutes les tentatives professionnelles de modifier les contenus journalistiques conformément aux codes et chartes professionnels, et sapent les acquis de la liberté d’expression et de la presse qui se sont imposés grâce à la révolution tunisienne. Le syndicat annonce également qu’il a décidé d’appeler à une réunion élargie du bureau exécutif pour prendre les mesures nécessaires face à cette grave crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;Communique du&nbsp; Syndicat national des journalistes tunisiens le  12/05/2024</em></p>
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		<title>Tunisie. Les opposants détenus arbitrairement depuis un an doivent être libérés et les charges retenues contre eux abandonnées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 May 2024 09:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Dior Couture]]></category>
		<category><![CDATA[Fashion]]></category>
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		<category><![CDATA[La une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error sit voluptatem accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam.</p>
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<h1 id="article-title" class="article-title"></h1>
</header>
<article class="article-content" aria-labelledby="article-title">Les autorités tunisiennes doivent libérer immédiatement et sans condition six opposants politiques détenus arbitrairement depuis un an et faisant l’objet d’<a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2023/03/tunisia-authorities-must-free-prisoners-held-in-latest-crackdown/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accusations infondées</a> de « complot contre la sûreté de l’État » en raison de leur opposition politique présumée et pour avoir exercé leur droit à la liberté de réunion, a déclaré Amnesty International.</p>
<p>En janvier 2024, la justice a rejeté les derniers recours en date contre le maintien prolongé en détention provisoire de ces six hommes, qui avaient été déposés par le Comité de défense des détenus politiques, ce qui laisse penser que le gouvernement ne compte pas céder sur son affaire de « complot » dans laquelle au moins 50 personnes ont été poursuivies jusqu’à présent.</p>
<p>« Le rejet des derniers recours est scandaleux quand cela fait 12 mois que les autorités judiciaires n’apportent pas la moindre preuve d’actes commis par les personnes détenues qui pourraient constituer une infraction reconnue par le droit international. Ces responsables politiques, avocats et anciens membres du Parlement n’auraient jamais dû être arrêtés, a déclaré Heba Morayef, directrice du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.</p>
<p>« Il est évident que les autorités tunisiennes les maintiennent enfermés pour des motifs politiques. Elles doivent les libérer immédiatement et abandonner toutes les charges qui pèsent sur eux. Depuis un an, les autorités ont intensifié leur utilisation abusive de la justice pénale pour museler la dissidence politique et instiller la peur chez tous les opposant·e·s politiques. »</p>
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>Le rejet des derniers recours est scandaleux quand cela fait 12 mois que les autorités judiciaires n’apportent pas la moindre preuve d’actes commis par les personnes détenues qui pourraient constituer une infraction reconnue par le droit international.</p>
<p><cite>Heba Morayef, directrice du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International</cite></p></blockquote>
<p>Le 11 février 2023, le gouvernement tunisien a ouvert une enquête visant <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2023/03/tunisia-authorities-must-free-prisoners-held-in-latest-crackdown/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">17 personnes</a> et « toute autre personne affiliée » pour plusieurs chefs d’inculpation, dont celui de « complot contre la sûreté de l’État ». Les forces de sécurité ont arrêté huit figures de l’opposition entre le 11 et le 25 février dans le cadre de cette enquête. Ces personnes ont été interrogées et placées en détention provisoire. En juillet 2023, deux d’entre elles, Chaïma Issa et Lazhar Akremi, ont été remises en liberté après que leurs avocat·e·s ont fait appel de leur placement en détention provisoire, mais elles continuent d’avoir l’interdiction de voyager et « d’apparaître dans des lieux publics ».</p>
<p>Les six autres figures de l’opposition arrêtées pendant la même période sont maintenues en détention. Khayam Turki, Abdelhamid Jlassi, Jaouher Ben Mbarek, Ridha Belhaj, Ghazi Chaouachi et Issam Chebbi sont incarcérés à la prison de Mornaguia, près de Tunis. Le 12 février 2024, ils ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention arbitraire. Deux d’entre eux ont dû y renoncer pour raisons de santé, mais Khayam Turki, Abdelhamid Jelassi, Issam Chebbi et Jaouher ben Mbarek la poursuivent.</p>
<figure class="aimc-ignore wp-block-image size-large is-resized">
<div><img decoding="async" class="aiic-ignore wp-image-207678" src="https://www.amnesty.org/en/wp-content/uploads/2024/02/GettyImages-1651364838-scaled-e1708622764716-1024x832.jpg" alt="Des manifestant·e·s rassemblés devant la Cour suprême pour demander la libération des prisonniers et prisonnnières politiques, dont Ghazi Chaouachi, en photo sur l'afiche, à Tunis, Tunisie le 7 septembre 2023." /></div><figcaption class="wp-element-caption">Des manifestant·e·s rassemblés devant la Cour suprême pour demander la libération des prisonniers et prisonnnières politiques, dont Ghazi Chaouachi, en photo sur l’afiche, à Tunis, Tunisie le 7 septembre 2023.</figcaption></figure>
<p>Depuis que l’enquête a débuté en février 2023, les autorités judiciaires ont convoqué au moins 42 autres militant·e·s politiques, membres de l’opposition, hommes d’affaires, anciens membres du Parlement, avocat·e·s, défenseur·e·s des droits humains et anciens responsables des forces de sécurité pour les interroger dans le cadre de la même affaire.</p>
<p>« Les autorités ont continué leur chasse aux sorcières dans cette affaire de complot dénuée de tout fondement. Elles ont convoqué des dizaines de personnes pour les interroger, en les menaçant et en les intimidant, et pour Ayachi Hammami, en lui interdisant de voyager et “d’apparaître en public”, ce qui constitue une grave restriction de ses droits individuels », a déclaré Heba Morayef.</p>
<h2 id="h-je-ne-comprends-pas-pourquoi-j-ai-ete-detenue" class="wp-block-heading"><strong>« Je ne comprends pas pourquoi j’ai été détenue »</strong></h2>
<p>Les autorités n’ont pas démontré que la détention provisoire des six hommes encore privés de liberté dans cette affaire était nécessaire et proportionnée, comme le prévoit le droit international.</p>
<p>Aux termes du <a href="https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/international-covenant-civil-and-political-rights" target="_blank" rel="noreferrer noopener">droit international relatif aux droits humains</a>, la présomption d’innocence fait partie des garanties du droit à un procès équitable (article 14 du PIDCP). Le droit international prévoit que les personnes inculpées d’une infraction pénale ne seront pas placées en détention pendant l’enquête ou en attendant le procès, sauf si cela est strictement nécessaire. La détention provisoire ne peut être justifiée que pour un nombre limité de motifs tels que le risque de fuite, de grave préjudice causé à autrui ou d’ingérence dans les éléments de preuve ou dans l’enquête.</p>
<blockquote class="blockquote is-lined"><p>À ce jour, je ne comprends pas pourquoi j’ai été détenue et pourquoi j’ai été remise en liberté tandis que mes amis qui font l’objet des mêmes accusations infondées sont toujours en détention. Cette situation confirme que tout cela est arbitraire.</p>
<p><cite>Chaima Issa, militante politique détenue durant 5 mois</cite></p></blockquote>
<p>L’avocat Samir Dilou, qui représente ces six détenus, a déclaré à Amnesty International :</p>
<p>« La plupart des détenus n’ont pas revu le juge depuis qu’il les a interrogés les 24 et 25 février de l’an dernier. Ils n’ont fait l’objet d’aucun nouvel interrogatoire et n’ont pas été confrontés à des éléments à charge. Ils restent simplement assis dans leurs cellules. Il n’y a aucune évolution de l’enquête qui justifierait de les maintenir en détention. »</p>
<p>Chaïma Issa, qui faisait partie des militant·e·s politiques placés en détention et libérés cinq mois plus tard, a déclaré :</p>
<p>« À ce jour, je ne comprends pas pourquoi j’ai été détenue et pourquoi j’ai été remise en liberté tandis que mes amis qui font l’objet des mêmes accusations infondées sont toujours en détention. Cette situation confirme que tout cela est arbitraire. »</p>
<h2 id="h-harcelement-judiciaire-des-avocat-e-s" class="wp-block-heading"><strong>Harcèlement judiciaire des avocat·e·s</strong></h2>
<p>Dans une autre procédure, trois membres de l’équipe de défense des six hommes détenus font l’objet de poursuites pénales en lien avec des déclarations qu’ils ont faites au sujet de l’affaire. Amnesty International a examiné les déclarations en question et constaté qu’elles étaient toutes protégées par le droit à la liberté d’expression. Les autorités judiciaires ont engagé des poursuites contre les avocat·e·s Islam Hamza, Dalila Msaddak et Abdelaziz Essid, qui sont notamment accusés d’avoir « diffusé de fausses nouvelles », « nui aux tiers à travers les réseaux publics des télécommunications » et « imputé à des fonctionnaires publics ou assimilés des faits illégaux en rapport avec leurs fonctions, sans en établir la véracité ».</p>
<p>Abdelaziz Essid doit comparaître devant un juge le 23 février pour avoir « nui aux tiers à travers les réseaux publics des télécommunications » et « imputé à des fonctionnaires publics ou assimilés des faits illégaux en rapport avec leurs fonctions, sans en établir la véracité » car il a mis en avant des incohérences dans les dates et les faits figurant dans le dossier de l’affaire de « complot » qui laissent penser que celui-ci pourrait avoir été trafiqué. S’il est reconnu coupable, il encourt jusqu’à quatre ans d’emprisonnement.</p>
<h2 id="h-complement-d-information" class="wp-block-heading"><strong>Complément d’information</strong></h2>
<p>En avril 2023, le juge a ajouté 23 noms supplémentaires sur la liste des suspects dans l’enquête pour « complot contre la sûreté de l’État », comportant ceux de membres de l’opposition, de militant·e·s politiques et d’anciens membres des services de sécurité. Le 3 mai 2023, <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2023/05/tunisia-authorities-add-human-rights-lawyers-to-trumped-up-conspiracy-case/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quatre nouvelles personnes</a> – toutes des avocat·e·s – ont été ajoutées à la liste de suspects. Le 11 août 2023, le juge a encore ajouté 11 autres noms parmi les suspects dans cette affaire.</p>
<p>Entre juillet et octobre 2023, le juge d’instruction et la police ont convoqué des dizaines de personnes pour les interroger en lien avec l’affaire de « complot », en leur posant des questions sur leur relation avec les personnes détenues et sur leurs activités politiques, semble-t-il.</p>
<p>Depuis février 2023, au moins 20 autres <a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/mde30/7517/2023/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">opposant·e·s politiques</a> et détracteurs supposés du gouvernement ont été arrêtés, <a href="https://www.amnesty.org/fr/documents/mde30/7257/2023/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détenus</a> et parfois <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2023/05/tunisia-ghannouchi-sentencing-marks-aggressive-crackdown-on-saied-opposition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamnés</a> pour diverses accusations liées à leurs activités politiques pacifiques ou pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression.</p>
</article>
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