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	<title>Archives des Libye - Le pont de Genève</title>
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		<title>Libye : et si la sortie de crise s&#8217;appelait Al-Senussi ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 09:06:38 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Tripoli, mur d&rsquo;enceinte de la mission diplomatique. Un garde souffle dans ses mains. L&rsquo;hiver approche. À l&rsquo;intérieur, on parle. On chuchote. Un nom, surtout. Nasser Salah Mansour Safi Al-Din Al-Sharif Al-Senussi. Cinquante-quatre ans. Pas un centime de dette politique envers les milices. Pas une seule bataille à son actif. Pas une déclaration fracassante. Juste un réseau. Immense. De l&rsquo;est, de l&rsquo;ouest, du sud. Des hommes de pouvoir, des notables, des techniciens. Et une idée fixe, racontent ses proches : le dialogue, d&rsquo;abord. Toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi lui, maintenant ? Parce que la Libylie n&rsquo;en peut plus. Parce que les gouvernements de transition se succèdent, identiques. Parce que les élections promises pour 2021 sont mortes-nées. Parce que la rue grogne. Parce que les puissances étrangères s&rsquo;épuisent à jouer les marionnettistes. Alors on cherche. On gratte. On ose des hypothèses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Senussi n&rsquo;est pas un candidat. Pas encore. Peut-être jamais. Mais son nom flotte. Dans les salons de l&rsquo;ONU à Genève. Dans les messageries chiffrées des diplomates. Dans les conversations des chefs tribaux qui ne se parlaient plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;homme qui vient de l&rsquo;ombre, mais pas de nulle part</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;a pas d&rsquo;armée. Pas de milice à sa botte. Pas de compte en banque suisse alimenté par le pétrole. Cette faiblesse, ses partisans en font une force. Al-Senussi ne doit rien à personne, sinon à son nom. Et ce nom pèse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son grand-père, Safi Al-Din Al-Sharif Al-Senussi. Résistant à l&rsquo;Italie fasciste. Bâtisseur de l&rsquo;État libyen naissant. Celui qui refusa de plier. Plus tard, la monarchie tombe. Kadhafi balaie tout. La famille se terre. Puis l&rsquo;exil discret. Nasser naît loin des projecteurs. Grandit dans l&rsquo;ombre de cette histoire. Une histoire glorieuse, mais encombrante. Un héritage royal sans nostalgie affichée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À force de patience, il tisse. Des rencontres à Benghazi. Des déjeuners à Misrata. Des médiations dans le Fezzan, là où le sud brûle et où personne ne va. Sans fanfare. Sans conférence de presse. En silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui l&rsquo;ont croisé décrivent un homme calme. Économiste de formation. Administrateur rodé aux dossiers concrets : routes, électricité, salaires. Pas un théoricien. Pas un idéologue. Un faiseur de liens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le piège libyen : tout consensus est une cible</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reste l&rsquo;os. Le vrai. Le blocage originel. La Libye n&rsquo;est pas un pays, disent les pessimistes. C&rsquo;est une collection de territoires armés. Chaque région a son chef. Chaque chef a ses bailleurs étrangers. Chaque bailleur a son agenda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;est tient par Haftar et ses alliés égyptiens. L&rsquo;ouest vit sous la férule mouvante des milices tripolitaines. Le sud, abandonné, regarde le Tchad et le Niger. Au milieu, l&rsquo;État ? Un fantôme. La Banque centrale elle-même est coupée en deux. Le pétrole, source de toutes les convoitises, régulièrement bloqué par un groupe armé ou une tribu mécontente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce chaos, Al-Senussi voudrait faire quoi ? Asseoir tout le monde autour d&rsquo;une table. Écrire une feuille de route. Organiser des élections. Vraies. Libre. Avec des perdants et des gagnants. Naïf ? Peut-être. Mais les Libyens ordinaires, ceux qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;armes, ne demandent pas mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sceptiques ricanent. « Un Senoussi ? La monarchie, c&rsquo;est fini depuis 1969. » Les inquiets tremblent : trop proche de l&rsquo;est pour l&rsquo;ouest, trop proche de l&rsquo;ouest pour l&rsquo;est. Les réalistes haussent les épaules : sans soutien militaire, aucun homme ne tient à Tripoli plus de six mois.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Et pourtant, les murmures persistent</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi, alors, son nom continue-t-il de tourner ? Parce que l&rsquo;échec des autres est total. Parce que Fayez el-Sarraj a jeté l&rsquo;éponge. Parce qu&rsquo;Abdul Hamid Dbeibah, affaibli, gère sans gouverner. Parce qu&rsquo;Aguila Saleh incarne un est trop raide. Parce que la communauté internationale, ivre de contradictions, ne parvient plus à imposer son homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors on cherche ailleurs. On cherche un profil hybride. Un passeur. Quelqu&rsquo;un qui puisse tendre des ponts sans brûler les siens. Al-Senussi correspond à ce désespoir élégant. Pas par ses déclarations – il n&rsquo;en fait pas. Mais par sa simple présence. Par sa capacité à exister sans provoquer de rejet immédiat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplomate européen, sous couvert d&rsquo;anonymat, glisse : « Dans ce pays, accepter que quelqu&rsquo;un vous parle déjà, c&rsquo;est un début. Lui, il parle à tout le monde. C&rsquo;est plus rare qu&rsquo;on ne croit. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;instant, l&rsquo;intéressé se tait. Aucune annonce. Aucune communication. Peut-être attend-il. Peut-être ne veut-il rien. Peut-être, au contraire, prépare-t-il son terrain en silence, comme il a toujours fait.</p>
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		<title>Tunisie, Algérie, Libye : le rendez-vous manqué ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 15:19:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre rivalités historiques, lenteur diplomatique et inertie économique, les trois pays du Maghreb central peinent à transformer leur proximité en puissance commune. Eau, énergie, infrastructure, sécurité, qu’il s’agisse de secteurs vitaux à la paix sociale ou au progrès économique, l’Algérie, la Tunisie et la Libye sont confrontées à des défis communs monumentaux. Si la cordialité [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Entre rivalités historiques, lenteur diplomatique et inertie économique, les trois pays du Maghreb central peinent à transformer leur proximité en puissance commune. Eau, énergie, infrastructure, sécurité, qu’il s’agisse de secteurs vitaux à la paix sociale ou au progrès économique, l’Algérie, la Tunisie et la Libye sont confrontées à des défis communs monumentaux. Si la cordialité et l’amitié historiques entre ces trois pays du Maghreb encourage la coopération entre leurs Etats, ce qui était autrefois un choix deviendra bientôt une nécessité.</p>
<p><strong>Par: Nizar JLIDI *</strong></p>
<p>La Tunisie, l’Algérie et la Libye partagent plus qu’une Histoire commune. Au fil des décennies, même si tous les projets d’union économique ou politique, incluant les autres pays du Maghreb, se sont heurtés aux impératifs d’alignements diplomatiques, la relation entre les trois Etats est restée relativement cordiale. Le soutien mutuel entre les trois Etats a connu des hauts et des bas. Cependant, au vu des enjeux nationaux de premier plan auxquels sont confrontés la Libye (infrastructures et sécurité), l’Algérie (commerce et produits de première nécessité) et la Tunisie (énergie et industrie), une collaboration étroite est préconisée.</p>
<p>Certes, les trois pays se sont respectivement appuyés sur d’autres soutiens étrangers afin de pallier aux urgences économiques notamment. A titre d’exemple, la Libye a partiellement résolu son souci de manque d’eau via le projet de la grande rivière artificielle (GMMR). La Tunisie, elle, bien qu’elle importe une grande partie de ses besoins en produits d’industrie lourde, elle a parallèlement investi dans la transformation des produits d’énergie en provenance des deux pays voisins. Quant à l’Algérie, qui désenclave progressivement ses échanges commerciaux, elle profite également de sa proximité à ses voisins pour étendre ses marchés internationaux et consolider ses projets régionaux.</p>
<p>Des efforts salubres mais limités si les trois Etats veulent résister à leur exposition au mondialisme. Toutefois, on voit germer des avant-projets de plus grande dimension. Serait-ce l’opportunité de fructifier et de renforcer le partenariat entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye ? Mais surtout, une codépendance de fait entre les trois Etats est-elle réellement un choix ?</p>
<p><strong>Tunisie : des acquis bâclés et un potentiel sous-exploité </strong></p>
<p>Etant le territoire central d’une potentielle union tripartite avec l’Algérie et la Libye, la Tunisie a fort à gagner. Si la Tunisie de Kais Saïed a récemment cumulé les échecs diplomatiques, elle n’en reste pas moins efficace lorsqu’il s’agit de la fluidité des rapports avec ses voisins. En effet, le pays nord-africain privilégie – par la force des choses ? – l’export des produits agricoles, les joint-ventures, l’import du gaz et du pétrole et autres enjeux stratégiques, en direction de la Libye et de l’Algérie.</p>
<p>Néanmoins, depuis 2010, aucun cabinet diplomatique tunisien n’est resté en poste pour plus de deux ans. Une instabilité, en dépit de ses raisons, qui empêche ne serait-ce que la participation efficace de Tunis dans une potentielle expansion en Libye ou en Algérie. Cela n’a pas empêché la conduite des affaires courantes. Mais des projets tels que la nouvelle <a href="https://lapresse.tn/2025/04/12/zone-economique-franche-pour-la-tunisie-lalgerie-et-la-libye-un-nouveau-chapitre-economique-en-mediterranee/">Zone Economique Franche</a> (la Tunisie en compte une déjà pour les échanges avec chacun de ses voisins, soit deux au total) demande davantage de lobbying de la part de la diplomatie tunisienne.</p>
<p>A titre d’exemple, en 2019, le Tunisia-Africa Business Council a initié un projet de formation massive de codeurs au Ghana, afin de garantir l’autonomie de production des solutions industrielles. Le projet de ce futur tech-hub a finalement été repris par les Emirats arabes Unis (UAE) et lancé en 2024. Un projet qui aurait pu être réalisé en Tunisie, avec des ressources internes, et un financement libyen et algérien.</p>
<p>Surtout que l’on sait que, depuis, les géants <a href="https://energycapitalpower.com/digital-innovation-in-libyas-oil-and-gas-sector/">National Oil Corporation (NOC) en Libye</a> et l’Entreprise nationale algérienne du forage (ENAFOR) ont tous les deux investi dans la formation de codeurs. Les deux entreprises ont fait appel à des formateurs de Russie et de Grande Bretagne, et usent pour leurs projets respectifs d’infrastructure externe (cloud et datacenters) américaine.</p>
<p>Si l’on part du principe que la Tunisie est, de fait, le quatrième pays africain en termes d’investissements dans le développement numérique des solutions industrielles, la perte des marchés dans les pays voisins est tout au moins un scandale.</p>
<p>Et ça ne s’arrête pas là. Car si la Tunisie est dotée d’excellentes ressources humaines (ingénieurs, main d’œuvre spécialisée etc..), ces dernières ne contemplent même plus l’émigration vers la Libye ou l’Algérie. Pourtant, ça n’a pas toujours été le cas. La tendance s’étend également au secteur d’import-export, à l’agriculture, aux jumelages universitaires, et même à la coopération sécuritaire sur les frontières communes !</p>
<p>On pourrait supposer que ce contexte est inévitable. Toutefois, le canaliser via des structures existantes est tout à fait possible. Il n’y a certainement pas de manque de sociétés binationales ou régionales dont la chaine s’étend entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye. Et de par leur situation diplomatique respective, la Libye et l’Algérie n’ont aucune pression étrangère visant à snober des offres avantageuses de la part d’un Etat voisin et ami. Un échec diplomatique ? Probablement. Pourtant, les aléas économiques régionaux condamnent le choix de la division, par intérêt commun.</p>
<p><strong>Algérie : la sortie de la manne chinoise et la coopération régionale</strong></p>
<p>Il n’est pas habituel pour l’Etat algérien de baser ses décisions stratégiques exclusivement sur le gain. A titre d’exemple, la coopération sécuritaire et scientifique avec la Russie, ou encore l’entrée massive de la Chine dans le marché de l’infrastructure depuis une dizaine d’années, montrent qu’au-dessus de tout, Alger cherche des partenariats gagnant-gagnant.</p>
<p>En effet, même lorsqu’il s’agit de sa relation avec les puissances mondiales, l’Algérie veille à ce que sa balance commerciale demeure globalement positive – exempli gratia, lors de l’annonce des droits de douane par les Etats-Unis. Dans les détails, il s’agit d’équilibrer les choix diplomatiques avec la viabilité du commerce international. Parmi lesdits choix, celui de rompre avec le Maroc. Les tensions sont insolubles et le contexte est celui d’une guerre froide. Mais avec la Tunisie et la Libye, l’Algérie a toujours veillé à ce que les relations demeurent au beau fixe.</p>
<p>Cela montre surtout que dans l’intérêt même de l’Algérie, faire évoluer les relations, économiques notamment, avec la Libye et la Tunisie est indispensable. L’Algérie s’inscrit automatiquement, de par ses relations avec la Chine et son ambition d’intégrer les BRICS, dans le plan de la nouvelle route de la soie (BRI). La Chine a investi massivement, depuis 2011, dans l’infrastructure algérienne, moyennant ses propres fonds et ses propres ouvriers (les ouvriers chinois sont quasiment aussi nombreux que les ressortissants libyens et tunisiens en Algérie). Un partenariat indispensable pour l’Algérie, mais loin d’être tenable sur le long terme. <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/03/18/en-algerie-la-chine-n-investit-pas-beaucoup-mais-elle-compte-enormement_5437927_3212.html">Les investisseurs chinois ont tendance à fuir les pays africains après toute fluctuation politique</a>, aussi minime soit-elle.</p>
<p>D’un autre côté, la seule constante pour l’Algérie a été sa relation fraternelle avec la Tunisie et la Libye, avec lesquelles elle partage 2 milliards de dollars d’échanges commerciaux annuels chacune ! Une masse d’échange énorme, mais avec une grande marge d’amélioration. Il faut rappeler que la frontière Est de l’Algérie a connu pas mal de turbulences durant la décennie passée. La fluidité du commerce informel a été touchée, mais également le transport des ressources. Tant et si bien que le président Tebboune a levé, en octobre dernier, les restrictions sur les importations de matières premières essentielles. Une grande partie de ces dernières provient d’Europe, mais également de la Tunisie, ou encore transite par la Libye et la Tunisie.</p>
<p>Deux enjeux, surtout, priment sur ces échanges du côté algérien : celui de l’exportation du gaz naturel vers l’Europe, qui passe en grande partie par la Tunisie, et celui de la vente des engrais phosphatés, dont la Libye est un grand client et distributeur à la fois.</p>
<p><strong>Libye : discuter, mais avec qui ?</strong></p>
<p>Pour la Tunisie et l’Algérie, la Libye est un bon voisin, en dépit des problèmes qu’elle traverse. Depuis la fin de la guerre civile en Libye, mais également de la crise de la Covid-19, les relations avec ses voisins ne cessent de s’améliorer. Du côté tunisien, la reprise du commerce et la réouverture des frontières ont été plutôt réactives. L’Algérie, elle, reste relativement vigilante.</p>
<p>Il faut dire que les frontières partagées ne sont pas les mêmes pour les deux voisins de la Libye. Des frontières qui, aujourd’hui, sont parsemées de zones militaires. Etrangement, la présence militaire protège également le passage des marchandises et des voyageurs.</p>
<p>Toutefois, l’Etat libyen est divisé. Et les autorités algériennes et tunisiennes doivent périodiquement changer d’interlocuteur. Cela introduit un aspect cynique aux relations régionales, modéré par l’importance du marché libyen. Qu’il s’agisse de produits agricoles, manufacturés, d’industrie lourde ou de transfert technologique, la Libye importe massivement de ses voisins. Un contexte qui met l’Algérie et la Tunisie en concurrence directe avec l’Egypte d’un côté, et avec l’Europe et la Turquie de l’autre. Au final, pour l’Etat libyen, que ce soit le gouvernement à l’Ouest, ou les autorités de l’Armée nationale libyenne (ANL) à l’Est, les règles de concurrence s’imposent. La meilleure offre trouve souvent son chemin vers le marché libyen. Cependant, l’Etat libyen divisé ne peut garantir la sécurité des investissements, ni même celle des ressortissants algériens et tunisiens.</p>
<p>La Tunisie et l’Algérie semblent unies, et neutres, dans leur position quant à la situation libyenne. Une neutralité qui garantit la continuité des échanges commerciaux, mais qui ne promet rien quant à l’évolution des rapports. Il semble que ce statu quo trouve du répondant auprès des voisins de l’Ouest. La Libye quant à elle nécessite la coopération avec la Tunisie, notamment dans le secteur médical et les produits essentiels. Du coté algérien, la coopération avec la Libye dans les hydrocarbures nécessite la stabilité le long des frontières communes. L’algérien Sonatrach, le britannique BP et l’italien ENI ne peuvent agir dans le Massif du Hoggar (en Algérie) ou au Ghat (en Libye) sans les assurances des deux Etats. Beaucoup d’enjeux géostratégiques reposent sur l’entente mutuelle des parties concernées par la production pétrolière de cette région désertique. Qu’il se passe quoi que ce soit à Tripoli, à Benghazi ou à Syrte, le sud libyen semble donc épargné par les milices libyennes comme par les groupes terroristes qui sévissent dans le sud libyen.</p>
<p>Une « paix pétrolière » assurée par l’armée algérienne, sans doute, mais qui profite aux trois pays voisins qui y gagnent finalement la paix dans le désert.</p>
<p><strong>Tunisie, Algérie et Libye : on ne choisit pas sa famille</strong></p>
<p>Tant d’exemples qui montrent que, finalement, les trois pays sont confrontés à de différents problèmes internes, mais aux mêmes enjeux futurs. Globalement, l’indice de développement humain (IDH) des trois pays est sensiblement le même. Socialement, les populations affrontent les mêmes défis. Les Etats, eux, ont des priorités différentes, mais qui n’ont pas à l’être.</p>
<p>Premièrement, le bloc des trois pays contrôle de facto la route Suez-Gibraltar, qui représente grossièrement le tiers des échanges commerciaux dans le monde. Un meilleur investissement dans les ports en eau profonde (déjà présents ou au stade de projet) serait un bon pas vers l’intégration de la Tunisie, la Libye et l’Algérie dans le commerce mondial. Des projets monstrueux certes, mais dont le rendement est plus que certain, et touche d’autres dossiers sensibles comme la sécurité maritime en méditerranée, l’immigration clandestine – une carte à jouer vis-à-vis de l’Europe – et la promotion de la transformation digitale. Le système de câbles de fibre optique sous-marins Medusa est également un levier de puissance mondiale, dont cinq des sept corridors passent par les eaux territoriales algériennes, tunisiennes et libyennes.</p>
<p>Ensuite, même si la communication officielle des trois pays tourne surtout autour d’une « révolution écologique » utopique, qui ne cesse de prouver ses limites économiques, l’agriculture, elle, est un domaine beaucoup plus concret. L’Algérie est un leader mondial dans la production des engrais, continuellement à la recherche de nouveaux marchés. La Libye, contrairement aux idées préconçues, possède trente millions d’hectares de terres arables non exploitées. Les spécialistes parlent d’un manque d’eau et d’incitations de l’Etat.  En effet, afin de maintenir l’équilibre de ses nappes phréatiques, la Libye investit beaucoup dans la désalinisation, au lieu de l’agriculture mécanisée ; alors que cette dernière, moyennant les bonnes technologies, peut permettre de subvenir aux besoins du consommateur libyen tout en réduisant le cout de l’irrigation et allégeant celui des imports.</p>
<p>Une question d’organisation dont souffre la Tunisie également, où l’agriculture est un secteur économique de premier plan. Pourtant, les problèmes de ce secteur sont multiples : manque de semences (à cause des monopoles des entreprises étrangères), des cultures maraichères agronomiquement contreproductives (comme les tomates et les pastèques destinées à l’export) etc… des difficultés dont les solutions existent déjà de l’autre côté des frontières. En effet, les initiatives d’agriculture durable en Tunisie se heurtent souvent aux prix des engrais ou à la complexité des procédures.</p>
<p>Puis, qu’il s’agisse de l’Algérie, la Tunisie ou la Libye, l’importation des matières premières, surtout des autres pays d’Afrique, se fait par initiative du secteur privé. Plusieurs puissances africaines, comme l’Ethiopie, le Ghana ou le Sénégal, n’ont pas de médiateurs lors de leurs négociations avec les industriels maghrébins. Surtout, les Etats du Maghreb central n’interviennent presque jamais dans le commerce africain, ni via leurs propres représentations diplomatiques, ni en faisant appel à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou aux différentes structures de l’Union africaine. Une démission qui interroge, notamment lorsqu’on sait que la Libye, la Tunisie et l’Algérie importent massivement les mêmes matières premières (bois, cuivre, aluminium, cacao, café, coton…) au prix fort d’Europe et d’Amérique latine.</p>
<p>Alors oui, des solutions existent pour baisser les couts de l’importation, ou investir dans le développement durable dans la région d’Afrique du nord. Cependant, l’intervention des Etats concernés est indispensable, et se doit d’être ciblée afin d’atteindre les meilleurs résultats. Reste à savoir s’il existe une volonté politique à la hauteur. Car on ne choisit pas sa famille, mais lorsque les temps sont durs, il faut savoir faire front.</p>
<ul>
<li><em>Journaliste et analyste géopolitique Maghreb / Moyen-Orient</em></li>
</ul>
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		<title>Libye : l’Etat de l’allégeance et le peuple du désaveu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 14:20:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le 12 et le 15 mai, la capitale libyenne Tripoli a de nouveau été secouée par des affrontements entre milices armées. Depuis, la situation s’est relativement apaisée, mais est-ce le calme avant la tempête ? Par: Nizar JLIDI * Lundi 12 mai, le chef de la milice tripolitaine Dispositif de soutien à la stabilité [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre le 12 et le 15 mai, la capitale libyenne Tripoli a de nouveau été secouée par des affrontements entre milices armées. Depuis, la situation s’est relativement apaisée, mais est-ce le calme avant la tempête ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par: Nizar JLIDI *</strong></p>
<p><br />Lundi 12 mai, le chef de la milice tripolitaine Dispositif de soutien à la stabilité (SSA), Abdel Ghani Al-Kikli, a été assassiné. Une autre milice, la Brigade 444, celle-ci affiliée au Gouvernement d’unité nationale (GNU), aurait été le commanditaire de l’assassinat. La brigade 444, dirigée par le colonel Mahmoud Hamza, est depuis deux ans loyale au Premier ministre libyen et chef de la GNU Abdel Hamid Dbeibah.<br />L’assassinat d’Al Kikli et ses gardes du corps a eu lieu lors d’un guet-apens, dans un secteur de Tripoli contrôlé par le gouvernement par le biais de la brigade 444. Depuis des années maintenant, le Premier ministre Dbeibah se maintient au pouvoir en assurant un statu quo entre plusieurs milices, dont certaines administrent des villes entières et font office de forces de l’ordre. La milice SSA d’Al Kikli, elle, était jugée plus corrompue que les autres. En effet, la SSA est accusée depuis des années de traite d’humains, de trafic de drogue et d’assassinats entre autres.<br />Dans son dernier discours en date, le 17 mai, le Premier ministre Dbeibah a énuméré ces crimes commis par Al Kikli, suggérant sans l’admettre que son assassinat était une décision politique. Par ailleurs, deux ministres et plusieurs hauts fonctionnaires ont présenté leur démission depuis.</p>
<h3><br /><strong>Etat de l’allégeance</strong></h3>
<p><strong><br /></strong>Un crime d’Etat ? L’accusation a été, en dépit des circonstances, balayée d’un revers de main. Depuis son entrée en fonction, Abdel Hamid Dbeibah a tant bien que mal canalisé la violence des milices dans la capitale de la Libye, voire dans toute la province de l’Ouest, la Tripolitaine. Il a été lui-même ciblé par trois tentatives d’assassinat confirmées. Sa prise de pouvoir fait suite au chaos de la seconde guerre civile entre 2013 et 2020. L’échec du GNU à organiser des élections relève, lui, plus de la division du pays que de la volonté du gouvernement de l’Ouest. Et ce, malgré les pressions internationales.<br />Il serait donc vain d’énumérer les partenaires nationaux et internationaux, ou les méthodes, qui ont permis à Dbeibah de se maintenir au pouvoir. Les présumées alliances avec des milices, elles, font partie des non-dits, voire des aléas de la gestion de la poudrière qu’est devenu Tripoli. Mais de là à ordonner un assassinat qui a plongé la capitale dans le chaos, rien n’est moins sûr.<br />Surtout que ces premières escarmouches qui ont opposé la Brigade 444 au SSA ont rapidement dégénéré, s’étendant à d’autres factions. Notamment, une beaucoup plus influente que la SSA, la Force Radaa. Cette dernière contrôle les deux aéroports de la capitale, l’Aéroport international de Tripoli et Miitiga, plus au nord. La Force Radaa aurait été provoquée par les menaces de Dbeibah qui, le lendemain de l’assassinat d’Al Kikli, avait annoncé le « démantèlement des milices ». Un slogan porté par Dbeibah et ses soutiens depuis des années maintenant.<br />Ainsi, la milice Radaa a fait des tirs d’artillerie dans le centre de Tripoli, avant de déployer des soldats le long de ses fiefs. Les combats ont donc duré deux jours, jusqu’au 15 mai. Selon Reuters et l’AFP, des négociations auraient eu lieu entre le gouvernement et la Force Radaa, dont la réaction avait pour origine la « désinformation ». Un conflit qui s’est donc soldé par la mort du chef d’une milice, d’une soixantaine de miliciens des deux côtés, et de l’indignation de la population de la capitale, qui manifeste massivement depuis plus d’une semaine.</p>
<h3><br /><strong>Le désaveu du peuple</strong></h3>
<p><strong><br /></strong>Un ras-le-bol copieusement ignoré par les médias internationaux. Les slogans portés par les manifestants varient de la dénégation des milices armées, aux exigences de démission de Dbeibah et du GNU.<br />Selon l’analyste Jalel Harchaoui, ce qui s’est réellement passé était différent de ce que les médias ont relayé. Le chercheur affirme que l’assassinat d’Abdel Ghani Al-Kikli a été « mené d’une manière chirurgicale et très bien exécuté ». Or, il explique, dans une interview accordée à RFI, que Dbeibah (dont il suggère avoir été le commanditaire de cet assassinat), s’est montré plus gourmand en voulant s’en prendre à la Force Radaa.<br />En effet, il est très probable que la Force Radaa reçoive un soutien discret des rivaux du GNU, la famille Haftar et son chef le maréchal Khalifa Haftar. Le chef militaire qui contrôle de facto l’Est du pays n’a, en effet, jamais caché son ambition de diriger la Libye. Toutefois, accusé lui-même de crimes contre l’humanité, et désavoué par l’Organisation des Nations unies (ONU), le maréchal est de plus en plus réservé. Certes, il est accueilli publiquement par certains chefs d’Etat, et fait plus de diplomatie que lors de la guerre fratricide de 2013. Cependant, sur le terrain, c’est son fils Saddam Haftar qui est actuellement à la tête de l’Armée nationale libyenne (ANL).<br />Reste que, même si les Haftar ont l’avantage militaire, ils demeurent reclus à la Cyrénaïque ; plus précisément à leur siège de pouvoir à Benghazi. Et malgré toutes leurs tentatives d’arracher le pouvoir à Dbeibah &#8211; Khalifa Haftar est adoubé par le parlement parallèle installé à Tobrouk – ce dernier retient un certain consensus (bien que relatif) à l’internationale. Les deux parties profitent, cela dit, de manière équitable de la rente pétrolière. Car si les dirigeants libyens des deux côtés acceptent le statu quo, sur le plan national comme dans leurs provinces respectives, c’est surtout grâce aux revenus de l’or noir, et en dépit des populations.<br />Quoi qu’il en soit, Tripoli jouit aujourd’hui d’un calme prudent, à peu près le même depuis des années. Le calme demeure toutefois précaire, et loin d’être tenable sur le long terme.</p>



<h3><br /><strong>Le calme avant la tempête</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><br /></strong>Si, par le passé, un tel événement aurait donné suite à des négociations publiques, ce ne semble pas être le cas cette fois. Il semble surtout que la mort d’Abdel Ghani Al-Kikli, étrangement, arrange tout le monde. A l’Est, Haftar et son parlementaire-en-chef, Aguila Salah, semblent pris au dépourvu par les évènements à Tripoli. Quant à Dbeibah, lors de son discours du 17 mai, il ne semblait pas perturbé par les manifestations appelant à sa démission. Le Premier ministre appelait même à « saisir<br />l’opportunité de se débarrasser des milices qui font chanter l’Etat », tout en faisant l’éloge de celles qui « ont intégré les institutions ».<br />Pour le webzine Orient XXI, Dbeibah voudrait « devenir le Haftar de l’Ouest ». Une possibilité qui interroge car, concrètement, la trêve entre Tripoli et Benghazi dépend beaucoup plus du soutien international que de la seule volonté du gouvernement ou de Haftar.<br />De fait, l’influence des milices de la Tripolitaine a été réduite à celle de la Brigade 444 d’un côté, et la Force Radaa de l’autre. Or, si les deux milices (et leurs satellites respectifs) sont partagées sur leurs zones d’influence et leur relation avec le GNU et Dbeibah, elles jouissent à mesure égale des mêmes soutiens internationaux. Mahmoud Hamza (Brigade 444) et Abderraouf Kara (Force Radaa) se procurent, principalement, leurs armes légères de la part de la MKEK et leurs drones de la part de Baykar, deux producteurs d’armes turcs.<br />Par ailleurs, la dernière cargaison d’armes turque en date en direction de Tripoli a nourri à mesure égale le stock de la Brigade 444 et de la Force Radaa. Début avril dernier, Africa Intelligence augurait qu’il s’agissait simplement d’un rééquilibrage à Tripoli dû à la montée en puissance de… Al Kikli et sa brigade SSA !<br />Deux scénarios réalistes se présentent donc pour les mois à venir : soit, par la force des négociations ou à travers l’influence turque, Dbeibah arrivera à unifier ces deux fronts à Tripoli, ce qui ne ferait que donner de la légitimité sur le terrain à son gouvernement. Soit &#8211; beaucoup moins probable – le front Haftar arrivera à altérer la configuration à Tripoli en se rangeant du côté de la seule milice qui a les ressources de s’opposer à la Brigade 444, la Force Radaa. D’ici là, la Libye poursuivra son équilibre instable, suspendue entre pressions étrangères et règlements de comptes internes.</p>
<ul>
<li><em>Journaliste et analyste géopolitique Maghreb / Moyen-Orient</em></li>
</ul>
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		<title>Le Syndicat des Journalistes Exprime sa Solidarité avec Jamel Arfaoui, Poursuivi pour un Article sur le Premier Ministre Libyen</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jan 2025 18:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Jamel Arfaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une affaire qui met en lumière les défis de la liberté de la presse en Tunisie, le journaliste Jamel Arfaoui, rédacteur du site d&#8217;information « Tunisie Telegraph », se trouve au centre d&#8217;une controverse médiatique et juridique. Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis 1 a décidé de maintenir M. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans une affaire qui met en lumière les défis de la liberté de la presse en Tunisie, le journaliste Jamel Arfaoui, rédacteur du site d&rsquo;information « Tunisie Telegraph », se trouve au centre d&rsquo;une controverse médiatique et juridique. Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis 1 a décidé de maintenir M. Arfaoui en liberté, malgré une intense campagne de dénigrement menée contre lui sur les réseaux sociaux et certains médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire débute suite à la publication par « Tunisie Telegraph » d&rsquo;un article mentionnant les noms du Premier ministre libyen Abdulhamid Dbeibeh et de Abdul Hakim Belhadj dans le cadre du dossier de l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Chafik Jarraya, actuellement examiné par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeudi 9 janvier 2025, M. Arfaoui a été auditionné par la cinquième brigade de lutte contre la cybercriminalité de la Garde nationale à l&rsquo;Aouina en tant que « suspect ». Cette convocation fait suite au démenti du parquet concernant les informations publiées, qui a ordonné l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enquête sur les circonstances de cette publication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a exprimé sa solidarité avec M. Arfaoui, soulignant le professionnalisme dont a fait preuve « Tunisie Telegraph » en publiant rapidement une clarification et des excuses en cas d&rsquo;erreur d&rsquo;identification des personnes citées. Le syndicat met en avant que cette démarche respecte pleinement la section 5 du décret 115 relatif au droit de réponse et de rectification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le SNJT demande l&rsquo;arrêt des poursuites contre Jamel Arfaoui, rappelant que la modification des contenus médiatiques relève de la compétence des instances professionnelles et ne devrait pas faire l&rsquo;objet de poursuites judiciaires ou sécuritaires. Le syndicat renouvelle également son appel à la libération de tous les journalistes emprisonnés pour leurs opinions, leurs idées et leur travail journalistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire met en évidence les tensions persistantes entre les autorités tunisiennes et les médias, ainsi que l&rsquo;importance de protéger la liberté de la presse tout en maintenant des standards professionnels élevés dans le journalisme.</p>
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		<title>Libye : Achraf Thalathi se prépare à diriger le gouvernement d&#8217;unité nationale au milieu d&#8217;un climat politique en évolution</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Aug 2024 15:46:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Achraf Tholthi]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Le dialogue autour de la candidature d&rsquo;Achraf Tholthi à la présidence du nouveau gouvernement d&rsquo;unité nationale en Libye s&rsquo;intensifie au sein des cercles politiques. Les développements récents indiquent un soutien croissant à cette candidature de la part de diverses factions politiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources fiables au sein du parlement libyen, les chances de Tholthi d&rsquo;accéder au poste de Premier ministre semblent élevées. Cette évaluation est renforcée par une montée des voix parlementaires et de membres du Conseil supérieur de l&rsquo;État qui plaident pour sa nomination, le considérant comme une personnalité consensuelle capable de diriger la prochaine étape.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Tholthi se prépare sérieusement à cette éventualité, avec des informations faisant état de son intention de présenter un plan complet sur sa vision pour la gestion du futur gouvernement, qui devrait être formé sous l&rsquo;égide du parlement. Cette démarche témoigne de sa volonté de concourir pour ce poste crucial et de partager sa vision pour l&rsquo;avenir de la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, des contacts intensifs sont établis avec Tholthi , ancien porte-parole, dans le cadre de sa candidature à la présidence du nouveau gouvernement. Ces échanges soulignent l&rsquo;intérêt considérable pour sa nomination et pourraient indiquer un large soutien politique pour qu&rsquo;il prenne ce poste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces évolutions surviennent à un moment critique pour la Libye, où les différentes factions politiques cherchent à s&rsquo;accorder sur une direction capable de rassembler le pays et de le mener vers la stabilité et le développement. Il est essentiel de suivre les développements futurs pour évaluer les résultats de ces efforts et leur succès potentiel à atteindre le consensus souhaité.</p>
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