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	<title>Archives des Mnemty - Le pont de Genève</title>
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		<title>Tunisie : Saadia Mosbah, fondatrice de l&#8217;ONG M&#8217;nemty et icône de la lutte antiraciste, écopé de 8 ans de prison ferme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:52:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>TUNIS, le 19 mars 2026 — La Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rendu ce jeudi son verdict dans l&#8217;affaire M&#8217;nemty : Saadia Mosbah, 67 ans, présidente de l&#8217;association antiraciste et figure emblématique de la lutte contre les discriminations en Tunisie, a été condamnée à huit ans de prison ferme. Une [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/30950">Tunisie : Saadia Mosbah, fondatrice de l&rsquo;ONG M&rsquo;nemty et icône de la lutte antiraciste, écopé de 8 ans de prison ferme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>TUNIS, le 19 mars 2026 — La Chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rendu ce jeudi son verdict dans l&rsquo;affaire M&rsquo;nemty : Saadia Mosbah, 67 ans, présidente de l&rsquo;association antiraciste et figure emblématique de la lutte contre les discriminations en Tunisie, a été condamnée à huit ans de prison ferme. Une décision aussitôt dénoncée par ses avocats, des organisations de défense des droits humains et plusieurs chancelleries étrangères.</p>
<p> Un parcours judiciaire de près de deux ans</p>
<p>Le 6 mai 2024, les autorités tunisiennes avaient arrêté Mme Saadia Mosbah à son domicile dans le cadre d&rsquo;une enquête judiciaire visant l&rsquo;association M&rsquo;nemty. L&rsquo;enquête portait notamment sur les financements reçus par M&rsquo;nemty dans le cadre de ses activités de soutien aux personnes en déplacement et de lutte contre les discriminations raciales. Le lendemain, les forces de l&rsquo;ordre perquisitionnaient le siège de l&rsquo;ONG ainsi que le domicile de la militante.</p>
<p>Elle était poursuivie pour blanchiment d&rsquo;argent en vertu de la loi n°26 de 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d&rsquo;argent, pour enrichissement illicite et constitution d&rsquo;une entente criminelle en lien avec les activités de l&rsquo;association M&rsquo;nemty, qu&rsquo;elle préside.</p>
<p>Neuf personnes étaient jugées dans cette affaire, dont huit membres de M&rsquo;nemty, parmi lesquels le fils de Mosbah, Fares Gueblaoui, et le propriétaire des locaux de l&rsquo;ONG.</p>
<p>L&rsquo;audience de ce 19 mars était la quatrième du genre. L&rsquo;organisation FTDES dénonçait un « parcours judiciaire interminable », estimant que l&rsquo;affaire s&rsquo;inscrivait dans une logique de pression et d&rsquo;intimidation visant les acteurs engagés dans la défense des droits humains, notamment en lien avec les questions migratoires.</p>
<p>Un profil de militante de renommée internationale</p>
<p>Saadia Mosbah, ancienne hôtesse de l&rsquo;air elle-même noire, était connue pour avoir été à l&rsquo;origine de l&rsquo;adoption en 2018 d&rsquo;une loi pionnière pour le Maghreb contre les discriminations raciales. Figure du militantisme antiraciste, elle avait reçu en 2023 le Prix annuel des champions mondiaux de la lutte contre le racisme, décerné par le secrétaire d&rsquo;État américain Antony Blinken.</p>
<p>Fondatrice de M&rsquo;nemty en 2013, elle avait été très active dans la défense des droits des migrants et demandeurs d&rsquo;asile subsahariens en Tunisie.</p>
<p>Le contexte politique : un tournant sécuritaire assumé</p>
<p>L&rsquo;affaire s&rsquo;inscrit dans un contexte particulier. Selon Human Rights Watch (HRW), son arrestation s&rsquo;inscrivait dans un contexte de répression contre les organisations de la société civile œuvrant pour les droits des migrants, quelques heures après que le président Kaïs Saïed avait formulé de nouvelles accusations contre plusieurs ONG, les accusant de recevoir des fonds étrangers et de faciliter l&rsquo;installation de migrants dans le pays.</p>
<p>En 2023 s&rsquo;était déployée en Tunisie une forte montée des discours racistes et xénophobes, notamment à l&rsquo;endroit des migrants subsahariens, autorisés voire relayés au plus haut niveau de l&rsquo;État, entraînant des conséquences tragiques. C&rsquo;est dans ce climat que les soutiens de la militante situent son arrestation.</p>
<p>La défense : « un dossier vide et sans preuves »</p>
<p>Tout au long de la procédure, la défense a maintenu l&rsquo;innocence de sa cliente. L&rsquo;avocate Ibtissem Jebabli avait qualifié le dossier de « vide et sans preuves ». En mars 2025, un rapport d&rsquo;expertise comptable versé au dossier avait conclu que les financements de l&rsquo;association M&rsquo;nemty étaient légaux, transparents et de faible ampleur, ce qui contredisait les accusations de blanchiment d&rsquo;argent portées contre Mme Mosbah. Malgré ces conclusions, les poursuites avaient été maintenues.</p>
<p>L&rsquo;ancien bâtonnier Me Chawki Tabib, membre du collectif de défense, avait souligné que Mosbah avait dépassé la durée maximale de détention provisoire de quatorze mois.</p>
<p>Des conditions de détention contestées</p>
<p>Transférée de la prison pour femmes de Manouba vers celle de Béni Khalled, dans le gouvernorat de Nabeul, elle avait signalé dans des lettres rendues publiques en septembre et octobre 2025 des difficultés d&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable, des restrictions concernant la réception de livres ainsi que des limitations dans les visites familiales.</p>
<p>Son état de santé était décrit comme « très dégradé », et son avocate avait souligné qu&rsquo;elle avait été privée de sa pension de retraite et que son fils Fares avait perdu son travail à cause du procès.</p>
<p>La mobilisation nationale et internationale</p>
<p>La sentence rendue ce jeudi intervient après des semaines de mobilisation. Une pétition avait été lancée pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la montée des discours de haine, du racisme et des discriminations. Lors de l&rsquo;audience du 12 mars, une quinzaine de manifestants s&rsquo;étaient réunis devant le tribunal, arborant des pancartes portant les mentions « La solidarité n&rsquo;est pas un crime » et « Liberté pour Saadia ».</p>
<p>Dans un communiqué, la représentante spéciale de l&rsquo;ONU pour les défenseurs des droits, Mary Lawlor, avait dit suivre « de près » l&rsquo;audience, appelant « avec force » les autorités à la libérer. Plusieurs diplomates européens avaient pu assister aux audiences.</p>
<p>Les autorités tunisiennes maintiennent la légitimité des poursuites</p>
<p>Les autorités tunisiennes n&rsquo;ont, à ce stade, pas répondu publiquement aux critiques émises par les organisations de défense des droits humains. Le tribunal, pour sa part, a appliqué les dispositions de la loi antiterroriste et de lutte contre le blanchiment d&rsquo;argent de 2015, sous laquelle Mme Mosbah était formellement inculpée. Les chefs d&rsquo;accusation retenus — enrichissement illicite et blanchiment d&rsquo;argent — étaient passibles respectivement de six et dix ans d&#8217;emprisonnement.</p>
<p>Un verdict aux résonances plus larges</p>
<p>Le cas de Saadia Mosbah illustre, selon ses soutiens, une tendance en Tunisie : la criminalisation du travail associatif, particulièrement à l&rsquo;encontre des femmes engagées dans les droits humains et la lutte contre le racisme. La Commission internationale de juristes (CIJ) inscrit cette affaire dans une série plus large de poursuites judiciaires contre des acteurs de la société civile actifs dans les domaines de la migration, de l&rsquo;asile et de la lutte contre le racisme.</p>
<p>La défense a annoncé son intention de faire appel. L&rsquo;affaire, qui a mobilisé depuis près de deux ans des organisations nationales et internationales, devrait continuer à alimenter le débat sur l&rsquo;état des libertés en Tunisie.</p>
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		<title>Arrestation de Saadia Mosbah ravive les craintes des Noirs en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 May 2024 18:49:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré la loi de 2018 contre les discriminations raciales, la défiance envers les migrants subsahariens, encouragée au plus haut sommet de l’Etat, atteint par ricochet les Tunisiens noirs.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/29041">Arrestation de Saadia Mosbah ravive les craintes des Noirs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la loi de 2018 contre les discriminations raciales, la défiance envers les migrants subsahariens, encouragée au plus haut sommet de l’Etat, atteint par ricochet les Tunisiens noirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je suis encore sous le choc. Même sous la dictature de Ben Ali, ils n’avaient pas osé faire cela », confie Huda Mzioudet, chercheuse et militante antiraciste tunisienne, manifestement émue. Saadia Mosbah, présidente emblématique de l’association Mnemty (« mon rêve »), engagée contre les discriminations raciales en Tunisie, a été arrêtée, lundi 6 mai, et placée en garde à vue pour une durée de cinq jours, conformément à la loi sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté le même jour, Zied Rouine, directeur des projets de l’association, a été relâché mardi. « Ils nous ont interrogés sur nos financements et nos activités et voulaient identifier les bénéficiaires », a-t-il déclaré quelques heures après sa libération, rappelant que depuis début mai, plusieurs membres de Mnemty ont été la cible d’une campagne de harcèlement et de diffamation sur les réseaux sociaux. L’organisation est notamment accusée de participer à un complot visant à faciliter l’installation de migrants subsahariens en Tunisie. « Il n’y a pas de place pour des associations qui pourraient remplacer l’Etat », a lancé, lundi, le président Kaïs Saïed, qualifiant les dirigeants de ces associations de « traîtres » et d’« agents ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Figure de proue de la lutte contre le racisme en Tunisie, Saadia Mosbah, 64 ans, est née à Bab Souika, un quartier de Tunis. Son père était originaire du gouvernorat de Gabès (sud). « Mes ancêtres du côté paternel seraient originaires de Tombouctou, au Mali », confiait-elle en 2015 au HuffPost Maghreb. Durant ses plus de trente années de carrière en tant qu’hôtesse de l’air puis cheffe de cabine pour la compagnie nationale Tunisair, elle a été régulièrement confrontée au racisme des passagers et de ses collègues. « En Tunisie, c’est quelque chose de silencieux, de rampant », expliquait-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son frère, le célèbre chanteur Slah Mosbah, et sa sœur, Affet Mosbah, ont également dénoncé les discriminations sous le régime de Ben Ali. A cette époque, Saadia Mosbah avait tenté à deux reprises de lancer son association, mais elle s’était heurtée au refus des autorités, qui niaient l’existence de discriminations raciales. « La famille Mosbah évoquait le racisme bien avant la révolution, à une époque où tout le monde avait peur de parler », se remémore Huda Mzioudet, qui avait rencontré la présidente de Mnemty pour la première fois en avril 2011, lors d’une émission sur Radio Tunis chaîne internationale (RTCI) consacrée au racisme. A l’époque, la parole se libérait progressivement à la faveur de la révolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Descendants d’esclaves<br></strong>Mnemty est née en 2013 pour lutter contre les discriminations raciales et dénoncer la faible représentation dans les institutions des Tunisiens noirs, une minorité comptant pour environ 15 % de la population et composée pour l’essentiel de descendants d’esclaves. Mais deux ans après le lancement de l’association, une altercation oppose Saadia Mosbah à un pompiste de Tunis. « Je ne vais pas gonfler les pneus d’une wusif » (domestique noire), objecte l’employé de la station-service. La dispute verbale dégénérera en agression physique, la militante et son fils se retrouvant tabassés par trois pompistes.<br>Mais Saadia Mosbah ne renonce pas. Son engagement ouvre la voie à l’adoption par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’une loi historique contre les discriminations raciales, le 23 octobre 2018 – une première dans le monde arabe. Avec ce texte, les propos racistes sont désormais passibles d’une peine maximale d’un an de prison et d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 dinars (297 euros). La sanction est plus lourde – jusqu’à trois ans de prison et 5 000 dinars d’amende – pour « l’incitation à la haine », « les menaces racistes », « la diffusion et l’apologie du racisme », la « création » ou la « participation à une organisation soutenant de façon claire et répétitive les discriminations ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.<br>Cette percée législative vaut à Saadia Mosbah une certaine notoriété à l’étranger. La presse internationale la cite souvent et, en août 2023 à Washington, elle reçoit des mains d’Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, un prix couronnant son combat contre le racisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette avancée va toutefois se trouver malmenée par le nouveau contexte migratoire qui voit des milliers d’Africains subsahariens bloqués en Tunisie par les politiques restrictives d’accès à l’Europe. La plus grande visibilité de ces migrants dans les villes du pays, à Sfax en particulier, suscite des réactions violentes. Régulièrement, Saadia Mosbah et d’autres militants antiracistes font l’objet de campagnes diffamatoires hostiles à la présence de Noirs subsahariens sur le territoire, les accusant d’en être à l’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Personne n’est épargné »<br></strong>Ces accusations de complot prennent de l’ampleur fin 2022, lorsque le Parti nationaliste tunisien, une petite formation aux idées xénophobes, lance une campagne contre la présence des migrants subsahariens, s’appuyant sur des théories d’extrême droite comme celle du « grand remplacement ». En février 2023, le président Kaïs Saïed reprend cette idéologie, évoquant l’existence d’un « plan criminel pour changer la composition démographique » du pays et affirmant que « certains individus ont reçu de grosses sommes d’argent pour octroyer la résidence à des migrants subsahariens ».</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le discours du chef de l’Etat entraîne une série d’attaques et d’expulsions de Subsahariens, plusieurs milliers d’entre eux étant déplacés vers les frontières algérienne et libyenne, en plein désert. « Le modus operandi du régime est toujours le même : lancer des campagnes sur les réseaux sociaux avant de frapper durement », dénonce Sana Ben Achour, professeure de droit public et militante féministe, pour qui le régime ne cible pas seulement les migrants subsahariens, mais également les Tunisiens noirs et les acteurs de la société civile qui les soutiennent. « La Tunisie est devenue un pays fasciste, personne n’est épargné », affirme-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encouragé au plus haut sommet de l’Etat, le climat antimigrants atteint, par ricochet, les Tunisiens noirs. Après la loi de 2018, la désillusion est cruelle. «&nbsp;Les événements récents nous ont fait reculer de 177&nbsp;pas, soit autant d’années depuis l’abolition de l’esclavage et de la servitude en Tunisie. Comme s’ils avaient annulé et effacé tout ce qui avait été accompli auparavant&nbsp;», déclarait en avril&nbsp;2023 Sana Ben Achour à la revue juridique&nbsp;The Legal Agenda&nbsp;: «&nbsp;Les cicatrices et les impacts de ces campagnes ne seront effacés qu’après des décennies. Il est très difficile pour les Noirs de surmonter l’ampleur du choc qu’ils ont vécu, ainsi que pour les non-Noirs qui ont aidé les victimes et ont été témoins des violations subies.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">En proie à une profonde dépression depuis plus d’un an, Huda Mzioudet confirme ce bilan : « Je ne me suis jamais sentie aussi aliénée, aussi déracinée. J’ai toujours le drapeau de la Tunisie dans ma chambre, mais la Tunisie ne nous aime pas. » L’arrestation de Saadia Mosbah a encore ravivé ses craintes : « Je me sens impuissante, mais j’espère que les Tunisiens qui ont un minimum de bon sens vont se désolidariser de ce régime, parce qu’après les Noirs, d’autres catégories seront visées. Ce régime a déclaré la guerre à son propre peuple, mais nous ne céderons pas, nous n’avons plus peur. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.lemonde.fr/signataires/monia-ben-hamadi/">Monia Ben Hamadi</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source: www.lemonde.fr</strong></p>
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