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	<title>Archives des nahdha - Le pont de Genève</title>
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		<title>Marzouki : &#8216;En Tunisie, gauche et droite ont échoué, seul le peuple citoyen déclenchera la prochaine révolution</title>
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		<pubDate>Sat, 10 May 2025 11:23:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Genève, 10/05/2025 – Dans une interview exclusive accordée au Pont de Genève, Moncef Marzouki, ancien président tunisien (2011-2014), exprime ses inquiétudes face à l&#8217;avenir de la Tunisie. Dix ans après la Révolution , celui qui fut le premier président élu après la chute de Ben Ali anticipe un nouveau soulèvement populaire, tout en critiquant les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Genève, 10/05/2025 – Dans une interview exclusive accordée au Pont de Genève, Moncef Marzouki, ancien président tunisien (2011-2014), exprime ses inquiétudes face à l&rsquo;avenir de la Tunisie. Dix ans après la Révolution , celui qui fut le premier président élu après la chute de Ben Ali anticipe un nouveau soulèvement populaire, tout en critiquant les excès autoritaires du pouvoir actuel et les erreurs des dirigeants politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> D&rsquo;après Moncef Marzouki, le président Kais Saied  « verrouillé toutes les institutions », détruisant l&rsquo;héritage démocratique de 2011. « Je regrette d&rsquo;avoir laissé les médias contre-révolutionnaires ternir mon image et celle de la Tunisie et de la révolution. », admet-il, reconnaissant une lacune de sa présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la crise des migrants subsahariens, Marzouki condamne la « xénophobie d&rsquo;État » : « Les déclarations racistes des autorités sont honteuses. La solution réside dans une coopération panafricaine, pas dans la répression. » Il insiste sur le fait que la Tunisie, terre d’asile historique, « ne peut renier son humanisme ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ancien président critique sévèrement ses anciens alliés. « La gauche a commis une faute morale en soutenant un candidat du régime précédent », affirme-t-il, faisant référence à Beji Kaied Essebsi. Quant à Ennahdha, il les accuse d’avoir « pactisé avec les crocodiles » – une métaphore pour dénoncer leur compromission avec les contre-révolutionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la crise, Marzouki propose une solution radicale : un « congrès national démocratique » réunissant toutes les forces vives du pays. Pour lui, la Tunisie est au bord de l&rsquo;effondrement : « Les conditions sont pires qu’en 2010 : chômage, inflation, oppression… Le peuple est à bout. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une conclusion émouvante, Marzouki s’adresse aux nouvelles générations : « La véritable révolution ne vient pas des suiveurs, mais des citoyens libres. » </p>



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		<title>Ayachi Hammami : « Le conflit entre islamistes et gauche a profité à l’ancien régime»</title>
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		<pubDate>Sun, 04 May 2025 15:57:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’avocat et militant politique tunisien analyse la situation politique, les raisons de l’échec de l’instauration de la Cour constitutionnelle et la répression sous le règne de Saïed Genève – Dans une interview exclusive accordée au Pont de Genève (Khadraoui Mongi), l’avocat et militant politique tunisien Ayachi Hammami a livré une analyse sans concession de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><em>L’avocat et militant politique tunisien analyse la situation politique, les raisons de l’échec de l’instauration de la Cour constitutionnelle et la répression sous le règne de Saïed</em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Genève</strong> – Dans une interview exclusive accordée au Pont de Genève (Khadraoui Mongi), l’avocat et militant politique tunisien Ayachi Hammami a livré une analyse sans concession de la situation en Tunisie, évoquant la mainmise du président Kaïs Saïed sur le pouvoir, l’échec de la Cour constitutionnelle, les tensions entre islamistes et gauche, ainsi que la répression généralisée contre les opposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un pouvoir concentré entre les mains de Kaïs Saïed<br></strong>A.Hammami n’a pas mâché ses mots concernant la dérive autoritaire du président tunisien : « Kaïs Saïed gère le pays comme un professeur qui donne des leçons sans consulter personne. » Selon lui, Kaïs Saïed a profité des divisions politiques pour s’imposer comme l’unique décideur, marginalisant toutes les forces politiques, qu’elles soient islamistes, de gauche ou libérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La dissolution du Parlement, les décrets présidentiels et la réécriture de la Constitution ont permis à Saïed de verrouiller le système. Aujourd’hui, il n’y a plus de contre-pouvoir. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi la Cour constitutionnelle n’a jamais vu le jour ?<br></strong>L’une des grandes promesses de la révolution tunisienne était l’instauration d’une justice indépendante, notamment via une Cour constitutionnelle. Pourtant, plus de dix ans après, celle-ci n’existe toujours pas. A. Hammami révèle : « Des forces occultes, liées à l’ancien régime, ont tout fait pour torpiller ce projet. Elles avaient peur d’une justice forte qui pourrait les inquiéter. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ajoute que « certains juges et politiciens ont préféré maintenir un système juridique faible, permettant ainsi les manipulations politiques. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le pouvoir a laissé les conservateurs et les progressistes s’affronter, pendant que lui consolidait son autorité. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Islamistes vs gauche : un conflit qui arrangeait l’ancien régime<br></strong>Ayavhi Hammami porte un regard critique sur les luttes passées entre Ennahdha et les partis de gauche : « Leur affrontement stérile a affaibli la transition démocratique. Pendant qu’ils se disputaient, les nostalgiques de l’ancien régime en ont profité pour revenir en force. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une répression qui ne dit pas son nom<br></strong>Ayachi Hammami alerte sur la situation des prisons tunisiennes : « Aujourd’hui, les détenus politiques sont légion : islamistes, gauches, journalistes, avocats… Tous ceux qui peuvent encore animer le débat public sont criminalisés. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La Tunisie est en train de revenir à l’ère du musellement. Mais la résistance continue. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat d’Ayachi Hammami est sombre, mais il appelle à une prise de conscience collective pour éviter un retour complet à l’autoritarisme. </p>



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		<title>Une crise politique en Tunisie ou une crise politique tunisienne ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 14:46:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La scène politique en Tunisie soulève plus d'une question, notamment face au déséquilibre total des rapports de force en faveur d'une seule partie qui a réussi à prendre tous les éléments de l'équation en main, et trouve des partisans pour cela.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par: Mongi KHADRAOUI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène politique en Tunisie soulève plus d&rsquo;une question, notamment face au déséquilibre total des rapports de force en faveur d&rsquo;une seule partie qui a réussi à prendre tous les éléments de l&rsquo;équation en main, et trouve des partisans pour cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La composante politique :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les composantes de la scène sont, à l&rsquo;origine, l&rsquo;ensemble des partis et organisations politiques opposés aux orientations et mesures du président Kais Saied.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis la partie syndicale qui était considérée comme la plus forte et la plus capable de changer l&rsquo;équation politique, à savoir l&rsquo;Union Générale Tunisienne du Travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partisans du président Kais Saied sont principalement des groupes majoritairement de gauche, les plus importants étant des factions affiliées au courant de patriote démocratique, un courant issu de sa négation au sens hégélien (Hegel) du maoïsme (en référence au leader chinois Mao Zedong). S&rsquo;ajoutent à cela certains courants nationalistes nassériens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l&rsquo;appel du président Kais Saied aux électeurs pour les élections présidentielles le dimanche 6 octobre 2024, le mouvement politique n&rsquo;a pas connu de changements notables, puisqu&rsquo;un certain nombre de ceux qui ont exprimé leur désir de se présenter à la présidentielle se sont retrouvés devant la justice avec diverses accusations puis en prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains candidats ont été contraints de mener leur campagne depuis l&rsquo;étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres observent encore avec beaucoup d&rsquo;hésitation l&rsquo;évolution de la situation politique et sécuritaire en Tunisie pour mesurer le niveau de sécurité en cas de candidature à la présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports de force sont devenus hors de la logique des équations face à leur déséquilibre important en faveur du président Kais Saied, qui a réussi à marginaliser ses adversaires et à mettre fin à la visibilité des partis politiques qu&rsquo;il tient pour responsables de la crise en Tunisie, en particulier le parti Ennahdha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Union Générale Tunisienne du Travail, qui est considérée comme un élément essentiel des paramètres politiques tunisiens, s&rsquo;est retrouvée marginalisée pour trois raisons :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, le non-respect par sa direction actuelle des lois de l&rsquo;organisation et le coup d&rsquo;État contre elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, la perte par l&rsquo;Union d&rsquo;une grande partie de sa popularité due à son renforcement pendant une période importante durant la révolution et son exploitation du climat de libertés pour réaliser des avantages catégoriels étroits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, la question de la confusion de la position au sein de la direction qui est en train de suivre les positions de ses bases entre partisans des choix de Kais Saied et opposants à ceux-ci, ce qui a compliqué le rôle politique traditionnel de l&rsquo;organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci sans oublier l&rsquo;infiltration de dirigeants intermédiaires opportunistes dans l&rsquo;Union et leur manque d&rsquo;attachement aux principes de lutte et leur capacité uniquement à changer de couleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La composante économique et sociale :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre donnée qui entre dans les éléments des rapports de force est un élément de fond, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;élément des indicateurs. Officiellement, le taux de chômage en Tunisie a atteint 16,2%, tandis que le taux de croissance économique n&rsquo;a pas dépassé 0,2% face à un taux d&rsquo;inflation de 7,2%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">// Chiffres de l&rsquo;Institut National de la Statistique //</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces indicateurs ont suffi à marginaliser de larges catégories de la société tunisienne, en particulier dans certains quartiers et régions pauvres, et par conséquent, l&rsquo;élément d&rsquo;appauvrissement et de marginalisation de ces catégories aura des conséquences sociales et c&rsquo;est l&rsquo;élément le plus important dans la possibilité de changer les rapports de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La donnée extérieure :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, la Tunisie n&rsquo;est pas une île isolée, elle est en lien étroit avec la donnée internationale :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, l&rsquo;intervention européenne politique et économique, à travers les accords d&rsquo;abord, puis à travers le soutien de certaines parties, et enfin la pression sur le régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est clair que le système politique en Tunisie adopte la théorie de la souveraineté nationale, ce qui l&rsquo;a amené à essayer de fermer la porte à ces pressions malgré leur importance, au point de refuser l&rsquo;entrée d&rsquo;une délégation européenne (de contrôle) sur le territoire tunisien par une décision politique. C&rsquo;est ce qui distingue le pouvoir actuel de Kais Saied des autres pouvoirs politiques qui ont gouverné le pays auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis d&rsquo;Amérique adoptent une politique pragmatique, ils suivent les rapports de force et les observent et profitent généralement de la partie la plus forte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains pays arabes sont entre soutien au pouvoir et appui direct ou indirect à certains opposants au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et généralement, les Tunisiens rejettent en majorité l&rsquo;intervention étrangère et formulent une accusation grave contre ceux qui traitent avec l&rsquo;étranger et les condamnent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La composante économique internationale :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autorité politique actuelle cherche à diversifier les sources de traitement et de liaison économique et financière. Bien que la plus grande proportion des échanges économiques de la Tunisie reste européenne et particulièrement française, elle cherche à s&rsquo;ouvrir à la Chine et à la Russie et peut-être au groupe BRICS, mais elles restent toutes des groupes financiers qui ne sortent pas du mode de production capitaliste, et par conséquent le pays reste lié à la métropole financière mondiale s&rsquo;il ne change pas le mode de production et ses formations économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise économique en Tunisie, la faiblesse du taux de croissance et l&rsquo;augmentation du taux d&rsquo;inflation avec le déficit de la balance commerciale et l&rsquo;augmentation du taux de pauvreté sont considérées comme une introduction importante à une situation sociale fragile qui contient en elle-même des dispositions au trouble. C&rsquo;est ce qui en fait une crise tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, la crise économique mondiale et la formation des rapports de force internationaux selon les variables économiques et le travail pour contrôler les ressources énergétiques dans le monde et dominer les sources de richesse comme l&rsquo;Afrique, et considérant que la Tunisie a une position stratégique importante, elle est au cœur de la lutte d&rsquo;influence qui se déroule au sein du mouvement du capital, ce qui fait qu&rsquo;une partie des éléments de la crise se déroule en Tunisie, à travers le conflit direct entre les forces capitalistes centrales ou à travers certains pays qui jouent le rôle d&rsquo;agence, ce qui en fait une crise en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;horizon de la crise :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus important que la nature de la crise est la façon de la gérer, entre une gestion locale de la crise et une gestion extérieure qui cherche à imposer ses conditions dans les éléments qui forment la réalité économique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, nous pouvons considérer que la Tunisie aujourd&rsquo;hui est un champ d&rsquo;expérimentation pour la formation d&rsquo;une composition politique, économique, sociale et de valeurs soit avec une essence locale soit un point d&rsquo;intersections externes et internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La donnée interne ne peut être affectée par la donnée externe que si elle a des dispositions intrinsèques à accepter son influence.</p>
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		<title>KAIS SAIED NOUS FAIT REGRETTER LES ISLAMISTES D&#8217;ENNAHDA.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 May 2024 23:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis son élection à la magistrature suprême en octobre 2019, Kaïs Saïed a cessé de concentrer les pouvoirs entre ses mains.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son élection à la magistrature suprême en octobre 2019, Kaïs Saïed a cessé de concentrer les pouvoirs entre ses mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a proposé une nouvelle constitution en juillet 2022, mais il était antidémocratique et a été utilisé pour faire face aux problèmes de démocratie. Sa constitution est plus loin que ce que l&rsquo;on reprochait au parti de Rached Ghannouchi, qui était considéré comme islamiste. Le président Kais Saied a déclaré que la Tunisie appartient à la Oumma dont la religion est l&rsquo;islam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir a fait une répression féroce contre les islamistes du parti Ennahdha, mais qui ont des origines différentes. Leurs dirigeants sont emprisonnés en utilisant des documents cachés et leur travail est fermé. Mais la croissance de Saïed ne continue pas. Le président a multiplié les déclarations et actes racistes sur les migrants subsahariens ces derniers mois. Il a accusé ces derniers d&rsquo;être responsables de tous les problèmes du pays et a demandé leur expulsion. Cette négrophobie décomplexée dans un pays historiquement et socialement raciste choque même en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saadia Mosbah a longtemps combattu la négrophobie en Tunisie avant l&rsquo;ascenseur de Kaïs Saïed. Saadia Mosbah est une figure de première dans la lutte contre le racisme dans le pays.Elle a été hôtesse de l&rsquo;air et cheffe de cabine pour Tunisair pendant plus de trente ans.La noirphobie est presque intégrée et intégrée.En 2013, Saadia Mosbah a créé l&rsquo;association Mnemty, basée sur le discours de Martin Luther King, pour lutter contre les discriminations raciales et dénoncer la faible représentation des Tunisiens noirs, descendants d&rsquo;esclaves, dans les institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 mai 2024, Saadia Mosbah a été arrêtée et placée en garde à vue pour cinq jours, conformément à la loi antiterroriste. L&rsquo;association Mnemty est accusée de participer à un complot pour faciliter l&rsquo;installation de migrants subsahariens en Tunisie.Marine Lepen et Eric Zemour ne sont pas les mêmes que le président tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a définitivement tourné le dos à la démocratie instaurée paradoxalement par les islamistes de Nahad.<br>Un triste retour en arrière qui fait regretter le temps où les islamistes d&rsquo;Ennahdha préservaient au moins les libertés publiques. La Tunisie a réussi à maintenir une stabilité depuis 2011 grâce aux compromis entre les différentes forces politiques, en premier lieu Ennahdha. Aujourd&rsquo;hui, il y a un pouvoir solitaire et clivant, mais il y a toujours manqué de vraies personnalités politiques.</p>
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