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	<title>Archives des Parlement - Le pont de Genève</title>
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		<title>Annulation d’une visite parlementaire française à Tunis : une mise à l’index politique qui gèle la diplomatie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 15:50:55 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Une visite de délégation française annulée. C’est ce qui est arrivé dimanche 13 avril, à quelques heures de l’atterrissage prévu d’un groupe de députés à Tunis. La raison : les autorités tunisiennes ont refusé l’accès au territoire à Danièle Obono (LFI), membre de la mission. Officiellement « reporté », le voyage a été purement et simplement torpillé. En toile de fond, des relations déjà glaciales entre Carthage et Paris, et une Tunisie qui ne supporte plus les critiques venues d’Europe, surtout sur les droits des migrants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui s’est passé, heure par heure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation devait arriver dans la matinée du dimanche 13 avril. Conduite par Alexandre Portier (Les Républicains), elle rassemblait plusieurs députés du groupe d’amitié France-Tunisie. Objectif : rencontrer des responsables politiques tunisiens, des acteurs économiques, et montrer que malgré les tensions diplomatiques, le dialogue parlementaire pouvait prendre le relais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dès la fin de semaine, un coup de fil a tout changé. L’ambassade de Tunisie à Paris a fait savoir aux organisateurs que Danièle Obono ne serait pas autorisée à entrer sur le territoire. Pas de visa requis pour les Français en principe, mais une interdiction administrative de séjour – une pratique que Tunis utilise de plus en plus pour écarter les élus jugés « ingérents ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au refus catégorique, la délégation a tenté une dernière négociation. Remplacer Mme Obono ? Voyager sans elle ? Les autorités tunisiennes n’ont rien voulu entendre. « Soit elle ne vient pas, soit personne ne vient », a résumé une source parlementaire française. Résultat : à quelques heures du décollage, la mission a été annulée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi les autorités tunisiennes ont bloqué Danièle Obono</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables tunisiens sont très clairs sur le motif. Fin mars, une résolution a été adoptée en commission des affaires étrangères du Parlement européen. Ce texte dénonce les violations des droits des migrants en Tunisie – expulsions arbitraires, violences, détentions – et appelle à la libération de plusieurs militants des droits humains emprisonnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Danièle Obono a soutenu activement cette résolution. Pour Tunis, c’est une ligne rouge. Dans un communiqué interne dont plusieurs médias se sont fait l’écho, le ministère tunisien des Affaires étrangères dénonce « une ingérence caractérisée » et rappelle que le pays « n’accepte aucune leçon sur sa gestion des frontières ou de sa justice ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que la Tunisie joue cette carte. En septembre 2023, plusieurs eurodéputés de la commission des affaires étrangères avaient déjà été interdits d’entrée. À l’époque, ils avaient critiqué la dérive autoritaire du président Kaïs Saïed et la répression des opposants. La méthode est rodée : pas d’annonce officielle, mais une interdiction discrète, sans recours possible.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des relations France-Tunisie au point mort</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annulation tombe dans un contexte déjà très dégradé. Depuis le coup de force constitutionnel de Kaïs Saïed le 25 juillet 2021 – dissolution du Parlement, mainmise sur la justice, nouvelle Constitution sur mesure – les critiques de Paris ont été régulières, mais toujours prudentes. Emmanuel Macron a longtemps joué la carte du « dialogue sans conditions », une position qui agace aussi bien l’opposition tunisienne que certains députés français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Tunis semble avoir décidé de durcir le ton. Plus question d’accueillir des élus qui portent un regard négatif sur la politique migratoire ou sur l’état des libertés. La visite parlementaire devait justement servir à désamorcer les tensions par un canal moins officiel. C’est raté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union européenne, principal bailleur de fonds de la Tunisie, se retrouve dans une position inconfortable. Elle a signé en juillet 2023 un partenariat stratégique avec Tunis, assorti de 150 millions d’euros pour le contrôle migratoire. Mais cet argent n’a pas acheté la paix diplomatique. Tunis continue d’accepter les chèques tout en refusant la moindre critique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En Tunisie, un régime qui se durcit et une société qui résiste</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre cette réaction, il faut regarder ce qui se passe à l’intérieur du pays. La Tunisie n’est plus celle de la révolution de 2011. Depuis trois ans, Kaïs Saïed gouverne seul. Les opposants sont emprisonnés – Rached Ghannouchi, figure d’Ennahdha, est derrière les barreaux. Les avocats et les journalistes critiques sont harcelés par la justice. La société civile est étouffée par une loi sur les associations qui permet de dissoudre n’importe quelle ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le dossier migratoire, la situation est explosive. En février 2023, Saïed a prononcé un discours violemment xénophobe contre les migrants subsahariens, les accusant de participer à un « complot démographique ». Dans les semaines qui ont suivi, des centaines de personnes ont été expulsées arbitrairement vers les zones désertiques frontalières. Des vidéos de rafles ont circulé, sans que les autorités ne réagissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la société tunisienne ne se tait pas complètement. Le syndicat UGTT, très puissant, conserve une capacité de mobilisation. Des collectifs d’avocats continuent de défier le pouvoir. Mais la marge se rétrécit. Les élections locales de décembre 2023, boycottées par l’opposition, ont montré une abstention massive. Beaucoup de Tunisiens regardent leur pays avec un mélange de lassitude et d’inquiétude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une visite de délégation française annulée pour l’absence d’une seule députée : l’affaire peut paraître mince. Mais elle révèle une vérité plus lourde. La Tunisie de Kaïs Saïed ne supporte plus d’être regardée, encore moins jugée. Elle préfère couper les fils du dialogue plutôt que d’entendre une critique, même portée par une élue d’opposition dans une résolution européenne sans force contraignante. À force de fermer ses portes, risque-t-elle de se retrouver seule face à ses propres crises ? La réponse tiendra dans les prochains mois. Pour l’instant, le silence diplomatique s’installe, et la Méditerranée n’a jamais paru aussi large.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source de l&rsquo;info : </em></strong><em><a href="https://www.africaintelligence.fr/">https://www.africaintelligence.fr</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Tunisie : un député déclare qu&#8217;« une femme africaine ne peut pas être violée » car « les Tunisiennes sont belles »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 15:21:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce lundi 13 avril 2026, lors d&rsquo;une séance plénière au Parlement tunisien, le député Tarek Mehdi a prononcé des propos qui ont immédiatement suscité un tollé : affirmant qu&rsquo;une femme africaine « ne peut pas être violée en Tunisie » au motif que les Tunisiennes sont belles et que le pays « ne manque pas de beauté », il a tenu ces déclarations en réaction aux explications du ministre de l&rsquo;Intérieur sur la gestion des migrants subsahariens. Ces mots, prononcés dans l&rsquo;hémicycle même, ont mis en lumière de façon brutale ce que dénoncent depuis des années associations et défenseurs des droits humains : la banalisation progressive du racisme au sein des institutions tunisiennes. Et ce, précisément le jour où l&rsquo;avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani — condamnée pour avoir, elle, dénoncé le racisme — voyait sa peine confirmée en appel à un an et six mois de prison ferme. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Des mots prononcés à la tribune, pas dans un café</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est lors de la plénière du lundi 13 avril 2026 que le député Tarek Mehdi est intervenu après la réponse du ministre de l&rsquo;Intérieur sur la gestion de l&rsquo;afflux de migrants subsahariens, réagissant notamment aux accusations de viols visant des migrantes subsahariennes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En substance, le député a affirmé que des femmes africaines ne pouvaient être victimes de viol en Tunisie, invoquant la beauté des femmes tunisiennes comme argument — sous-entendant que les hommes tunisiens n&rsquo;auraient aucune raison de s&rsquo;en prendre à des femmes africaines. Il a également appelé à l&rsquo;expulsion des migrants subsahariens, « quoi qu&rsquo;il en coûte », estimant que « toutes les lignes rouges ont été franchies ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche révèle une méconnaissance profonde des mécanismes du viol, qui ne relèvent ni de l&rsquo;esthétique ni de l&rsquo;attirance, mais bien de rapports de domination, de contrainte et d&rsquo;abus de pouvoir. Elle participe à une double violence : la minimisation du crime et la stigmatisation des femmes africaines. En opposant implicitement les femmes africaines à une prétendue « beauté » tunisienne, le propos véhicule une vision hiérarchisée et déshumanisante, où l&rsquo;altérité devient un marqueur d&rsquo;exclusion. (<a href="https://businessnews.com.tn/2026/04/13/tarek-mehdi-une-africaine-ne-peut-etre-violee-on-a-la-beaute-en-tunisie/1396336/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Businessnews)</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le député Tarek Mehdi n&rsquo;en est pas à sa première déclaration sur ce terrain. Il avait précédemment annoncé le dépôt d&rsquo;une proposition de loi visant à interdire l&rsquo;octroi de la nationalité tunisienne à toute personne entrée ou résidant de manière irrégulière en Tunisie, même née sur le sol tunisien. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Un miroir tendu à deux visages : Mehdi parle, Dahmani est condamnée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend cette journée du 13 avril 2026 particulièrement saisissante, c&rsquo;est le contraste qu&rsquo;elle révèle dans le traitement judiciaire de la parole en Tunisie. Tandis que le député Mehdi tenait ses propos à la tribune parlementaire en toute impunité, la cour d&rsquo;appel de Tunis confirmait ce même jour la condamnation de Sonia Dahmani à un an et six mois de prison ferme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 17e chambre correctionnelle de la cour d&rsquo;appel de Tunis a confirmé la condamnation de l&rsquo;avocate et chroniqueuse, tout en réduisant sa peine initiale de deux ans à un an et six mois de prison ferme, dans le cadre d&rsquo;une affaire liée à l&rsquo;usage de systèmes d&rsquo;information pour diffuser de fausses rumeurs, en application des dispositions du décret-loi 54. (<a href="https://www.webdo.tn/fr/actualite/national/tunisie-sonia-dahmani-condamnee-en-appel-a-un-an-et-demi-de-prison/219323" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Webdo)</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sonia Dahmani avait été condamnée en raison de déclarations dénonçant le racisme endémique en Tunisie, ayant notamment déploré l&rsquo;existence de cimetières et d&rsquo;autobus réservés aux Blancs. <a href="https://protect-lawyers.org/case/sonia-dahmani/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Protect-lawyers</a> Des propos tenus à la télévision, dans le cadre de son activité de chroniqueuse, et qui lui ont valu une arrestation spectaculaire en mai 2024, filmée en direct, lorsque des policiers cagoulés ont fait irruption au siège de l&rsquo;Ordre national des avocats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confirmation de condamnation en appel est intervenue alors même que la Cour de cassation tunisienne avait jugé, le 3 février 2025, que le décret-loi sur lequel se fondent les poursuites ne permet pas de garantir la liberté d&rsquo;expression protégée par la Constitution. <a href="https://www.cnb.avocat.fr/fr/actualites/condamnation-de-sonia-dahmani-en-appel-18-mois-de-prison-ferme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conseil national des barreaux</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste est donc saisissant : d&rsquo;un côté, une avocate emprisonnée pour avoir dénoncé le racisme ; de l&rsquo;autre, un député qui nie publiquement la possibilité même qu&rsquo;une femme africaine puisse être violée en Tunisie — sans qu&rsquo;aucune procédure judiciaire ne soit engagée à son encontre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie face à son miroir : le racisme, de la rue aux institutions</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux événements simultanés s&rsquo;inscrivent dans une trajectoire documentée et préoccupante. La Tunisie n&rsquo;est pas étrangère au racisme — elle l&rsquo;est même depuis longtemps, de manière structurelle et silencieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le racisme en Tunisie prend différentes formes. Les Noirs tunisiens représentent environ 10 à 15 % de la population et sont en partie des descendants d&rsquo;esclaves. Ils subissent des discriminations persistantes, et les Subsahariens résidant sur le territoire ont régulièrement signalé des agressions répétées, des violences physiques et verbales, dans un contexte d&rsquo;indifférence majoritaire malgré la loi pénalisant les discriminations. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2018, la Tunisie avait pourtant été le premier pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à promulguer une loi pénalisant la discrimination raciale, permettant aux victimes de demander réparation pour des violences verbales ou des actes physiques de racisme. <a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2023/03/tunisia-presidents-racist-speech-incites-a-wave-of-violence-against-black-africans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International</a> Une avancée historique, largement saluée, mais que les événements récents semblent fragiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le tournant décisif est venu d&rsquo;en haut. Lors d&rsquo;une réunion du Conseil de sécurité nationale, le 21 février 2023, le président Kaïs Saïed a décrit l&rsquo;immigration clandestine comme une « entreprise criminelle ourdie pour changer la composition démographique de la Tunisie » et accusé des « hordes de migrants illégaux de perpétrer des actes violents ». (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Racisme_en_Tunisie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wikipedia</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après ce discours, des migrants noirs africains ont subi une recrudescence d&rsquo;attaques souvent accompagnées de vols, d&rsquo;expulsions et de pertes d&#8217;emplois. Au lieu d&rsquo;aider les victimes, la police a arrêté des migrants sans-papiers alors qu&rsquo;ils tentaient de signaler des agressions. <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2023/03/10/tunisie-la-violence-raciste-cible-les-migrants-et-refugies-noirs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Human Rights Watch</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité pour l&rsquo;élimination de la discrimination raciale de l&rsquo;ONU s&rsquo;inquiète de rapports faisant état d&rsquo;un racisme latent enraciné dans les héritages historiques de l&rsquo;esclavage et exacerbé par des propos incendiaires de personnalités politiques et par l&rsquo;utilisation d&rsquo;un lexique stigmatisant. Il a également relevé que les Tunisiens noirs étaient près de deux fois plus susceptibles d&rsquo;être au chômage. <a href="https://www.ohchr.org/fr/meeting-summaries/2025/11/experts-committee-elimination-racial-discrimination-commend-tunisia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OHCHR</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce climat, l&rsquo;intervention du député Tarek Mehdi au Parlement apparaît comme le symptôme préoccupant d&rsquo;une dérive plus large : la question migratoire semble désormais servir de terrain à des discours de plus en plus décomplexés, portés aussi bien par certains responsables politiques que par des acteurs institutionnels, contribuant à banaliser des propos autrefois jugés inacceptables. (<a href="https://businessnews.com.tn/2026/04/13/tarek-mehdi-une-africaine-ne-peut-etre-violee-on-a-la-beaute-en-tunisie/1396336/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Businessnews</a>)</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une question que la Tunisie ne peut plus esquiver</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 13 avril 2026 restera peut-être comme une date révélatrice d&rsquo;une contradiction profonde au cœur de l&rsquo;État tunisien : celui qui dénonce le racisme risque la prison, celui qui le pratique depuis la tribune parlementaire jouit d&rsquo;une totale impunité. Deux poids, deux mesures — et entre eux, une société civile qui marche, qui résiste, qui documente, mais qui s&rsquo;interroge sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;État de droit dans un pays qui fut, il y a quinze ans à peine, le berceau d&rsquo;un printemps arabe fondé sur les valeurs de dignité et de liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui se pose désormais n&rsquo;est plus de savoir si le racisme existe en Tunisie. Elle est de savoir qui, dans ce pays, a encore le droit de le dire.</p>
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		<title>Tunisie : un député annonce l&#8217;arrestation de son collègue Ahmed Saidani par la police</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 19:09:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le député Bilal Mechri a annoncé, ce jeudi sur les réseaux sociaux, l&#8217;arrestation de son collègue Ahmed Saidani par la police. L’information, livrée sans détail, survient alors que le parlementaire visé est connu pour ses prises de position critiques envers le président Kaïs Saïed et son gouvernement. Dans un bref message publié sur sa page [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le député Bilal Mechri a annoncé, ce jeudi sur les réseaux sociaux, l&rsquo;arrestation de son collègue Ahmed Saidani par la police. L’information, livrée sans détail, survient alors que le parlementaire visé est connu pour ses prises de position critiques envers le président Kaïs Saïed et son gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un bref message publié sur sa page Facebook, le député Bilal Mechri a fait état de l’« interruption » ou de la « suspension » du député Ahmed Saidani par les autorités. Aucune précision n’a été fournie concernant les raisons de cette mesure, sa nature juridique exacte ou les circonstances de son application. « À en attendant les clarifications officielles sur le sujet », a simplement ajouté l’élu, laissant planer le doute sur une possible détention ou une restriction des activités du parlementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annonce soudaine, si elle se confirme, ne peut être lue isolément. Ahmed Saidani s’est fait connaître par ses critiques récurrentes à l’encontre du pouvoir en place. Il y a plus d’un an, le député avait vivement commenté l’activité présidentielle de Kaïs Saïed sur les réseaux sociaux, pointant du doigt, selon ses termes, les « dérives » et les « échecs » de l’exécutif. Par le passé, il s’était également élevé contre la politique du gouvernement, dénonçant à plusieurs reprises sa gestion économique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où nous publions, aucune source officielle – que ce soit du ministère de l’Intérieur, de la justice ou de la présidence – n’est venue confirmer ou infirmer les dires de Bilal Mechri, ni éclairer l’opinion publique sur les motifs d’une telle mesure. L’absence de communication des institutions concernées alimente les interrogations dans un contexte politique déjà tendu, marqué par un rétrécissement de l’espace de liberté d’expression et des poursuites contre plusieurs opposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sort d’Ahmed Saidani est donc, pour l’instant, suspendu à d’hypothétiques « clarifications officielles ». Cette affaire, qui mêle opacité des autorités et silhouette d’un parlementaire critique, risque de relancer le débat sur l’état des droits et des libertés en Tunisie. La classe politique et la société civile attendent désormais des réponses claires, tandis que les soutiens d’Ahmed Saidani appellent à sa libération immédiate, dénonçant une manœuvre pour faire taire une voix dissidente.</p>



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		<title>L&#8217;ancien parlementaire Iyadh Elloumi placé en garde à vue</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 16:55:44 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tribunal de première instance de l'Ariana]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une décision judiciaire vient d&#8217;être prise concernant Iyadh Elloumi, ex-député du Parlement dissous. Le ministère public du Tribunal de première instance de l&#8217;Ariana a ordonné sa mise en garde à vue, exécutant ainsi un mandat de recherche émis précédemment. Cette information a été communiquée par Nizar El Ouj, porte-parole dudit tribunal. À l&#8217;origine de cette [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Une décision judiciaire vient d&rsquo;être prise concernant Iyadh Elloumi, ex-député du Parlement dissous. Le ministère public du Tribunal de première instance de l&rsquo;Ariana a ordonné sa mise en garde à vue, exécutant ainsi un mandat de recherche émis précédemment. Cette information a été communiquée par Nizar El Ouj, porte-parole dudit tribunal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;origine de cette mesure se trouve une plainte déposée par l&rsquo;Instance supérieure indépendante pour les élections. Les faits remontent à l&rsquo;élection présidentielle de 2019, durant laquelle Elloumi occupait un rôle au sein de la campagne électorale de Nabil Karoui. L&rsquo;accusation porte sur des soupçons de dons, qu&rsquo;ils soient en nature ou en espèces, dans le but présumé d&rsquo;influencer le vote des électeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sort d&rsquo;Iyadh Elloumi reste en suspens. Selon les déclarations du porte-parole du tribunal, l&rsquo;ancien député sera prochainement présenté devant le parquet. Ce dernier aura alors la responsabilité de statuer sur les suites à donner à cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation met en lumière les enjeux liés à l&rsquo;intégrité des processus électoraux et soulève des questions sur les pratiques en vigueur lors des campagnes politiques en Tunisie. »</p>
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