<br />
<b>Warning</b>:  opendir(/home/clients/5c3cb63fc4c7a94cd25e3f17eda26b5e/sites/lepontdegeneve.ch/wp-content/mu-plugins): Failed to open directory: Permission denied in <b>/home/clients/5c3cb63fc4c7a94cd25e3f17eda26b5e/sites/lepontdegeneve.ch/wp-includes/load.php</b> on line <b>981</b><br />
<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des racisme - Le pont de Genève</title>
	<atom:link href="https://lepontdegeneve.ch/archives/tag/racisme/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lepontdegeneve.ch/archives/tag/racisme</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 10 Jun 2026 19:45:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2024/01/cropped-Lgo_FAVICON-32x32.png</url>
	<title>Archives des racisme - Le pont de Genève</title>
	<link>https://lepontdegeneve.ch/archives/tag/racisme</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>« Je suis Tunisien » : Quand un citoyen doit prouver sa nationalité à cause de sa couleur de peau</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/archives/31170</link>
					<comments>https://lepontdegeneve.ch/archives/31170?noamp=mobile#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 19:45:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Laune]]></category>
		<category><![CDATA[Nader Chroudi]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Trending Posts]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lepontdegeneve.ch/?p=31170</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tunis, juin 2026 — Une image, un geste, un cri silencieux. Nader Chroudi, jeune Tunisien à la peau noire, a été photographié dans un café de la capitale, un imprimé de sa carte d&#8217;identité nationale scotché sur sa poitrine. En lettres majuscules, une inscription manuscrite surplombe et souligne le document : « Je suis Tunisien [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/31170">« Je suis Tunisien » : Quand un citoyen doit prouver sa nationalité à cause de sa couleur de peau</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Tunis, juin 2026 — Une image, un geste, un cri silencieux. Nader Chroudi, jeune Tunisien à la peau noire, a été photographié dans un café de la capitale, un imprimé de sa carte d&rsquo;identité nationale scotché sur sa poitrine. En lettres majuscules, une inscription manuscrite surplombe et souligne le document : « Je suis Tunisien ».<br />
Ce geste simple, presque déchirant, en dit plus long que n&rsquo;importe quel discours.</p>
<p>Un citoyen contraint de se justifier</p>
<p>Nader Chroudi n&rsquo;est pas migrant. Il n&rsquo;est pas sans-papiers. Il est né en Tunisie, a grandi en Tunisie, et porte une carte d&rsquo;identité tunisienne — le numéro xxxxxxxx visible sur le document — comme des millions de ses compatriotes. Pourtant, sa couleur de peau fait de lui un suspect aux yeux de certains. Un étranger dans son propre pays.<br />
Depuis plusieurs mois, il dit être victime d&rsquo;agressions physiques et verbales répétées, de contrôles humiliants, et d&rsquo;une discrimination quotidienne qui s&rsquo;est nettement aggravée dans le contexte des campagnes anti-migrants subsahariens qui secouent la Tunisie.<br />
Fatigué de devoir expliquer qui il est, il a choisi une réponse radicale et symbolique : porter son identité sur lui, littéralement.</p>
<p>Une toile de fond alarmante</p>
<p>Le geste de Nader s&rsquo;inscrit dans un climat social profondément dégradé. Depuis le discours du président Kaïs Saïed en février 2023, dans lequel il évoquait une « invasion » de migrants africains menaçant l&rsquo;identité tunisienne, les violences à caractère racial se sont multipliées sur tout le territoire.<br />
Des milliers de ressortissants d&rsquo;Afrique subsaharienne ont été arrêtés, expulsés ou abandonnés aux frontières désertiques. Des associations de défense des droits humains — Human Rights Watch, Amnesty International, le Comité tunisien pour les réfugiés — ont documenté des dizaines de cas de violences graves, d&rsquo;expulsions illégales et de discours haineux banalisés dans l&rsquo;espace public.<br />
Mais ce que le cas de Nader révèle avec une acuité particulière, c&rsquo;est que même les Tunisiens noirs ne sont pas épargnés. La confusion — volontaire ou non — entre couleur de peau et nationalité traduit la profondeur du préjugé racial ancré dans une partie de la société.</p>
<p>Le racisme anti-noir : un tabou qui se fissure</p>
<p>La Tunisie compte une communauté noire ancienne et enracinée, héritière en partie de siècles d&rsquo;histoire complexe, dont la traite transsaharienne. Des villes comme Gabès, Sfax, ou des quartiers de Tunis abritent depuis toujours des familles tunisiennes noires, pleinement intégrées dans le tissu social et culturel du pays.<br />
Pourtant, le racisme anti-noir reste un sujet longtemps minimisé, voire nié. La loi de 2018 criminalisant la discrimination raciale en Tunisie — une première dans le monde arabe — n&rsquo;a que rarement été appliquée. Les procédures judiciaires pour des faits de violence à caractère racial restent l&rsquo;exception.<br />
Le geste de Nader Chroudi brise ce silence. Il dénonce, sans violence mais avec une force symbolique rare, un système qui rend invisible le citoyen noir tout en le rendant suspect.</p>
<p>« Mon pays, c&rsquo;est ici »</p>
<p>En apposant sa carte d&rsquo;identité sur sa poitrine, Nader ne réclame pas la pitié. Il réclame l&rsquo;évidence. Celle d&rsquo;exister pleinement dans un pays qui est le sien.<br />
Son geste rappelle ces moments de l&rsquo;histoire où des individus opprimés ont dû arborer des signes pour se définir — avec cette différence fondamentale et douloureuse : ici, c&rsquo;est lui-même qui choisit de le faire, non par contrainte légale, mais parce que la réalité sociale l&rsquo;y oblige.<br />
Son acte interpelle les autorités, la société civile, et chaque Tunisien. Il pose une question que le pays ne peut plus éluder :<br />
Jusqu&rsquo;où faudra-t-il aller pour prouver qu&rsquo;on est chez soi ?</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/31170">« Je suis Tunisien » : Quand un citoyen doit prouver sa nationalité à cause de sa couleur de peau</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lepontdegeneve.ch/archives/31170/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Migrants noirs en Tunisie : victimes d&#8217;une haine qui ne dit que la bassesse de ceux qui la portent</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/archives/31159</link>
					<comments>https://lepontdegeneve.ch/archives/31159?noamp=mobile#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 11:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ENTERTAINMENT]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Trending Posts]]></category>
		<category><![CDATA[discours]]></category>
		<category><![CDATA[haine]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Said]]></category>
		<category><![CDATA[Laune]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lepontdegeneve.ch/?p=31159</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, une vidéo diffusée début juin 2026 sur les réseaux sociaux depuis deux continents différents a provoqué un choc dans l&#8217;opinion publique : on y voit des individus s&#8217;introduire de force dans le domicile d&#8217;une famille migrante subsaharienne, proférer des menaces à l&#8217;arme blanche et tenir des propos d&#8217;une violence extrême. Une scène filmée, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/31159">Migrants noirs en Tunisie : victimes d&rsquo;une haine qui ne dit que la bassesse de ceux qui la portent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, une vidéo diffusée début juin 2026 sur les réseaux sociaux depuis deux continents différents a provoqué un choc dans l&rsquo;opinion publique : on y voit des individus s&rsquo;introduire de force dans le domicile d&rsquo;une famille migrante subsaharienne, proférer des menaces à l&rsquo;arme blanche et tenir des propos d&rsquo;une violence extrême. Une scène filmée, selon les autorités tunisiennes, non pas récemment, mais il y a cinq ans. Ce n&rsquo;est pas la première fois que des images de ce type font surface dans le pays. Depuis le discours du président Kais Saied, le 21 février 2023, qualifiant l&rsquo;immigration subsaharienne de « complot » visant à modifier la composition démographique de la Tunisie, un cycle de tensions, de violences et de déclarations controversées s&rsquo;est installé dans le paysage politique et social du pays. La résurgence de cette vidéo, à un moment précis, soulève autant de questions sur la réalité de la violence que sur les mécanismes de sa mise en scène médiatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une vidéo, des arrestations et un communiqué aux questions sans réponses</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5 juin 2026, le ministère de l&rsquo;Intérieur tunisien a annoncé avoir identifié et interpellé les individus apparaissant dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, qui les montre en train d&rsquo;agresser des ressortissants d&rsquo;Afrique subsaharienne. L&rsquo;enquête a été ouverte malgré l&rsquo;absence de toute plainte déposée dans cette affaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué officiel, sobre dans sa forme mais lourd de sous-entendus, apporte plusieurs précisions troublantes. Selon les investigations menées, la vidéo ne documenterait pas un événement récent : les faits remonteraient à cinq ans, soit à 2021. Les enquêtes se poursuivaient pour déterminer les circonstances de cette affaire et les raisons de sa diffusion à ce moment précis, malgré le long délai écoulé depuis les faits. L&rsquo;institution soulignait également que la vidéo avait été diffusée depuis deux continents différents, sans que les autorités précisent l&rsquo;origine géographique exacte de ces publications. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La vidéo en question montre un groupe d&rsquo;individus pénétrant de force dans le domicile d&rsquo;une famille migrante, menaçant ses membres à l&rsquo;aide d&rsquo;armes blanches et proférant des menaces explicites de viol à l&rsquo;encontre d&rsquo;une femme enceinte. Face à ce contenu, plusieurs organisations de la société civile tunisienne ont réagi par une tribune commune, dénonçant l&rsquo;escalade des discours de haine, du racisme et de la discrimination en Tunisie, ainsi que la recrudescence des agressions visant les personnes migrantes originaires d&rsquo;Afrique subsaharienne, dans un contexte d&rsquo;impunité persistante favorisée par la complaisance manifeste des institutions de l&rsquo;État. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, le ministère a par ailleurs réaffirmé l&rsquo;engagement de la Tunisie à garantir les droits et la dignité de toute personne se trouvant sur son territoire, et a rappelé son adoption d&rsquo;une approche humanitaire dans la gestion du dossier migratoire. Une déclaration de principe qui n&rsquo;a pas dissipé les inquiétudes des défenseurs des droits humains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Février 2023 : le tournant du discours présidentiel<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre le contexte dans lequel s&rsquo;inscrit cette affaire, il faut revenir à la nuit du 21 février 2023. Réuni devant le Conseil national de sécurité, le président Kais Saied a ordonné à ses responsables de prendre des mesures urgentes contre l&rsquo;immigration irrégulière, soutenant sans la moindre preuve qu&rsquo;un complot criminel était en cours pour altérer la composition démographique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État a alors développé sa thèse : selon lui, les vagues successives d&rsquo;immigration clandestine poursuivraient un objectif inavoué, celui de transformer la Tunisie en un pays purement africain, coupé de son appartenance arabe et islamique. Loin d&rsquo;être un dérapage isolé ou une réaction aux pressions européennes sur le dossier migratoire, ce discours s&rsquo;inscrivait dans une logique politique délibérée, visant non seulement les migrants étrangers, mais, plus largement, l&rsquo;ensemble des citoyens tunisiens noirs, qu&rsquo;ils vivent à l&rsquo;intérieur du pays ou en diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions sur le terrain ont été quasi immédiates. Des agressions racistes contre des ressortissants subsahariens se sont multipliées dans les jours suivants. Des propriétaires ont expulsé leurs locataires, des familles entières se sont retrouvées à la rue, contraintes de dormir dans des abris précaires ou sur les trottoirs. Certains migrants ont été empêchés de monter dans les transports en commun. Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux a documenté cette montée brutale de la violence, tirée par un climat de haine désormais légitimé par la parole présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan diplomatique, l&rsquo;Union africaine a exprimé sa vive préoccupation, appelant Tunis à renoncer aux discours de haine à caractère racial. Le gouvernement tunisien a balayé ces critiques, les jugeant infondées et mal informées sur la position réelle des autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein même de la société tunisienne, une résistance s&rsquo;est organisée. Des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de la capitale, réclamant des excuses présidentielles et rappelant que la Tunisie est, avant tout, une terre africaine. Artistes, militants et représentants de la société civile ont marché côte à côte. La championne de tennis Ons Jabeur a pris publiquement position, affirmant sa fierté d&rsquo;être une femme tunisienne, arabe et africaine, et rappelant que la dignité est un droit universel et indivisible.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un racisme ancien que le politique a réactivé</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n&rsquo;est pas étrangère au phénomène raciste, même si ce sujet a longtemps été relégué au rang de non-dit dans le débat public. La vague de violences déclenchée par les propos du président a mis en lumière un fond ancien de préjugés et de discriminations, enraciné dans l&rsquo;ensemble des sociétés du Maghreb, et que les surenchères nationalistes des pouvoirs en place ne font qu&rsquo;exacerber.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays avait pourtant posé un jalon législatif remarquable. En octobre 2018, le parlement tunisien avait adopté à une très large majorité une loi criminalisant toutes les formes de discrimination raciale, une première dans le monde arabe. Ce texte prévoit des sanctions pénales pour les auteurs de propos ou d&rsquo;actes racistes, ainsi que des peines plus lourdes pour l&rsquo;incitation à la haine, les menaces à caractère racial et l&rsquo;apologie du racisme. Une commission nationale dédiée devait en assurer le suivi et l&rsquo;application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre la lettre de la loi et sa mise en œuvre concrète, le fossé est demeuré béant. Après la vague d&rsquo;agressions de 2023, Human Rights Watch n&rsquo;a recensé qu&rsquo;une seule arrestation annoncée par les autorités, installant un sentiment d&rsquo;impunité propice à de nouvelles violences. Des migrants et réfugiés noirs ont été victimes d&rsquo;un profilage racial systématique, de la part de particuliers comme de certaines forces de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La population subsaharienne présente en Tunisie est estimée à plus de 21 000 personnes, dans un pays de 12 millions d&rsquo;habitants. Ces hommes et ces femmes, souvent en transit vers l&rsquo;Europe, évoluent dans un vide juridique et social qui les expose à toutes les formes de vulnérabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin 2026, face à la vidéo virale montrant une famille migrante agressée à son domicile, plusieurs organisations de la société civile tunisienne ont signé une tribune commune pour rappeler une vérité que les chiffres et les témoignages confirment : les violences d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sont le produit direct de plusieurs années de stigmatisation, de criminalisation et d&rsquo;incitation à la haine. La responsabilité, ont-elles insisté, ne repose pas uniquement sur les auteurs directs des agressions. Elle incombe aussi à tous ceux qui ont semé la peur, banalisé le mépris et instrumentalisé le racisme à des fins politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les arrestations annoncées le 5 juin 2026 semblent marquer une réaction judiciaire plus déterminée que lors des crises précédentes, et que le ministère de l&rsquo;Intérieur a renouvelé ses engagements en faveur d&rsquo;une approche humanitaire, une question fondamentale reste posée : la volonté institutionnelle sera-t-elle, cette fois, à la hauteur d&rsquo;une situation que le discours politique lui-même a largement contribué à envenimer ? Pionnière dans le monde arabe en matière de législation antiraciste, la Tunisie saura-t-elle, un jour, faire coïncider ses textes de loi avec la réalité vécue par les plus vulnérables sur son territoire ?</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/31159">Migrants noirs en Tunisie : victimes d&rsquo;une haine qui ne dit que la bassesse de ceux qui la portent</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lepontdegeneve.ch/archives/31159/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quand les  » médias tunisiens » deviennent tribunes de la haine : le racisme assumé contre les migrants subsahariens</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/archives/31013</link>
					<comments>https://lepontdegeneve.ch/archives/31013?noamp=mobile#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 15:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Trending Posts]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Laune]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[UNHCR]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lepontdegeneve.ch/?p=31013</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deux journalistes tunisiennes ont récemment alimenté une controverse profonde au sein de la société civile du pays. La première, employée de la Radio nationale tunisienne , institution publique financée par les contribuables , a ouvertement traité les militants antiracistes de traîtres à la patrie et d&#8217;agents au service de l&#8217;Occident. La seconde, chroniqueuse sur une [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/31013">Quand les  » médias tunisiens » deviennent tribunes de la haine : le racisme assumé contre les migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Deux journalistes tunisiennes ont récemment alimenté une controverse profonde au sein de la société civile du pays. La première, employée de la Radio nationale tunisienne , institution publique financée par les contribuables , a ouvertement traité les militants antiracistes de traîtres à la patrie et d&rsquo;agents au service de l&rsquo;Occident. La seconde, chroniqueuse sur une chaîne de télévision privée à large audience, est allée jusqu&rsquo;à réclamer que l&rsquo;on interdise aux femmes migrantes subsahariennes d&rsquo;accoucher sur le sol tunisien. Ces prises de position, relayées massivement sur les réseaux sociaux en ce début d&rsquo;année 2026, posent avec une acuité renouvelée une question que la Tunisie n&rsquo;a pas encore su trancher : jusqu&rsquo;où le discours de haine peut-il prospérer impunément dans un pays dont la loi le condamne expressément ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des propos qui dépassent l&rsquo;opinion : l&rsquo;incitation à la haine en direct</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de Wissal Kassrawi, journaliste à la Radio tunisienne, est particulièrement révélateur par la qualité de l&rsquo;institution qui l&#8217;emploie. En s&rsquo;adressant publiquement aux défenseurs des droits humains pour les qualifier de « traîtres » et d&rsquo;« ennemis de la patrie », elle n&rsquo;a pas simplement exprimé une opinion. Elle a adopté la rhétorique classique du nationalisme populiste : retourner contre les victimes du racisme l&rsquo;accusation de complicité avec un ennemi extérieur. Selon cette logique, défendre la dignité d&rsquo;un migrant africain équivaudrait à trahir la nation tunisienne  un glissement sémantique qui n&rsquo;est pas anodin lorsqu&rsquo;il émane d&rsquo;une voix portée par un média d&rsquo;État.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="627" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Wissal-1024x627.jpeg" alt="" class="wp-image-31014" style="aspect-ratio:1.6332160838678529;width:600px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Wissal-1024x627.jpeg 1024w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Wissal-300x184.jpeg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Wissal-768x470.jpeg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Wissal.jpeg 1079w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>« À ceux qui brandissent le slogan du rejet du racisme en Tunisie, je leur dis : vous êtes au bout du compte des traîtres à votre pays et des agents qui soutenez la transformation de la Tunisie en un dépotoir de déchets humains, et vous servez les intérêts de l’Occident colonial, qui a volé leurs richesses, créé des guerres civiles entre eux et les a déplacés de leurs propres pays. »</em> <em>Wissal Kassrawi</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="710" height="941" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/WisAl3.jpeg" alt="" class="wp-image-31019" style="width:436px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/WisAl3.jpeg 710w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/WisAl3-226x300.jpeg 226w" sizes="(max-width: 710px) 100vw, 710px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Bonjour à tous les Tunisiens qui aiment leur pays et s’inquiètent pour lui face à ces gens qui se multiplient, s’entraînent au combat et brûlent les oliviers, et qui ont tous moins de 40 ans. Un jour viendra où vous le regretterez, mais il sera trop tard pour le regretter.</em> <em>Wissal Kassrawi</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas d&rsquo;Imen Jelassi, chroniqueuse sur la chaîne Attessia, touche à une autre dimension, peut-être encore plus grave dans ses implications. En réclamant publiquement que l&rsquo;on empêche les femmes subsahariennes de mettre au monde leurs enfants en Tunisie, elle a franchi une ligne que le droit international des droits humains qualifie sans ambiguïté : le contrôle forcé de la reproduction d&rsquo;une population sur une base ethnique ou raciale constitue l&rsquo;une des formes les plus graves de discrimination, répertoriée comme telle dans les conventions internationales que la Tunisie a pourtant ratifiées. Ces propos, tenus sur un plateau de télévision national, ont immédiatement suscité des réactions indignées de la part d&rsquo;associations de défense des droits humains, de juristes et de médecins.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="819" height="1024" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen-819x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-31015" style="aspect-ratio:0.7998108555409194;width:477px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen-819x1024.jpeg 819w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen-240x300.jpeg 240w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen-768x960.jpeg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>« Je préfère qu’on empêche les femmes africaines qui sont encore en Tunisie de procréer. » Imen Jlassi</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe dans ces deux affaires, au-delà de leur contenu, c&rsquo;est la désinvolture avec laquelle ces propos ont été formulés. Ni dans un couloir, ni dans un cercle privé, mais face à des caméras et des micros, comme si la honte avait changé de camp — comme si c&rsquo;était désormais ceux qui défendent l&rsquo;égalité et la dignité humaine qui devaient se justifier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une loi pionnière que personne n&rsquo;applique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n&rsquo;est pas un pays dépourvu de protections juridiques contre le racisme. En octobre 2018, son Parlement adoptait, à une très large majorité, la loi organique n°50-2018 relative à l&rsquo;élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Ce texte était alors salué comme une première historique non seulement en Afrique du Nord, mais dans l&rsquo;ensemble du monde arabe. Il prévoit des peines d&#8217;emprisonnement allant d&rsquo;un mois à trois ans, assorties d&rsquo;amendes, pour quiconque profère des propos racistes, incite à la haine, diffuse ou fait l&rsquo;apologie du racisme. Les peines sont doublées lorsque l&rsquo;auteur des faits use d&rsquo;une autorité de fait ou de droit sur les victimes — une disposition particulièrement pertinente pour des personnalités médiatiques qui s&rsquo;adressent à des milliers de téléspectateurs ou d&rsquo;auditeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, depuis son adoption, cette loi n&rsquo;a donné lieu qu&rsquo;à un nombre infime de condamnations. La Commission nationale de lutte contre la discrimination raciale, que le texte prévoyait de créer, n&rsquo;a jamais réellement vu le jour sous une forme opérationnelle. Le fossé entre l&rsquo;ambition législative et la réalité de son application n&rsquo;est pas une subtilité technique : il traduit un choix politique. Car dans le même temps où les auteurs de discours racistes demeurent librement actifs dans les médias, des journalistes d&rsquo;investigation, des opposants politiques et des citoyens ordinaires font face à des poursuites judiciaires pour des publications sur les réseaux sociaux jugées critiques à l&rsquo;égard du pouvoir. Cette asymétrie dans le recours à la justice est, en elle-même, une forme de message.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="636" height="1024" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen_J-636x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-31016" style="aspect-ratio:0.6210996106732504;width:464px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen_J-636x1024.jpeg 636w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen_J-186x300.jpeg 186w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/Imen_J.jpeg 720w" sizes="auto, (max-width: 636px) 100vw, 636px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>« Ceux qui veulent défendre les migrants africains n&rsquo;ont qu&rsquo;à les accueillir chez eux. » Imen Jlassi</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La question que les juristes et les organisations de la société civile posent avec insistance est donc simple : pourquoi le parquet tunisien ne s&rsquo;autosaisit-il pas face à des propos qui remplissent objectivement les critères définis par la loi de 2018 ? La réponse à cette question échappe au domaine juridique pour entrer dans celui de la volonté politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte : une société tunisienne sous pression, des migrants en première ligne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre comment de tels propos ont pu être tenus aussi publiquement, il faut revenir au tournant de février 2023. À cette date, le président Kaïs Saïed avait tenu devant le Conseil national de sécurité un discours dans lequel il décrivait la présence de migrants subsahariens comme le fruit d&rsquo;un « plan criminel » visant à modifier la composition démographique et l&rsquo;identité arabo-islamique de la Tunisie. Ces déclarations, largement documentées par les organisations internationales de défense des droits humains, avaient immédiatement déclenché une vague de violences, d&rsquo;expulsions de logements, d&rsquo;arrestations arbitraires et de licenciements abusifs visant les ressortissants africains résidant en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rhétorique présidentielle n&rsquo;a pas créé le racisme en Tunisie — il existait auparavant, de manière plus ou moins diffuse, ciblant aussi bien les migrants subsahariens que les Tunisiens noirs eux-mêmes, descendants en partie d&rsquo;esclaves dans un pays qui avait aboli l&rsquo;esclavage dès 1846. Mais elle lui a donné une légitimité nouvelle, une caution officielle qui a en quelque sorte « libéré » une parole jusque-là contrainte par un minimum de retenue sociale. Dans ce contexte, des voix comme celles de Kassrawi ou de Jelassi ne surgissent pas du néant : elles occupent un espace rhétorique que le discours d&rsquo;État a commencé à ouvrir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres remettent pourtant en cause le récit de l&rsquo;« invasion ». Selon les estimations des organisations internationales, les migrants subsahariens en situation irrégulière présents en Tunisie représentent entre vingt mille et vingt-cinq mille personnes, dans un pays de douze millions d&rsquo;habitants. Ces hommes et ces femmes occupent majoritairement des secteurs délaissés par la main-d&rsquo;œuvre locale, notamment dans l&rsquo;agriculture et les travaux informels, dans un pays où le taux de chômage structurel dépasse les quinze pour cent, particulièrement élevé chez les jeunes diplômés. La réalité économique est donc bien loin du tableau d&rsquo;une concurrence effrénée pour les emplois tunisiens.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP23258466947915-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-31018" style="aspect-ratio:1.4993035329872104;width:595px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP23258466947915-1024x683.jpg 1024w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP23258466947915-300x200.jpg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP23258466947915-768x512.jpg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP23258466947915-1536x1024.jpg 1536w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP23258466947915.jpg 1620w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Des personnes sont assises devant un centre d&rsquo;accueil pour migrants sur l&rsquo;île de Lampedusa, en Italie, le vendredi 15 septembre 2023. Des milliers de migrants et de réfugiés ont débarqué cette semaine sur l&rsquo;île italienne de Lampedusa après avoir traversé la Méditerranée à bord de petites embarcations non adaptées à la navigation depuis la Tunisie, submergeant les autorités locales et les organisations humanitaires. (Cecilia Fabiano/LaPresse via AP)<br></em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan des libertés publiques, la Tunisie traverse une période de contraction civique significative. Des défenseurs des droits humains, des avocats, des journalistes et des responsables d&rsquo;associations font face à des procédures judiciaires dans un contexte où l&rsquo;espace de la critique s&rsquo;est considérablement rétréci depuis la concentration des pouvoirs de 2021. Dans ce climat, le fait que les auteurs de discours racistes identifiables bénéficient d&rsquo;une totale impunité médiatique et judiciaire, quand d&rsquo;autres citoyens sont poursuivis pour bien moins, ne passe pas inaperçu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce contexte difficile, la société civile tunisienne résiste. Le 13 avril 2026, le Forum des droits économiques et sociaux organisait à Tunis un rassemblement contre le racisme et les dérives répressives, réunissant des militants qui n&rsquo;ignoraient pas les risques, mais choisissaient malgré tout de prendre la rue. Leur présence, modeste en nombre mais forte en symbole, rappelle que la Tunisie n&rsquo;est pas monolithique dans ses réactions face à la montée de la haine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que réclament les défenseurs des droits humains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, les organisations tunisiennes et internationales de défense des droits humains formulent des demandes précises. En premier lieu, elles appellent le parquet tunisien à exercer ses prérogatives légales face aux cas documentés d&rsquo;incitation à la haine raciale, sans attendre que les victimes elles-mêmes — souvent en situation précaire, sans ressources ni réseau — engagent des procédures coûteuses et périlleuses. La loi tunisienne autorise le ministère public à s&rsquo;autosaisir : c&rsquo;est cette faculté que les juristes demandent d&rsquo;activer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En second lieu, un appel est adressé au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ainsi qu&rsquo;aux instances africaines et internationales compétentes pour interpeller officiellement les autorités tunisiennes sur l&rsquo;obligation qui est la leur d&rsquo;appliquer les textes qu&rsquo;elles ont eux-mêmes votés. La crédibilité d&rsquo;un État de droit se mesure à la cohérence entre ses engagements législatifs et leur mise en œuvre effective — particulièrement lorsque les victimes sont parmi les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, des voix s&rsquo;élèvent pour rappeler aux organes de régulation de l&rsquo;audiovisuel tunisien leur responsabilité propre. Une chaîne de télévision ou une radio publique qui sert de tribune à des propos constitutifs d&rsquo;incitation à la haine engage sa responsabilité institutionnelle, indépendamment de celle de l&rsquo;individu qui s&rsquo;est exprimé. Le silence des régulateurs est lui-même une prise de position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de profondément révélateur dans le fait que, dans la Tunisie de 2026, ceux qui défendent la dignité des migrants risquent d&rsquo;être traités de traîtres dans un média public, tandis que ceux qui appellent à contrôler la natalité d&rsquo;une population sur une base raciale continuent de jouir de leur tribune télévisée. La loi existe. Les faits sont documentés. Les institutions disposent des outils pour agir. Ce qui reste en suspens, c&rsquo;est une question qui dépasse les frontières du droit : une société peut-elle durablement se réclamer de ses valeurs fondatrices tout en laissant prospérer, sans réponse, le discours qui les nie ?</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/31013">Quand les  » médias tunisiens » deviennent tribunes de la haine : le racisme assumé contre les migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lepontdegeneve.ch/archives/31013/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : des centaines de citoyens défilent à Tunis contre le racisme et la criminalisation du militantisme</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/archives/30992</link>
					<comments>https://lepontdegeneve.ch/archives/30992?noamp=mobile#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 16:34:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Trending Posts]]></category>
		<category><![CDATA[Laune]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Saadia Mosbah]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lepontdegeneve.ch/?p=30992</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des associations, des partis de l&#8217;opposition et des citoyens se sont rassemblés ce samedi 11 avril 2026 à Tunis pour dénoncer la montée des discours racistes et réclamer la libération de militantes et militants emprisonnés. Une mobilisation significative, qui traduit une fracture profonde entre la société civile et les orientations du pouvoir. Un cortège pour [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/30992">Tunisie : des centaines de citoyens défilent à Tunis contre le racisme et la criminalisation du militantisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des associations, des partis de l&rsquo;opposition et des citoyens se sont rassemblés ce samedi 11 avril 2026 à Tunis pour dénoncer la montée des discours racistes et réclamer la libération de militantes et militants emprisonnés. Une mobilisation significative, qui traduit une fracture profonde entre la société civile et les orientations du pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un cortège pour dire non</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est devant le siège du Syndicat national des journalistes tunisiens, en milieu d&rsquo;après-midi, que la marche a pris son départ pour remonter l&rsquo;avenue Habib Bourguiba. Des centaines de Tunisiennes et Tunisiens — citoyens, militants associatifs, représentants de partis d&rsquo;opposition — ont répondu à un appel lancé quelques jours plus tôt par une coalition de composantes de la société civile. Les mots d&rsquo;ordre scandés ou portés sur des pancartes résumaient à eux seuls l&rsquo;état d&rsquo;esprit du cortège : <em>« Lutter contre le racisme n&rsquo;est pas un crime »</em>, <em>« La solidarité n&rsquo;est pas un crime »</em>, <em>« Liberté pour Saadia Mosbah »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pétition citoyenne à l&rsquo;origine de cette mobilisation, rendue publique le 7 avril 2026, avait tiré la sonnette d&rsquo;alarme face à ce que ses signataires décrivent comme une recrudescence inquiétante des discours de haine visant les Tunisiens noirs et les migrants originaires d&rsquo;Afrique subsaharienne. Ses auteurs pointaient également le rôle de certains médias et de ce qu&rsquo;ils qualifient de relais de désinformation dans la banalisation de ces discours. La marche se voulait ainsi un acte de résistance civique, mais aussi un geste de solidarité explicite envers deux figures du militantisme antiraciste actuellement détenues : Saadia Mosbah et Abdallah Saïd. La couverture photographique de l&rsquo;événement a été assurée par Arroi Baraket.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP263300067750-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-30994" style="aspect-ratio:1.5014900767230994;width:678px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP263300067750-1024x682.jpg 1024w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP263300067750-300x200.jpg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP263300067750-768x512.jpg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP263300067750-1536x1024.jpg 1536w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/04/AP263300067750.jpg 1700w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Un manifestant brandissant une banderole sur laquelle on peut lire « Non au racisme » se tient devant le ministère de la Justice à Tunis, mardi 6 novembre 2012, dans le cadre d&rsquo;une manifestation organisée par des musulmans salafistes radicaux pour protester contre l&rsquo;incarcération de centaines de militants salafistes.</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Deux militants en prison, un combat au tribunal</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des revendications portées ce samedi : le sort de Saadia Mosbah, 65 ans, fondatrice de l&rsquo;association Mnemty — dont le nom signifie « mon rêve » en arabe —, figure incontournable de la lutte antiraciste en Tunisie et dans la région. Condamnée en première instance à huit ans de prison, elle est incarcérée depuis près de deux ans. Ses avocats ont qualifié le dossier de « vide et sans preuves », tandis que son état de santé est décrit comme très dégradé. Plusieurs organisations internationales de défense des droits humains ont dénoncé une arrestation arbitraire, intervenue en mai 2024 dans le cadre d&rsquo;une vague de répression plus large visant des acteurs de la société civile, des journalistes et des avocats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre nom sur toutes les lèvres est celui d&rsquo;Abdallah Saïd, président de l&rsquo;association Enfants de la Lune et figure reconnue de l&rsquo;action humanitaire et solidaire, lui aussi poursuivi en justice dans des circonstances que ses soutiens jugent politiquement motivées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, les charges retenues sont liées à des soupçons de blanchiment d&rsquo;argent — une accusation que les défenseurs des prévenus rejettent catégoriquement, y voyant un instrument de répression désormais systématiquement appliqué contre la société civile indépendante, les médias libres et les mouvements de solidarité. La pétition du 7 avril le formule sans ambages : cette tactique judiciaire est devenue, selon ses signataires, un outil de criminalisation du militantisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un contexte de recul des libertés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette marche ne surgit pas dans un vide. Elle s&rsquo;inscrit dans une dégradation progressive et documentée de l&rsquo;espace civique tunisien, amorcée bien avant les arrestations de 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie avait pourtant accompli, en octobre 2018, une avancée historique en adoptant à une large majorité parlementaire une loi criminalisant le racisme — une première dans le monde arabe et africain. Ce texte, dont Saadia Mosbah avait été l&rsquo;une des chevilles ouvrières, sanctionne les propos racistes, l&rsquo;incitation à la haine et la création d&rsquo;organisations prônant la discrimination. Quelques mois plus tard, le 23 janvier était proclamé Journée nationale de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en février 2023, un discours du président Kaïs Saïed accusant des « hordes de migrants clandestins » de menacer la composition démographique du pays a marqué une rupture. S&rsquo;en est suivie une série d&rsquo;attaques et d&rsquo;expulsions de ressortissants subsahariens vers les frontières algérienne et libyenne, dans un climat de tensions exacerbées. Des organisations de défense des droits humains établissent un lien direct entre ce discours et l&rsquo;intensification des poursuites visant les acteurs qui défendent les migrants et luttent contre le racisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nombre d&rsquo;ONG signataires du communiqué commun diffusé à l&rsquo;occasion de cette mobilisation, la condamnation de Saadia Mosbah illustre un glissement inquiétant : la discrimination raciale ne relèverait plus du seul discours public, mais se trouverait désormais ancrée dans les structures mêmes des institutions, y compris judiciaires. Elles dénoncent un « renversement des valeurs » dans lequel les militants antiracistes sont poursuivis tandis que les auteurs de discours discriminatoires bénéficient d&rsquo;une relative impunité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une question ouverte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La marche du 11 avril 2026 restera peut-être comme un moment révélateur : rarement des associations, des collectifs et des formations politiques d&rsquo;horizons aussi divers avaient convergé aussi explicitement autour de la question raciale dans un espace public tunisien de plus en plus contraint. Des centaines de citoyens ont choisi de descendre dans la rue, au nom de valeurs qu&rsquo;ils estiment menacées et qu&rsquo;ils relient directement aux idéaux de la révolution de 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la journée soulève une interrogation que personne, ce samedi, ne pouvait trancher : dans une Tunisie où la loi antiraciste existe mais où ceux qui la défendent se retrouvent en prison, quelle sera la prochaine étape — judiciaire, politique ou civique — de ce bras de fer entre un pouvoir de plus en plus centralisé et une société civile qui refuse, pour l&rsquo;heure, de se taire ?</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/30992">Tunisie : des centaines de citoyens défilent à Tunis contre le racisme et la criminalisation du militantisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lepontdegeneve.ch/archives/30992/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Saadia Mosbah, symbole d’un combat antiraciste piétiné par l’État</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/archives/30440</link>
					<comments>https://lepontdegeneve.ch/archives/30440?noamp=mobile#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Aug 2025 10:21:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Trending Posts]]></category>
		<category><![CDATA[blanchiment]]></category>
		<category><![CDATA[Entertainment]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Said]]></category>
		<category><![CDATA[Laune]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Saadia Mosbah]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lepontdegeneve.ch/?p=30440</guid>

					<description><![CDATA[<p>CHAPEAUTunis, 7 août 2025&#160;— Malgré un an d’enquête sans preuves tangibles, la justice tunisienne vient de rouvrir le dossier visant Saadia Mosbah, figure historique de la lutte contre le racisme. Accusée de « blanchiment d’argent » et de « trahison » pour son soutien aux migrants subsahariens, son cas incarne la répression systématique des voix [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/30440">Tunisie : Saadia Mosbah, symbole d’un combat antiraciste piétiné par l’État</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>CHAPEAU</strong><br><em>Tunis, 7 août 2025</em>&nbsp;— Malgré un an d’enquête sans preuves tangibles, la justice tunisienne vient de rouvrir le dossier visant Saadia Mosbah, figure historique de la lutte contre le racisme. Accusée de « blanchiment d’argent » et de « trahison » pour son soutien aux migrants subsahariens, son cas incarne la répression systématique des voix dissidentes sous le régime de Kaïs Saïed.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Piège Judiciaire</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 6 août, la cour d’appel de Tunis a invalidé la clôture partielle de l’enquête contre l’association <em>Mnemty</em> (« Mon rêve »), présidée par Saadia Mosbah. Sept militants, dont Mosbah, détenue depuis mai 2024, font face à de nouvelles accusations — « financement étranger » et « association de malfaiteurs » — pour un seul motif : leur aide humanitaire aux migrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, un rapport d’expertise financière remis en mars 2025 les avait partiellement disculpés. « <em>Aucune preuve de malversation n’a été trouvée</em> », confie Zied Rouine, coordinateur de <em>Mnemty</em>, joint par nos soins. « <em>Mais nos comptes sont gelés, nos activités paralysées. On criminalise notre combat</em> ».</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Saadia Mosbah : Parcours d’une Résistante</strong></h3>



<h4 class="wp-block-heading">Un engagement né de l’humiliation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Née à Bab Souika, un quartier populaire de Tunis, Saadia Mosbah, 62 ans, a d’abord été hôtesse de l’air chez Tunisair. C’est là qu’elle subit ses premières agressions racistes : en 1983, un chef de cabine l’enferme à l’arrivée du PDG, « <em>pour ne pas gêner</em> ». En 2013, un pompiste refuse de la servir en la traitant d’« <em>esclave</em> ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mnemty, l’arme légale contre l’apartheid tunisien</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux tentatives avortées sous la dictature de Ben Ali — « <em>Il n’y a pas de racisme ici !</em> » lui rétorque-t-on —, elle fonde enfin <em>Mnemty</em> en 2015. Son combat aboutit en 2018 à une loi pionnière dans le monde arabe : la <strong>loi n°50 criminalisant la discrimination raciale</strong>, prévoyant jusqu’à 3 ans de prison pour incitation à la haine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;*80% des Tunisiens reconnaissent l’existence du racisme anti-Noirs, mais l’État le nie encore*&nbsp;», rappelle Ramadan Ben Omar, du Forum tunisien des droits économiques et sociaux7.</p>
</blockquote>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Machine Répressive</strong></h3>



<h4 class="wp-block-heading">Du discours présidentiel aux arrestations</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5 mai 2024, le président Kaïs Saïed tonne lors d’un Conseil de sécurité : « <em>Les ONG défendant les migrants sont des traîtres à la solde de l’étranger</em> ». En 48 heures, Saadia Mosbah est arrêtée. Sa maison et le siège de <em>Mnemty</em> sont perquisitionnés.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Tactiques de délégitimation</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Campagnes de haine en ligne</strong> : Des comptes affiliés au pouvoir accusent Mosbah de « <em>recevoir 2 000$ par migrant clandestin</em> ».</li>



<li><strong>Instrumentalisation d’un prix international</strong> : Sa photo avec Antony Blinken, qui lui remet le <em>Prix des champions de la lutte antiraciste</em> en 2023, est brandie comme une « <em>preuve de collusion</em> ».</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">Silencing stratégique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres activistes sont ciblés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sonia Dahmani</strong>, avocate, arrêtée pour avoir dénoncé le racisme d’État à la radio.</li>



<li><strong>Abdallah Said</strong>, président de l’association <em>Enfants de la Lune</em>, inculpé pour « <em>aide aux migrants</em> ».</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’Horizon Sombre de la Tunisie</strong></h3>



<h4 class="wp-block-heading">Des migrants abandonnés dans le désert</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Sous pression de l’UE (qui finance la « gestion » des flux migratoires), la Tunisie pratique des <strong>déportations illégales</strong> vers des zones désertiques, où des centaines de Subsahariens meurent de soif.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une société fracturée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Après le discours de Saïed, on m’a viré de mon travail. En rue, on me crache dessus</em> », témoigne Mohamed Hamed, réfugié soudanais7. Les étudiants subsahariens se barricadent chez eux : « <em>Mon ami a été battu à coups de bâton</em> », confie François Famba, étudiant congolais.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion : L’Étreinte de l’Autoritarisme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire Mosbah n’est pas qu’un procès. C’est le&nbsp;<strong>test de résistance</strong>&nbsp;d’une société civile déjà laminée par la suspension du Parlement en 2021 et la répression des journalistes. Alors que l’État invoque la «&nbsp;<em>souveraineté nationale</em>&nbsp;», les associations rappellent l’évidence :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La loi antiraciste de 2018, c’est son combat. Aujourd’hui, on l’emprisonne pour l’appliquer</em>&nbsp;»<br>— Zied Rouine,&nbsp;<em>Mnemty</em>5.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dernier développement</strong> : Une pétition internationale exige la libération de Mosbah, tandis que le collectif <em>Chkoun</em> (<em>Qui ?</em>) organise des veilles devant les prisons tunisiennes. Le prix à payer pour défendre les droits humains n’a jamais été aussi élevé.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/30440">Tunisie : Saadia Mosbah, symbole d’un combat antiraciste piétiné par l’État</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lepontdegeneve.ch/archives/30440/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
