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	<title>Archives des Watad - Le pont de Genève</title>
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		<title>Conseil central du PPDS: Kaïs Saïed est le principal responsable de la dégradation politique, sociale et des libertés en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:16:59 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Les 25 et 26 avril 2026, les cadres du Parti patriotique démocratique socialiste (PPDS) se sont réunis à Tunis en une session dédiée à la mémoire du défunt Belkacem Yaacoubi, sous la direction de son secrétaire général Nouri Beltoumi. En présence des représentants des bureaux régionaux, de la diaspora européenne (PPDS Europe), de la Commission des femmes Latifa Taamallah et de l’organisation de jeunesse « Kifah », ce conseil central visait à définir la ligne politique du parti face à une conjoncture nationale, régionale et internationale jugée critique, marquée par l’aggravation des inégalités et des conflits. Le communiqué final adopté, d’une tonalité résolument anti-impérialiste, dresse un tableau sévère des dérives autoritaires en Tunisie, condamne l’offensive militaire américano-sioniste contre l’Iran, et fustige la répression des mouvements progressistes en Turquie, en Inde ou encore au Venezuela.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un diagnostic mondial fondé sur la lutte des classes et la refonte des équilibres stratégiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil central du PPDS situe d’abord son analyse dans un contexte de « crise cyclique du capitalisme », dont les soubresauts pousseraient les puissances impérialistes à multiplier les guerres pour sauver leur hégémonie. Les membres relèvent un affaiblissement relatif de la domination états-unienne, marqué par le déclin du dollar et l’émergence de monnaies alternatives ; ils interprètent ce mouvement comme les prémices d’un nouvel ordre mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire, le parti exprime sa solidarité avec l’Iran face à « l’agression impérialiste américano-sioniste », tout en saluant la résistance des peuples comme facteur de rééquilibrage des rapports de force. Les dirigeants du PPDS n’épargnent pas non plus l’administration Trump, qualifiée de « criminelle » et accusée de blocus contre Cuba, de complicité dans l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, et d’ingérence au Mali et au Sahel. Paris est directement mis en cause : la France serait selon le texte à l’origine du recrutement de groupes terroristes pour entraver les aspirations à la libération nationale en Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même souffle, le Conseil fustige les « régimes fantoches » d’Erdoğan en Turquie et de Modi en Inde, accusés de se servir de lois antiterroristes pour démanteler les partis de gauche révolutionnaires, emprisonner des militants et fermer leurs organes de presse.</p>



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Communiqué final des travaux du Conseil central du Parti Patriotique
démocratique socialiste&#8230;</p>Publiée par <a href="https://www.facebook.com/people/PPDS-Europe/100090464060050/">PPDS Europe</a> sur&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=950345587990901&amp;id=100090464060050">Mercredi 29 avril 2026</a></blockquote></div>



<h3 class="wp-block-heading">Condamnation sans appel de l’offensive sioniste et des régimes arabes « réactionnaires »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toutefois sur la question palestinienne que le ton est le plus appuyé. Le PPDS dénonce la « guerre génocidaire en cours à Gaza », les politiques de blocus, de famine et de déplacement forcé, et réaffirme son soutien « total à la résistance sous toutes ses formes ». Le communiqué rejette une loi autorisant l’exécution des prisonniers, qu’il présente comme une escalade visant le mouvement carcéral palestinien, tandis que le parti promet d’intensifier les démarches pour accueillir en Tunisie des détenus expulsés dont l’état de santé se dégrade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte s’étend également sur la situation au Liban : les attaques sionistes malgré les trêves, le projet d’occupation du Sud-Liban délimité par une « ligne jaune » coloniale, et la volonté de désarmer la résistance libanaise – désormais élevée au rang d’icône historique – sont vigoureusement combattus. Le PPDS, qui dit refuser toute normalisation, accuse les « régimes arabes réactionnaires » de soutenir activement ces entreprises impérialistes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tunisie : un pouvoir accusé de démanteler les acquis sociaux et les libertés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le volet national de la déclaration est tout aussi acerbe. Pour le PPDS, la crise tunisienne ne relève pas d’une conjoncture défavorable mais de choix structurels : dépendance aux capitaux étrangers, maintien au pouvoir d’une coalition de classe réactionnaire, et renoncement aux revendications populaires des soulèvements de décembre 2010–janvier 2011 et du 25 juillet 2021. Le parti dénonce le démantèlement progressif des subventions, illustré par le retrait des produits soutenus des marchés au profit d’alternatives comme le « pain au son », qui pénalise les classes populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan institutionnel, le Conseil accuse directement le président Kaïs Saïed et le Parlement de brader la souveraineté énergétique nationale. L’octroi de nouvelles concessions pour les énergies renouvelables à Gafsa, Sidi Bouzid, Gabès et Kairouan est interprété comme une étape vers la privatisation de la STEG, la compagnie nationale d’électricité et de gaz. À cela s’ajoute un système fiscal jugé inéquitable, notamment dans les carrières de sable et de marbre, ainsi que des transferts de crédits carbone sans évaluation sérieuse de leur impact environnemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le front des droits, le PPDS exige l’abrogation du décret-loi 54, la mise en place effective de la Cour constitutionnelle, et dénonce le « chantage » exercé contre les organisations nationales – qu’il distingue des associations « suspectes » financées par des intérêts coloniaux. Le parti prend la défense de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), dont les « mesures arbitraires » viseraient à étouffer l’activité syndicale (suppression du prélevement automatique, annulation des négociations). De même, il condamne les restrictions imposées au mouvement de solidarité avec la Palestine, et réclame la libération immédiate de Ghassen Henchiri, membre de son bureau politique, détenu selon lui pour des accusations mensongères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le PPDS fustige la montée des discours racistes, dont il tient le régime responsable, et réaffirme que la migration est « un droit humain fondamental et un mouvement de résistance contre le capitalisme ». Le texte appelle à la construction d’un « front national progressiste », distinct des Frères musulmans, des destouriens et du Front du salut, pour constituer une alternative à l’autorité de Saïed, criminaliser la normalisation avec Israël et défendre les marges de liberté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte tunisien : entre héritage révolutionnaire et recompositions autoritaires</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce discours radical s’inscrit dans un paysage politique tunisien profondément fracturé depuis la révolution de 2011. Le PPDS, qui se réclame d’une gauche patriotique et socialiste, demeure une force relativement marginale sur l’échiquier électoral mais jouit d’une certaine présence militante dans les bastions ouvriers et les universités. Son rejet aussi bien du président Saïed que de l’islam politique et des héritiers du RCD (ex-parti de Ben Ali) illustre la difficulté à constituer une opposition unie. L’évocation répétée du « vide constitutionnel » – la Cour constitutionnelle n’étant toujours pas pleinement opérationnelle plus de deux ans après la nouvelle Constitution de 2022 – est un marqueur récurrent des critiques adressées au chef de l’État. Par ailleurs, le décret-loi 54, réprimant la diffusion de « fausses nouvelles », a été utilisé à plusieurs reprises contre des opposants politiques, des journalistes et des avocats, alimentant les rapports d’organisations internationales dénonçant un recul des libertés en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’opposition tunisienne tente de mobiliser, mais la marge de manœuvre se réduit</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En achevant ses travaux sur un appel à l’unification des forces progressistes et à l’élargissement du mouvement populaire, le PPDS affiche sa volonté de peser dans le défi politique tunisien. Pourtant, les restrictions à la liberté de réunion et la fragmentation de l’opposition posent la question de sa capacité à transformer ce réquisitoire en rapport de forces. Alors que le pouvoir continue de justifier ses mesures d’exception par la nécessité de lutter contre « l’étranger » et les « traîtres », la ligne tracée par le PPDS – anti-impérialiste, antilibérale et opposée à toute normalisation avec Israël – parviendra-t-elle à rassembler au-delà de son noyau militant, ou restera-t-elle cantonnée à un rôle de vigie radicale dans un espace politique tunisien toujours plus verrouillé ?</p>
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		<title>De la clandestinité à la division : Mohamed Kilani retrace l&#8217;histoire méconnue de la gauche tunisienne</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 13:37:35 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans le paysage politique tunisien, certains témoignages ont la valeur de l&rsquo;histoire vivante. Le deuxième volet de notre entretien avec <strong>Mohamed Kilani</strong>, figure incontournable de la gauche radicale tunisienne, en fait partie. Ce dialogue offre un récit poignant et sans concession des espoirs, des conflits et des échecs qui ont marqué le parcours de la gauche, de l&rsquo;ère Ben Ali à la période contemporaine. À travers le regard de l&rsquo;un de ses principaux acteurs, c&rsquo;est une plongée dans les coulisses souvent méconnues des luttes de pouvoir et des choix stratégiques qui ont façonné le présent politique de la Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les fondations et les fractures : du journal au parti</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;émergence du Parti Communiste des ouvriers Tunisiens (PCOT) est indissociable de l&rsquo;expérience du journal « <strong>Âfâq al-&lsquo;âmil al-Tûnisi</strong> » (Horizons de l&rsquo;ouvrier tunisien). Mohamed Kilani retrace cette transition cruciale, évoquant les difficultés et les défis de donner naissance à une formation politique dans un environnement hostile. Cette période fondatrice fut marquée par un enthousiasme militant, mais aussi par les premières tensions idéologiques et personnelles qui allaient, plus tard, conduire à de profonds clivages.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La confrontation avec le pouvoir : le face-à-face avec Ben Ali</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des moments les plus saisissants du récit de Kilani est son face-à-face avec le président Zine el-Abidine Ben Ali. Loin d&rsquo;être une simple anecdote, cette rencontre symbolise le rapport de force asymétrique entre un pouvoir autoritaire et une opposition déterminée. Kilani détaille les circonstances de cette entrevue, les arguments échangés et les implications de ce dialogue de sourds. Il expose sans fard les détails de son conflit avec le régime, illustrant la constante pression exercée sur les dissidents politiques et les stratégies de survie des mouvements interdits.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La guerre intestine : Kilani contre Hammami</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La fracture la plus déterminante au sein du parti (PCOT) fut sans conteste le conflit l&rsquo;opposant à Hammam Hammami, l&rsquo;autre figure emblématique de la gauche. Mohamed Kilani lève le voile sur les racines de cette rivalité, qui dépassaient les simples divergences tactiques. Il s&rsquo;agissait, selon lui, d&rsquo;une opposition fondamentale sur la vision du parti, son organisation et ses alliances. Cet épisode révèle la dynamique des luttes internes qui ont fragilisé le mouvement et entravé son unité face au pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le positionnement face aux islamistes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le témoignage de Kilani apporte également une vision différente de l&rsquo;intérieur de la gauche sur la question islamiste. Alors que la position officielle du parti était souvent perçue comme uniforme, Kilani expose les nuances et les débats qui l&rsquo;animaient. Son analyse personnelle de la montée de l&rsquo;islamisme politique et de la réponse que devait y apporter la gauche offre une perspective précieuse pour comprendre la complexité du champ politique tunisien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le procès de la gauche : qui porte la responsabilité de l&rsquo;échec ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la responsabilité dans l&rsquo;échec de la gauche tunisienne est au cœur de cet entretien. Mohamed Kilani assigne des responsabilités claires et nomme les acteurs qu&rsquo;il estime être les principaux fautifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les procès politiques et le lien avec Kaïs Saïed</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;expérience des <strong>procès politiques</strong> sous Ben Ali est un autre chapitre sombre évoqué par Kilani. Il décrit le harcèlement judiciaire, les conditions de détention et l&rsquo;impact de ces répressions sur le moral des militants. Enfin, il aborde la relation avec l&rsquo;actuel président, Kaïs Saïed. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le témoignage de Mohamed Kilani est bien plus qu&rsquo;un simple retour sur le passé. C&rsquo;est un document historique essentiel pour décrypter les complexités de la scène politique tunisienne, de l&rsquo;époque de Ben Ali à aujourd&rsquo;hui. En offrant sa perspective, parfois amère mais toujours lucide, sur les dissensions internes, la confrontation avec le pouvoir et les errements stratégiques, il fournit des clés indispensables pour comprendre les racines des défis actuels de la Tunisie. Pour tout observateur de la politique tunisienne et arabe, cette plongée dans la mémoire d&rsquo;un militant historique est une lecture aussi instructive que nécessaire.</p>



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		<title>Marzouki : &#8216;En Tunisie, gauche et droite ont échoué, seul le peuple citoyen déclenchera la prochaine révolution</title>
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		<pubDate>Sat, 10 May 2025 11:23:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Genève, 10/05/2025 – Dans une interview exclusive accordée au Pont de Genève, Moncef Marzouki, ancien président tunisien (2011-2014), exprime ses inquiétudes face à l&#8217;avenir de la Tunisie. Dix ans après la Révolution , celui qui fut le premier président élu après la chute de Ben Ali anticipe un nouveau soulèvement populaire, tout en critiquant les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Genève, 10/05/2025 – Dans une interview exclusive accordée au Pont de Genève, Moncef Marzouki, ancien président tunisien (2011-2014), exprime ses inquiétudes face à l&rsquo;avenir de la Tunisie. Dix ans après la Révolution , celui qui fut le premier président élu après la chute de Ben Ali anticipe un nouveau soulèvement populaire, tout en critiquant les excès autoritaires du pouvoir actuel et les erreurs des dirigeants politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> D&rsquo;après Moncef Marzouki, le président Kais Saied  « verrouillé toutes les institutions », détruisant l&rsquo;héritage démocratique de 2011. « Je regrette d&rsquo;avoir laissé les médias contre-révolutionnaires ternir mon image et celle de la Tunisie et de la révolution. », admet-il, reconnaissant une lacune de sa présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la crise des migrants subsahariens, Marzouki condamne la « xénophobie d&rsquo;État » : « Les déclarations racistes des autorités sont honteuses. La solution réside dans une coopération panafricaine, pas dans la répression. » Il insiste sur le fait que la Tunisie, terre d’asile historique, « ne peut renier son humanisme ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ancien président critique sévèrement ses anciens alliés. « La gauche a commis une faute morale en soutenant un candidat du régime précédent », affirme-t-il, faisant référence à Beji Kaied Essebsi. Quant à Ennahdha, il les accuse d’avoir « pactisé avec les crocodiles » – une métaphore pour dénoncer leur compromission avec les contre-révolutionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la crise, Marzouki propose une solution radicale : un « congrès national démocratique » réunissant toutes les forces vives du pays. Pour lui, la Tunisie est au bord de l&rsquo;effondrement : « Les conditions sont pires qu’en 2010 : chômage, inflation, oppression… Le peuple est à bout. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une conclusion émouvante, Marzouki s’adresse aux nouvelles générations : « La véritable révolution ne vient pas des suiveurs, mais des citoyens libres. » </p>



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		<title>« La démocratie tunisienne est en danger » : entretien avec Moncef Marzouki le samedi 10 mai</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 May 2025 10:24:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Genève&#160;– Dans un entretien sans concession accordé au&#160;Pont de Genève, le Dr&#160;Moncef Marzouki, président tunisien de 2011 à 2014, dresse un bilan sévère de la situation politique en Tunisie. Évoquant la crise institutionnelle, les migrants subsahariens, et les fractures de la gauche et des islamistes, l’ancien chef de l’État livre une analyse alarmante :&#160;« La [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Genève</strong>&nbsp;– Dans un entretien sans concession accordé au&nbsp;<em>Pont de Genève</em>, le Dr&nbsp;<strong>Moncef Marzouki</strong>, président tunisien de 2011 à 2014, dresse un bilan sévère de la situation politique en Tunisie. Évoquant la crise institutionnelle, les migrants subsahariens, et les fractures de la gauche et des islamistes, l’ancien chef de l’État livre une analyse alarmante :&nbsp;<em>« La Tunisie court vers une nouvelle révolution »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, le verrouillage institutionnel orchestré par Kaïs Saïed empêche toute issue légale à la crise, poussant le pays vers&nbsp;<em>« l’explosion sociale »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Migrants subsahariens : « Une gestion inhumaine et contre-productive »</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Interpellé sur la crise migratoire, l’ancien président rejette la rhétorique sécuritaire et appelle à un traitement humain.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Scénario de rupture : « Seul un congrès démocratique peut éviter le chaos »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’impasse politique, Moncef Marzouki prône la tenue d’un congrès démocratique&nbsp;rassemblant&nbsp;<em>« toutes les forces vives du pays, y compris celles marginalisées par le pouvoir actuel »</em>.« La gauche tunisienne s’est suicidée »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa critique la plus cinglante vise une gauche  :&nbsp;<em>« Soutenir un candidat de l’ancien régime , c’est inconcevable »</em>. Il fustige aussi Ennahdha :&nbsp;<em>« Ils ont joué avec les crocodiles du pouvoir… et se sont fait dévorer »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez l&rsquo;intégralité de l&rsquo;interview de Moncef Marzouki ce samedi 10 mai 2025 à 12h sur<a href="https://lepontdegeneve.ch/" data-type="link" data-id="https://lepontdegeneve.ch/"> Le Pont de Genève.</a></p>



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<iframe title="منصف المرزوقي في حوار شامل يُبَث على منصة Le pont de Genève  يوم السبت 10 ماي 2025 على الساعة 12" width="740" height="416" src="https://www.youtube.com/embed/qLnQBhyq1vs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/archives/30196">« La démocratie tunisienne est en danger » : entretien avec Moncef Marzouki le samedi 10 mai</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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