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	<title>Archives des ENTERTAINMENT - Le pont de Genève</title>
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	<title>Archives des ENTERTAINMENT - Le pont de Genève</title>
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		<title>Migrants noirs en Tunisie : victimes d&#8217;une haine qui ne dit que la bassesse de ceux qui la portent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 11:21:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, une vidéo diffusée début juin 2026 sur les réseaux sociaux depuis deux continents différents a provoqué un choc dans l&#8217;opinion publique : on y voit des individus s&#8217;introduire de force dans le domicile d&#8217;une famille migrante subsaharienne, proférer des menaces à l&#8217;arme blanche et tenir des propos d&#8217;une violence extrême. Une scène filmée, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, une vidéo diffusée début juin 2026 sur les réseaux sociaux depuis deux continents différents a provoqué un choc dans l&rsquo;opinion publique : on y voit des individus s&rsquo;introduire de force dans le domicile d&rsquo;une famille migrante subsaharienne, proférer des menaces à l&rsquo;arme blanche et tenir des propos d&rsquo;une violence extrême. Une scène filmée, selon les autorités tunisiennes, non pas récemment, mais il y a cinq ans. Ce n&rsquo;est pas la première fois que des images de ce type font surface dans le pays. Depuis le discours du président Kais Saied, le 21 février 2023, qualifiant l&rsquo;immigration subsaharienne de « complot » visant à modifier la composition démographique de la Tunisie, un cycle de tensions, de violences et de déclarations controversées s&rsquo;est installé dans le paysage politique et social du pays. La résurgence de cette vidéo, à un moment précis, soulève autant de questions sur la réalité de la violence que sur les mécanismes de sa mise en scène médiatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une vidéo, des arrestations et un communiqué aux questions sans réponses</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5 juin 2026, le ministère de l&rsquo;Intérieur tunisien a annoncé avoir identifié et interpellé les individus apparaissant dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, qui les montre en train d&rsquo;agresser des ressortissants d&rsquo;Afrique subsaharienne. L&rsquo;enquête a été ouverte malgré l&rsquo;absence de toute plainte déposée dans cette affaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué officiel, sobre dans sa forme mais lourd de sous-entendus, apporte plusieurs précisions troublantes. Selon les investigations menées, la vidéo ne documenterait pas un événement récent : les faits remonteraient à cinq ans, soit à 2021. Les enquêtes se poursuivaient pour déterminer les circonstances de cette affaire et les raisons de sa diffusion à ce moment précis, malgré le long délai écoulé depuis les faits. L&rsquo;institution soulignait également que la vidéo avait été diffusée depuis deux continents différents, sans que les autorités précisent l&rsquo;origine géographique exacte de ces publications. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La vidéo en question montre un groupe d&rsquo;individus pénétrant de force dans le domicile d&rsquo;une famille migrante, menaçant ses membres à l&rsquo;aide d&rsquo;armes blanches et proférant des menaces explicites de viol à l&rsquo;encontre d&rsquo;une femme enceinte. Face à ce contenu, plusieurs organisations de la société civile tunisienne ont réagi par une tribune commune, dénonçant l&rsquo;escalade des discours de haine, du racisme et de la discrimination en Tunisie, ainsi que la recrudescence des agressions visant les personnes migrantes originaires d&rsquo;Afrique subsaharienne, dans un contexte d&rsquo;impunité persistante favorisée par la complaisance manifeste des institutions de l&rsquo;État. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, le ministère a par ailleurs réaffirmé l&rsquo;engagement de la Tunisie à garantir les droits et la dignité de toute personne se trouvant sur son territoire, et a rappelé son adoption d&rsquo;une approche humanitaire dans la gestion du dossier migratoire. Une déclaration de principe qui n&rsquo;a pas dissipé les inquiétudes des défenseurs des droits humains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Février 2023 : le tournant du discours présidentiel<br></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre le contexte dans lequel s&rsquo;inscrit cette affaire, il faut revenir à la nuit du 21 février 2023. Réuni devant le Conseil national de sécurité, le président Kais Saied a ordonné à ses responsables de prendre des mesures urgentes contre l&rsquo;immigration irrégulière, soutenant sans la moindre preuve qu&rsquo;un complot criminel était en cours pour altérer la composition démographique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État a alors développé sa thèse : selon lui, les vagues successives d&rsquo;immigration clandestine poursuivraient un objectif inavoué, celui de transformer la Tunisie en un pays purement africain, coupé de son appartenance arabe et islamique. Loin d&rsquo;être un dérapage isolé ou une réaction aux pressions européennes sur le dossier migratoire, ce discours s&rsquo;inscrivait dans une logique politique délibérée, visant non seulement les migrants étrangers, mais, plus largement, l&rsquo;ensemble des citoyens tunisiens noirs, qu&rsquo;ils vivent à l&rsquo;intérieur du pays ou en diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions sur le terrain ont été quasi immédiates. Des agressions racistes contre des ressortissants subsahariens se sont multipliées dans les jours suivants. Des propriétaires ont expulsé leurs locataires, des familles entières se sont retrouvées à la rue, contraintes de dormir dans des abris précaires ou sur les trottoirs. Certains migrants ont été empêchés de monter dans les transports en commun. Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux a documenté cette montée brutale de la violence, tirée par un climat de haine désormais légitimé par la parole présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan diplomatique, l&rsquo;Union africaine a exprimé sa vive préoccupation, appelant Tunis à renoncer aux discours de haine à caractère racial. Le gouvernement tunisien a balayé ces critiques, les jugeant infondées et mal informées sur la position réelle des autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein même de la société tunisienne, une résistance s&rsquo;est organisée. Des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de la capitale, réclamant des excuses présidentielles et rappelant que la Tunisie est, avant tout, une terre africaine. Artistes, militants et représentants de la société civile ont marché côte à côte. La championne de tennis Ons Jabeur a pris publiquement position, affirmant sa fierté d&rsquo;être une femme tunisienne, arabe et africaine, et rappelant que la dignité est un droit universel et indivisible.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un racisme ancien que le politique a réactivé</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n&rsquo;est pas étrangère au phénomène raciste, même si ce sujet a longtemps été relégué au rang de non-dit dans le débat public. La vague de violences déclenchée par les propos du président a mis en lumière un fond ancien de préjugés et de discriminations, enraciné dans l&rsquo;ensemble des sociétés du Maghreb, et que les surenchères nationalistes des pouvoirs en place ne font qu&rsquo;exacerber.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays avait pourtant posé un jalon législatif remarquable. En octobre 2018, le parlement tunisien avait adopté à une très large majorité une loi criminalisant toutes les formes de discrimination raciale, une première dans le monde arabe. Ce texte prévoit des sanctions pénales pour les auteurs de propos ou d&rsquo;actes racistes, ainsi que des peines plus lourdes pour l&rsquo;incitation à la haine, les menaces à caractère racial et l&rsquo;apologie du racisme. Une commission nationale dédiée devait en assurer le suivi et l&rsquo;application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre la lettre de la loi et sa mise en œuvre concrète, le fossé est demeuré béant. Après la vague d&rsquo;agressions de 2023, Human Rights Watch n&rsquo;a recensé qu&rsquo;une seule arrestation annoncée par les autorités, installant un sentiment d&rsquo;impunité propice à de nouvelles violences. Des migrants et réfugiés noirs ont été victimes d&rsquo;un profilage racial systématique, de la part de particuliers comme de certaines forces de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La population subsaharienne présente en Tunisie est estimée à plus de 21 000 personnes, dans un pays de 12 millions d&rsquo;habitants. Ces hommes et ces femmes, souvent en transit vers l&rsquo;Europe, évoluent dans un vide juridique et social qui les expose à toutes les formes de vulnérabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin 2026, face à la vidéo virale montrant une famille migrante agressée à son domicile, plusieurs organisations de la société civile tunisienne ont signé une tribune commune pour rappeler une vérité que les chiffres et les témoignages confirment : les violences d&rsquo;aujourd&rsquo;hui sont le produit direct de plusieurs années de stigmatisation, de criminalisation et d&rsquo;incitation à la haine. La responsabilité, ont-elles insisté, ne repose pas uniquement sur les auteurs directs des agressions. Elle incombe aussi à tous ceux qui ont semé la peur, banalisé le mépris et instrumentalisé le racisme à des fins politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les arrestations annoncées le 5 juin 2026 semblent marquer une réaction judiciaire plus déterminée que lors des crises précédentes, et que le ministère de l&rsquo;Intérieur a renouvelé ses engagements en faveur d&rsquo;une approche humanitaire, une question fondamentale reste posée : la volonté institutionnelle sera-t-elle, cette fois, à la hauteur d&rsquo;une situation que le discours politique lui-même a largement contribué à envenimer ? Pionnière dans le monde arabe en matière de législation antiraciste, la Tunisie saura-t-elle, un jour, faire coïncider ses textes de loi avec la réalité vécue par les plus vulnérables sur son territoire ?</p>
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		<title>Tunisie : les avocats entrent en lutte contre l&#8217;immobilisme gouvernemental</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 15:56:10 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis mardi 19 mai, les cours et tribunaux tunisiens connaissent une paralysie progressive. Des centaines d&rsquo;avocats vêtus de leurs robes noires se rassemblent chaque jour devant les palais de justice du pays, scandant des slogans qui résument leur frustration : « Le juge n&rsquo;a pas peur ». Ce mouvement sans précédent, orchestré par l&rsquo;ordre nationale des avocats, répond au refus répété du gouvernement d&rsquo;engager un dialogue constructif sur des enjeux qui dépassent largement les seuls intérêts corporatistes. Réforme du système judiciaire, dégradation des infrastructures, atteintes à l&rsquo;indépendance des magistrats et détérioration des conditions de travail : les griefs s&rsquo;accumulent, tout comme les tensions avec la ministre de la Justice, Leïla Jaffel. En suspens : une question centrale pour la démocratie tunisienne, celle du respect de l&rsquo;État de droit dans un contexte de crispations politiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le déclenchement d&rsquo;une mobilisation organisée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La protestation s&rsquo;est cristallisée de façon graduelle avant d&rsquo;exploser publiquement. Après des mois de demandes de dialogue restées sans réponse, la Chambre nationale des avocats a décidé de passer à l&rsquo;action. Le calendrier fixé est révélateur de l&rsquo;ampleur anticipée du mouvement : des grèves régionales, échelonnées sur plusieurs semaines à partir du 19 mai, débouchent sur une grève générale nationale convoquée le 18 juin devant le palais de justice de la capitale.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Sur le parvis de la cour tunisoise, lundi 19 mai 2026, les avocats ont déployé des banderoles explicites : « Non à l&rsquo;ignorance des revendications du barreau&#8230; Non à la négation de la justice ». Boubaker Bethabet, bâtonnier de l&rsquo;ordre, a martelé le message avec fermeté : « Aujourd&rsquo;hui est le premier pas dans les protestations de l&rsquo;ordre judiciaire tunisien. Nous allons nous diriger vers la grève et l&rsquo;arrêt du travail dans tous les tribunaux ». Il a insisté sur un point décisif : ce n&rsquo;est pas une grève de confort, mais une nécessité vitale pour la survie même de la profession et la défense de ses droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestations se déploient en multipliant les symboles de protestation. Au-delà des paroles des chefs de file, les avocats affichent une détermination visible : port de brassards rouges dans les tribunaux de province, refus de reprendre les dossiers, blocage des audiences. C&rsquo;est une mobilisation totale qui s&rsquo;annonce.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les revendications : bien au-delà des intérêts catégorisés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les apparences d&rsquo;un conflit professionnel se dissimule un affrontement autour de principes fondamentaux. Les demandes de la Chambre des avocats portent sur six axes majeurs qui interpellent l&rsquo;État tunisien dans ses responsabilités de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;abord, une réforme en profondeur du système judiciaire s&rsquo;impose. Les infrastructures des cours sont vétustes, les conditions de travail détériorées, les moyens matériels insuffisants. Les avocats ne demandent pas des privilèges, mais simplement que justice soit rendue dans des cadres décents.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/701459628_1410484654449451_7648799736896765944_n-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-31114" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/701459628_1410484654449451_7648799736896765944_n-1024x683.jpg 1024w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/701459628_1410484654449451_7648799736896765944_n-300x200.jpg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/701459628_1410484654449451_7648799736896765944_n-768x512.jpg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/701459628_1410484654449451_7648799736896765944_n-1536x1024.jpg 1536w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/05/701459628_1410484654449451_7648799736896765944_n.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, la question du Conseil supérieur de la magistrature cristallise les tensions. Cet organe, censé garantir l&rsquo;indépendance des juges, demeure paralysé par des blocages gouvernementaux. Pour les avocats, cette obstruction représente une menace directe pour l&rsquo;État de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les droits sociaux des professionnels du barreau constituent un troisième champ de bataille. Le fonds de retraite des avocats, appelé fonds de prévoyance, traverse une crise profonde. Son système de financement s&rsquo;est dégradé, menaçant la sécurité des praticiens en fin de carrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le cœur du conflit se situe ailleurs : les avocats dénoncent ce qu&rsquo;ils qualifient d&rsquo;atteintes croissantes à l&rsquo;exercice de leur profession. Certains d&rsquo;entre eux ont fait l&rsquo;objet de poursuites pénales pour des soupçons de corruption financière—des accusations que les avocats considèrent comme des représailles politiques. Plus révélateur encore, les dirigeants politiques sont jugés lors de procès dits de « complot contre la sécurité de l&rsquo;État » en visioconférence, une pratique que l&rsquo;ordre dénonce comme contraire aux standards d&rsquo;une justice équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bâtonnier a résumé les enjeux fondamentaux : « Nous défendons notre droit à la liberté, nous garantissons les procès justes et nous demandons la libération des avocats des prisons. Nous demandons que la justice ne soit pas utilisée comme un instrument des querelles politiques ». Ce n&rsquo;est pas une simple grève corporatiste : c&rsquo;est une bataille pour l&rsquo;intégrité du système judiciaire lui-même.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte : une justice sous tension dans la Tunisie contemporaine</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre cette mobilisation, il convient de situer les événements dans le contexte plus large de la trajectoire politique et judiciaire tunisienne depuis une décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie émergente de 2014, avec l&rsquo;adoption de sa nouvelle constitution, avait fait de l&rsquo;indépendance judiciaire un pilier de son projet démocratique. Cependant, au fil du temps, notamment depuis le coup de force du président Kaïs Saïed en juillet 2021, le système judiciaire s&rsquo;est progressivement instrumentalisé. Les magistrats sont demeurés sensibles aux pressions gouvernementales, et plusieurs procès contre des figures politiques d&rsquo;opposition ont suscité des critiques internationales quant à leur conformité aux standards du droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La profession d&rsquo;avocat, garante historique des droits de la défense, s&rsquo;est trouvée comprimée. Les praticiens rapportent des entraves accrues à l&rsquo;exercice de leurs fonctions, notamment des restrictions d&rsquo;accès aux dossiers, des limitations du temps de parole en audience, et une multiplication des poursuites contre certains d&rsquo;entre eux. Ces tensions se sont accélérées au cours des deux dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;absence de réforme structurelle du secteur judiciaire a aggravé la situation. Les bâtiments judiciaires restent délabrés, les greffes insuffisamment équipés, et les délais des procédures demeurent excessifs. Entre-temps, le gouvernement n&rsquo;a pas fait progresser la composition et l&rsquo;installation du Conseil supérieur de la magistrature, pourtant censé représenter la garantie institutionnelle de l&rsquo;indépendance des juges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan corporatiste, les avocats font face à une précarité croissante. Beaucoup d&rsquo;entre eux, notamment les jeunes praticiens, peinent à trouver des dossiers suffisants pour vivre décemment. Le fonds de retraite collectif, qui était supposé assurer leur sécurité sociale, traverse une crise de liquidité chronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée de Leïla Jaffel au portefeuille du ministère de la Justice a coïncidé avec un durcissement des relations. Les demandes de dialogue de la Chambre des avocats sont restées sans écho, donnant l&rsquo;impression d&rsquo;une volonté délibérée d&rsquo;ignorer les revendications professionnelles. Cette impasse successive a poussé l&rsquo;ordre à franchir le pas vers la mobilisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La réaction gouvernementale et l&rsquo;impasse du dialogue</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette mobilisation, l&rsquo;État a adopté une position de fermeté. Lundi, le ministère de la Justice a annoncé la continuation du fonctionnement normal des cours malgré la grève, une déclaration qui revient à ignorer la légitimité de la protestation. Aucun responsable gouvernemental n&rsquo;a fourni de réponse substantielle aux revendications exposées.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Cette posture de non-réactivité est révélatrice. Elle suggère soit une incompréhension des enjeux, soit, plus probablement, une conviction gouvernementale que céder aux demandes compromettrait la capacité de l&rsquo;exécutif à contrôler le système judiciaire. C&rsquo;est un pari risqué : en refusant le dialogue, l&rsquo;État transforme une négociation de revendications professionnelles en conflit frontal autour des principes mêmes de l&rsquo;État de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les avocats, de leur côté, n&rsquo;ont pas fermé la porte au dialogue. La Chambre a expliqué avoir demandé à plusieurs reprises des rencontres avec le ministère. Mais l&rsquo;absence de réponse a vidé cette demande de sens. Le calendrier de grève progressive vers une mobilisation générale mi-juin apparaît donc comme un ultime avertissement : si aucun mouvement n&rsquo;intervient, l&rsquo;escalade sera inévitable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les enjeux plus larges pour la démocratie tunisienne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du conflit immédiat, cette crise judiciaire touche aux fondations mêmes de la démocratie tunisienne. Un système judiciaire fragmenté, où l&rsquo;indépendance est compromise et où les droits de la défense sont restreints, affaiblit la confiance dans l&rsquo;État de droit. Les entreprises hésitent à investir dans un cadre juridique incertain. Les citoyens perdent confiance en une justice perçue comme partisan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les avocats, rappelons-le, ne sont pas une caste privilégiée demandant des faveurs : ce sont les gardiens du droit de toute personne à une défense équitable. Quand on entrave leur exercice professionnel, c&rsquo;est le droit de chacun que l&rsquo;on asphyxie progressivement. Quand on instrumentalise les procédures pénales pour régler des comptes politiques, on détruit la séparation des pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite ou l&rsquo;échec de cette mobilisation d&rsquo;avocats déterminera donc beaucoup plus que des ajustements administratifs : elle dira quelque chose d&rsquo;essentiel sur la trajectoire que la Tunisie a choisie, dix ans après le texte constitutionnel de 2014.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel avenir pour la justice tunisienne ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les semaines à venir seront décisives. Si la grève générale du 18 juin mobilise massivement et si le gouvernement persiste dans l&rsquo;immobilisme, le conflit risque de dégénérer en crise institutionnelle plus profonde. À l&rsquo;inverse, une ouverture gouvernementale au dialogue pourrait déboucher sur un accord. Mais le silence maintained du ministère de la Justice laisse craindre l&rsquo;escalade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question reste ouverte : la Tunisie parviendra-t-elle à redéfinir les contours d&rsquo;une justice indépendante et respectueuse de l&rsquo;État de droit, ou glissera-t-elle davantage vers un modèle où l&rsquo;appareil judiciaire demeure un instrument du pouvoir exécutif ? Le mouvement des avocats, loin d&rsquo;être une simple contestation corporatiste, force les Tunisiens et la communauté internationale à regarder cette question en face.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/tunisie-les-avocats-entrent-en-lutte-contre-limmobilisme-gouvernemental/">Tunisie : les avocats entrent en lutte contre l&rsquo;immobilisme gouvernemental</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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		<title>Tunisie : quatre militants interpellés avenue Bourguiba pour avoir distribué des tracts appelant à manifester</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/arrestation-militants-avenue-bourguiba-manifestation-tunisie-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 16:09:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Distribuer des tracts dans la rue, un geste banal dans toute démocratie, a suffi, vendredi, à conduire quatre personnes en garde à vue au cœur de Tunis. Naoures Douzi, Naoures Hamadi, Seif Ayadi et Mehdi El Aach ont été interpellés avenue Habib Bourguiba selon l&#8217;avocate Feryel Jradi Charfeddine, l’artère centrale et symbolique de la capitale [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Distribuer des tracts dans la rue, un geste banal dans toute démocratie, a suffi, vendredi, à conduire quatre personnes en garde à vue au cœur de Tunis. Naoures Douzi, Naoures Hamadi, Seif Ayadi et Mehdi El Aach ont été interpellés avenue Habib Bourguiba selon l&rsquo;avocate Feryel Jradi Charfeddine, l’artère centrale et symbolique de la capitale tunisienne, alors qu’ils distribuaient des invitations appelant à participer à une marche prévue le lendemain, samedi. Aucun acte de violence, aucun trouble à l’ordre public signalé : c’est le simple fait de diffuser une invitation à manifester qui a motivé leur arrestation, dans une ville où cette avenue a pourtant été, il y a quinze ans à peine, le théâtre d’une révolution.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quatre noms, un geste, une arrestation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><br></strong>Les faits sont simples dans leur déroulement, complexes dans ce qu’ils révèlent. Nours El Douzi, Nours Hamadi, Seif Ayadi et Mehdi El Aach se trouvaient avenue Habib Bourguiba — l’axe central de Tunis, bordé de cafés, de ministères et de l’emblématique Théâtre municipal — lorsqu’ils ont été appréhendés par les forces de l’ordre. Leur activité au moment de l’interpellation : distribuer des tracts annonçant une marche prévue pour le lendemain, samedi.<br>Il n’est pas fait état de violences, d’altercations, ni de trouble manifeste à l’ordre public dans les informations disponibles au moment de la publication de cet article. Ce sont les tracts eux-mêmes — des invitations à une manifestation — qui semblent avoir constitué le motif de l’intervention policière. Les quatre militants ont été conduits dans les locaux des forces de sécurité pour y être entendus.<br>Leur identité et leur sort précis au-delà de l’interpellation initiale n’étaient pas entièrement connus au moment de la rédaction de cet article. Ce que l’on sait, c’est que l’arrestation a eu lieu avant que la marche du lendemain ne se tienne — créant de facto une situation où l’acte de promouvoir une manifestation légale s’est transformé, pour ces quatre personnes, en motif d’interpellation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’avenue Bourguiba : un espace chargé d’histoire et de symboles</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le choix du lieu — ou plutôt, le fait que c’est dans ce lieu précis que l’arrestation s’est produite — mérite qu’on s’y attarde. L’avenue Habib Bourguiba n’est pas une rue comme les autres à Tunis. C’est l’artère qui concentre, mieux que toute autre, la mémoire politique et civique de la Tunisie contemporaine.<br>C’est sur cette avenue que des centaines de milliers de Tunisiens ont défilé en janvier 2011, les jours qui ont précédé et suivi la fuite de Ben Ali. C’est là que la foule a célébré la chute du régime, que des discours ont été prononcés, que l’histoire a basculé. Dans la géographie symbolique de Tunis, l’avenue Bourguiba est à la fois un lieu de pouvoir — elle mène au ministère de l’Intérieur, dont la silhouette imposante domine son extrémité — et un espace de liberté conquise, associé dans la mémoire collective à l’expression publique et à la revendication citoyenne.<br>Y distribuer des tracts appelant à manifester, c’est se placer dans cette tradition. Y être arrêté pour ce geste, c’est produire une image dont la charge symbolique n’échappe à personne.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Liberté de manifestation en Tunisie : une conquête en recul</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour comprendre la portée de cette interpellation, il faut la replacer dans le cadre légal et politique qui régit aujourd’hui la liberté de rassemblement en Tunisie.<br>Après la révolution de 2011, le droit de manifester a été consacré comme une liberté fondamentale. Le décret-loi n° 88 de 2011 et les textes constitutionnels successifs ont formellement garanti la liberté de réunion et de manifestation pacifique. Dans les années qui ont suivi, Tunis a connu une effervescence manifestante inédite : marches syndicales, rassemblements de partis, protestations étudiantes, sit-in devant l’Assemblée — la rue est devenue un espace politique à part entière, reconnu et toléré.<br>Depuis le tournant de juillet 2021 et la concentration du pouvoir entre les mains du président Kaïs Saïed, ce cadre s’est progressivement resserré. Des manifestations ont été dispersées, des organisateurs interpellés, des appels à rassemblement contrariés par des dispositifs sécuritaires préventifs. La notion de « trouble à l’ordre public » a été invoquée dans des situations où aucun désordre n’était constaté, servant de justification à des interventions policières sur des rassemblements pacifiques.<br>Ce glissement s’inscrit dans un mouvement plus large de restriction des libertés publiques documenté par plusieurs organisations de droits humains — Amnesty International, Human Rights Watch, la LTDH — qui ont signalé, rapport après rapport, une dégradation des conditions d’exercice des libertés fondamentales en Tunisie. La liberté de manifestation, conquête centrale de 2011, figure parmi les droits dont l’exercice effectif est devenu plus précaire.<br>L’interpellation de quatre personnes pour la simple distribution de tracts d’invitation à une marche s’inscrit dans cette trajectoire. Elle ne constitue pas un événement isolé mais s’ajoute à une série de signaux convergents : arrestations préventives avant des manifestations annoncées, dispersion de rassemblements avant même qu’ils ne se forment, surveillance accrue des espaces publics à l’approche de dates politiquement sensibles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Manifester demain : ce que le samedi dira</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La marche pour laquelle ces quatre militants distribuaient des tracts était prévue pour le samedi. Au moment où ces lignes sont écrites, leur situation exacte — libérés, maintenus en garde à vue, ou poursuivis — n’est pas entièrement établie. Ce que leur arrestation a déjà produit, en revanche, est documenté : elle a créé une perturbation dans l’organisation d’un événement public légal, à la veille de sa tenue.<br>La question que pose cette interpellation ne se réduit pas au sort de quatre individus. Elle touche à quelque chose de plus fondamental : dans la Tunisie de 2026, l’acte d’inviter ses concitoyens à marcher ensemble dans une rue est-il encore un droit, ou est-il devenu un risque ? La réponse à cette question se lira, en partie, dans ce qui se passera — ou ne se passera pas — avenue Bourguiba le samedi.</p>
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		<title>Tunisie : la cour d&#8217;appel confirme la condamnation à trois ans et demi de prison des journalistes Bessaies et Zghidi</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/bessaies-zghidi-journalistes-tunisiens-condamnes-appel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 14:39:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ils espéraient que la cour d&#8217;appel leur rendrait une justice différente. Il n&#8217;en a rien été. La chambre pénale de la cour d&#8217;appel de Tunis a confirmé, mardi, la peine de trois ans et six mois de prison ferme prononcée en première instance contre les deux journalistes tunisiens Borhane Bessaies et Mourad Zghidi, reconnus coupables [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils espéraient que la cour d&rsquo;appel leur rendrait une justice différente. Il n&rsquo;en a rien été. La chambre pénale de la cour d&rsquo;appel de Tunis a confirmé, mardi, la peine de trois ans et six mois de prison ferme prononcée en première instance contre les deux journalistes tunisiens Borhane Bessaies et Mourad Zghidi, reconnus coupables de blanchiment d&rsquo;argent et d&rsquo;infractions fiscales. Arrêtés le 11 mai 2024, les deux hommes voient ainsi leur détention se prolonger au terme d&rsquo;une procédure judiciaire que leurs défenseurs et de nombreuses organisations de la presse libre dénoncent comme une instrumentalisation du droit pénal contre des voix critiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un verdict confirmé, des sanctions alourdies</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision rendue en appel ne se limite pas à confirmer la durée d&#8217;emprisonnement. Elle entérine également l&rsquo;ensemble du volet patrimonial du jugement initial, prononcé le 22 janvier 2025 par la chambre pénale du tribunal de première instance de Tunis. Outre la peine privative de liberté, la justice a maintenu des amendes financières à l&rsquo;encontre des deux journalistes, ainsi que la confiscation de leurs avoirs personnels et la saisie de leurs parts sociales dans les sociétés auxquelles ils sont associés, au profit du Trésor public tunisien.<br>Ces mesures patrimoniales confèrent à ce dossier une portée qui dépasse la seule question de la liberté individuelle. Elles frappent directement les outils économiques de leur activité professionnelle et de leur vie privée, réduisant à néant toute capacité à exercer leur métier à leur sortie de détention, si tant est que des recours ultérieurs venaient à aboutir.<br>Borhane Bessaies et Mourad Zghidi sont détenus depuis le 11 mai 2024, ce qui signifie qu&rsquo;au moment de la confirmation du jugement en appel, ils ont déjà passé près d&rsquo;un an derrière les barreaux — une durée qui s&rsquo;imputera sur leur peine totale selon les règles habituelles du droit tunisien.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Deux figures du journalisme indépendant</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Borhane Bessaies et Mourad Zghidi ne sont pas des inconnus dans le paysage médiatique tunisien. Tous deux sont associés à un journalisme d&rsquo;investigation et de commentaire politique qui s&rsquo;est développé dans l&rsquo;espace ouvert par la révolution de 2011. Leurs noms circulent régulièrement dans les cercles de la presse indépendante et sur les plateformes numériques où s&rsquo;exprime une partie de l&rsquo;opinion critique vis-à-vis du pouvoir actuel.<br>Les charges retenues contre eux — blanchiment d&rsquo;argent et infractions fiscales — relèvent du droit pénal commun et non du droit de la presse. C&rsquo;est précisément ce point qui cristallise les critiques de leurs soutiens : en choisissant des qualifications financières plutôt que des infractions liées à l&rsquo;expression, le parquet aurait contourné les protections spécifiques dont bénéficient théoriquement les journalistes en matière de liberté de la presse, tout en parvenant au même résultat — leur mise hors circuit.<br>Les organisations internationales de défense de la liberté de la presse, dont Reporters sans frontières (RSF), ont régulièrement fait état de leur situation depuis leur arrestation, les incluant dans leurs listes de journalistes emprisonnés à travers le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte de pression croissante sur les médias tunisiens</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La confirmation de cette condamnation intervient dans un contexte que les observateurs du secteur médiatique tunisien décrivent comme une période de forte contraction des libertés journalistiques, après une décennie relativement ouverte.<br>Depuis 2011, la Tunisie avait construit, non sans difficultés, un paysage médiatique pluraliste : radios privées, télévisions indépendantes, sites d&rsquo;information en ligne, journalisme d&rsquo;investigation — autant d&rsquo;espaces qui n&rsquo;existaient pas sous l&rsquo;ère Ben Ali. Des textes fondateurs, comme le décret-loi n° 115 de 2011 relatif à la liberté de la presse, avaient posé des garanties formelles significatives.<br>Depuis le tournant politique de juillet 2021, ce paysage se transforme. L&rsquo;article 86 du Code des télécommunications est devenu un outil régulièrement mentionné dans les poursuites visant des journalistes ou des citoyens pour des publications en ligne : il prévoit des peines pouvant aller jusqu&rsquo;à deux ans de prison pour des propos jugés offensants via les réseaux de communication électronique. Le journaliste Zied Heni en a fait l&rsquo;expérience fin avril 2026, placé en garde à vue pour avoir commenté une décision judiciaire sur les réseaux sociaux.<br>Parallèlement, des médias d&rsquo;investigation comme Inkyfada sont signalés comme exposés à des menaces de dissolution administrative. La Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA), instance de régulation créée après 2011 pour protéger le pluralisme, a vu ses attributions et son autorité progressivement remises en question.<br>Dans ce tableau, le cas de Bessaies et Zghidi s&rsquo;inscrit comme le plus emblématique : ils sont, avec leur condamnation confirmée en appel à plus de trois ans de prison ferme, les journalistes tunisiens actuellement les plus lourdement sanctionnés par la justice depuis le début de cette vague de poursuites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui se pose désormais est celle des voies de recours encore disponibles. En droit tunisien, un pourvoi en cassation reste théoriquement possible, portant non sur les faits mais sur la régularité juridique de la procédure. Leurs avocats n&rsquo;ont pas encore indiqué publiquement quelle suite ils entendaient donner à cette décision. Pendant ce temps, Borhane Bessaies et Mourad Zghidi demeurent détenus, dans un pays où le débat sur les limites de la liberté de la presse n&rsquo;a jamais été aussi vif — ni aussi incertain dans son issue.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/bessaies-zghidi-journalistes-tunisiens-condamnes-appel/">Tunisie : la cour d&rsquo;appel confirme la condamnation à trois ans et demi de prison des journalistes Bessaies et Zghidi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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		<title>Tunisie : le journaliste Zied Heni condamné à un an de prison pour avoir critiqué la justice</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/condamnation-du-journaliste-zied-heni-en-tunisie-un-an-de-prison-ferme-pour-avoir-critique-la-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 20:16:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 7 mai 2024, un tribunal tunisien a condamné le journaliste Zied Heni à une peine d’un an d’emprisonnement ferme, après qu’il a critiqué dans un article une décision de justice. L’annonce, faite par son avocat, a été confirmée par la source Reuters. Ce verdict, rendu à Tunis, intervient un mois après l’interpellation du reporter, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/condamnation-du-journaliste-zied-heni-en-tunisie-un-an-de-prison-ferme-pour-avoir-critique-la-justice/">Tunisie : le journaliste Zied Heni condamné à un an de prison pour avoir critiqué la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le 7 mai 2024, un tribunal tunisien a condamné le journaliste Zied Heni à une peine d’un an d’emprisonnement ferme, après qu’il a critiqué dans un article une décision de justice. L’annonce, faite par son avocat, a été confirmée par la source Reuters. Ce verdict, rendu à Tunis, intervient un mois après l’interpellation du reporter, poursuivi pour des propos jugés attentatoires à l’autorité judiciaire. Pour ses défenseurs et le syndicat des journalistes, cette affaire illustre une volonté croissante de réduire au silence les voix critiques, dans un pays où l’État de droit est régulièrement mis en cause depuis le coup de force institutionnel de 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le procès et la position de Zied Heni</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Zied Heni, figure connue du paysage médiatique tunisien, avait été arrêté en avril après la publication d’un texte dénonçant ce qu’il percevait comme une dérive de l’appareil judiciaire. Son avocat a dénoncé une procédure expéditive et des charges essentiellement politiques. Mercredi 6 mai, dans une lettre rendue publique par sa famille depuis sa cellule, Heni a annoncé qu’il ne ferait pas appel : <em>« Je fais face à un procès illégitime, dans lequel mes droits sont bafoués. Je ne reconnais aucun résultat qui en découle »</em>, a-t-il écrit. Ce refus de recours, rare dans les affaires de presse, souligne la défiance totale du journaliste envers une institution qu’il estime inféodée au pouvoir exécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le syndicat national des journalistes tunisiens a immédiatement condamné la sentence, y voyant « un nouveau coup porté à la liberté d’expression ». Des observateurs indépendants relèvent que la loi tunisienne réprime sévèrement les « offenses » envers les magistrats, mais que l’arsenal pénal est utilisé de manière croissante contre les professionnels des médias critiques, sans que des garanties procédurales suffisantes soient toujours respectées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte de durcissement autoritaire depuis 2021</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La condamnation de Zied Heni ne peut être dissociée des bouleversements politiques qu’a connus la Tunisie au cours des trois dernières années. Le 25 juillet 2021, le président Kaïs Saïed a dissous l’Assemblée des représentants du peuple et s’est arrogé le pouvoir de légiférer par décrets. En 2022, il a également supprimé le Conseil supérieur de la magistrature et révoqué plusieurs dizaines de juges, une mesure que l’opposition et les organisations de défense des droits humains ont dénoncée comme un démantèlement de l’indépendance judiciaire. Le chef de l’État, lui, a toujours rejeté ces critiques, assurant lutter contre la corruption et garantir que les tribunaux demeurent souverains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, de nombreux observateurs ont documenté un recul inquiétant des libertés publiques, en particulier de la liberté de la presse. Depuis la révolution de 2011 qui mit fin au régime de Zine el-Abidine Ben Ali, la Tunisie était pourtant saluée comme un modèle – fragile – d’ouverture médiatique dans le monde arabe. Les dernières années ont vu s’accumuler les poursuites contre des journalistes, des activistes et des opposants politiques, emprisonnés pour des motifs variés : conspiration contre la sûreté de l’État, blanchiment d’argent ou infractions économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les leaders des principaux partis d’opposition sont incarcérés, tout comme plusieurs dizaines de personnalités politiques, figures de la société civile et hommes d’affaires. Les organisations non gouvernementales, dont Amnesty International et Reporters sans frontières, multiplient les mises en garde face à ce qu’elles qualifient de « dérive autoritaire ». Kaïs Saïed répète pour sa part qu’il ne sera pas un dictateur et que les droits et libertés demeurent garantis par la Constitution.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Que reste-t-il des acquis démocratiques ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que s’installe un régime fondé sur l’ordonnance présidentielle, l’espace d’expression légale se rétrécit. Le cas Zied Heni n’est pas isolé : plusieurs confrères ont déjà été condamnés à des peines de prison pour des articles ou des commentaires en ligne jugés critiques envers le président ou les institutions. La loi sur la presse, déjà restrictivement interprétée, est désormais complétée par des décrets d’exception qui facilitent la détention provisoire des journalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les défenseurs de l’État de droit, cette affaire révèle une stratégie systématique : criminaliser la parole pour asphyxier tout contre-pouvoir médiatique. Pour les soutiens de l’exécutif, ces procès ne sont que la réponse légitime à des abus de plume qui n’auraient pas été tolérés ailleurs. La réalité, plus nuancée, est que la Tunisie traverse une phase singulière de son histoire post-« Printemps arabe », où les anciens acquis sont mis à l’épreuve par la tentation de la main ferme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle condamnation laisse entrevoir l’avenir sombre qui se profile pour une presse encore en sursis, mais déjà étouffée. Entre l’appel à la résistance lancé par Zied Heni depuis sa prison et la normalisation silencieuse d’une justice aux ordres, la société tunisienne se trouve à un carrefour : celui où l’on peut encore tout perdre, ou bien celui où, peut-être, les contre-feux démocratiques s’allumeront à nouveau. Reste à savoir si les dernières voix libres sauront s’imposer avant que le verrouillage ne devienne irréversible.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/condamnation-du-journaliste-zied-heni-en-tunisie-un-an-de-prison-ferme-pour-avoir-critique-la-justice/">Tunisie : le journaliste Zied Heni condamné à un an de prison pour avoir critiqué la justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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		<title>Tunisie : 3 ans d’une justice au service de l’élimination politique.Manifestation samedi</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/tunisie-3-ans-dune-justice-au-service-de-lelimination-politique-manifestation-samedi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:59:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les familles de prisonniers politiques et ce qui reste de l&#8217;opposition tunisienne appellent à manifester ce samedi 14 février à 15 heures, au square du Passage à Tunis. Trois ans après les premières vagues d&#8217;arrestations dans ce que le pouvoir présente comme « l&#8217;affaire du complot», elles veulent briser le silence. « Nous descendrons dans [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/tunisie-3-ans-dune-justice-au-service-de-lelimination-politique-manifestation-samedi/">Tunisie : 3 ans d’une justice au service de l’élimination politique.Manifestation samedi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les familles de prisonniers politiques et ce qui reste de l&rsquo;opposition tunisienne appellent à manifester ce samedi 14 février à 15 heures, au square du Passage à Tunis. Trois ans après les premières vagues d&rsquo;arrestations dans ce que le pouvoir présente comme « l&rsquo;affaire du complot», elles veulent briser le silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous descendrons dans les rues pour dire non à l&rsquo;injustice et à la criminalisation du militantisme », affirme la Coordination des familles des prisonniers politiques, qui organise l&rsquo;événement. La marche a reçu une autorisation, ce qui surprend dans un pays où les règles changent au gré des humeurs du pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Février 2023 : le début d&rsquo;une purge</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire commence en février 2023. C&rsquo;est à ce moment-là que les enquêtes s&rsquo;ouvrent et que les arrestations commencent à toucher des figures de l&rsquo;opposition, des avocats, des militants. Tous accusés de comploter contre la sûreté de l&rsquo;État. Depuis, la machine s&#8217;emballe. Pour la Coordination, cette prétendue conspiration sert surtout à masquer les faiblesses d&rsquo;un régime qui gouverne à coups de dossiers montés de toutes pièces.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="743" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/02/629398442_122234543240060503_8404963328535679673_n.jpg" alt="" class="wp-image-30875" style="aspect-ratio:1.292082719484913;width:553px;height:auto" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/02/629398442_122234543240060503_8404963328535679673_n.jpg 960w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/02/629398442_122234543240060503_8404963328535679673_n-300x232.jpg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/02/629398442_122234543240060503_8404963328535679673_n-768x594.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La justice tunisienne, elle, n&rsquo;a plus grand-chose d&rsquo;indépendant. Depuis que Kaïs Saïed a dissous le Conseil supérieur de la magistrature en février 2022, le ministère de la Justice gère les carrières des juges par simple note administrative. Résultat : des magistrats dociles aux postes clés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les procès se suivent et se ressemblent. Des audiences éclair, des accusés qui comparaissent par visioconférence depuis leur cellule, des peines hallucinantes. En avril dernier, le premier volet de « l&rsquo;affaire du complot » a abouti à quarante condamnations, dont certaines dépassent les 60 ans de prison. Jawhar Ben Mbarek et Ridha Belhaj figurent parmi les condamnés. En novembre, la cour d&rsquo;appel a confirmé ces peines et refusé que les accusés soient physiquement présents à leur procès.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;avocat Ahmed Souab, symbole d&rsquo;une dérive</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed Souab incarne cette dérive. À 69 ans, cet ancien juge administratif purge cinq ans de prison pour avoir dit publiquement que « les juges ont le couteau sous la gorge ». La chambre antiterroriste l&rsquo;a condamné en utilisant le décret-loi 54 et la loi antiterroriste de 2015. Human Rights Watch a réclamé son acquittement le 10 février, dénonçant une mascarade judiciaire. Sa santé s&rsquo;est dégradée en prison. Il passera en appel ce mercredi 12 février, juste avant la manifestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début février, un deuxième volet de « l&rsquo;affaire du complot » a confirmé la logique d&rsquo;élimination. Rached Ghannouchi, 84 ans, ancien leader du mouvement Ennahdha, a vu sa peine passer de 14 à 20 ans. D&rsquo;autres, comme Kamel Guizani, Rafik Abdessalem et Lotfi Zitoun, écopent de 35 ans par contumace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« En Tunisie aujourd&rsquo;hui, la plupart des opposants sont déjà en prison », constate Sara Hashash d&rsquo;Amnesty International. « Ce message est clair : toute opposition pacifique vaut désormais une dizaine d&rsquo;années de détention. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même Hichem Mechichi n&rsquo;a pas échappé à la purge. Lui qui fut chef du gouvernement jusqu&rsquo;au 25 juillet 2021 — date qu&rsquo;il qualifie aujourd&rsquo;hui de « coup d&rsquo;État » — a été assigné à résidence pendant quatre mois avant de s&rsquo;exiler. Il parle de dossiers fabriqués et d&rsquo;une atmosphère de peur entretenue sciemment. Les femmes ne sont pas épargnées. Chaima Issa, militante de la société civile, est derrière les barreaux depuis fin 2023.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une économie en trompe-l&rsquo;œil</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce tableau politique accablant, le pouvoir brandit des chiffres économiques. La croissance est revenue à 2,4-2,5 % en 2025, l&rsquo;inflation est redescendue sous les 5 %, les réserves de change couvrent 108 jours d&rsquo;importation. Fitch et Moody&rsquo;s ont même relevé la note du pays, ouvrant la porte à un retour sur les marchés financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces statistiques ne disent pas tout. Le chômage reste bloqué à 15,4 %. Pire : celui des jeunes femmes diplômées a grimpé de cinq points pour atteindre 42,7 %. Le coût de la vie continue de peser lourd, notamment pour l&rsquo;alimentation. Le déficit commercial a gonflé à 20,2 milliards de dinars. La Tunisie pointe au 149e rang mondial pour la liberté économique — une « économie réprimée », selon la Heritage Foundation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Paris, Hichem Mechichi ne mâche pas ses mots : « Les indicateurs économiques et sociaux sont en ruine. La Tunisie est au bord du gouffre, quand elle ne l&rsquo;a pas déjà franchi. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Samedi : un test pour les libertés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La manifestation du 14 février ne se limite pas à réclamer la libération des prisonniers. Elle vise à dénoncer un système qui, selon la Coordination, « a transformé le pays en une vaste prison ». Derrière la lutte contre le prétendu complot, c&rsquo;est le récit du 25 juillet qui vacille : celui d&rsquo;un homme providentiel sauvant le pays de la corruption et de la trahison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi après-midi, le square du Passage pourrait redevenir, le temps de quelques heures, un espace de résistance citoyenne que le pouvoir croyait avoir étouffé pour de bon. Reste à voir si les autorités laisseront faire, ou si elles choisiront de rappeler que la Tunisie de Kaïs Saïed a tourné la page des libertés publiques.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/tunisie-3-ans-dune-justice-au-service-de-lelimination-politique-manifestation-samedi/">Tunisie : 3 ans d’une justice au service de l’élimination politique.Manifestation samedi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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		<title>Tunisie : deux terroristes tués, un arrêté et un quatrième se suicide lors d&#8217;une opération sécuritaire à Kasserine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 15:42:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>KASSERINE, 22 janvier 2026 –&#160;L&#8217;aube du jeudi n&#8217;avait pas encore percé les reliefs escarpés de la région de « Majel Balabbas » que l&#8217;opération était déjà engagée. Dans le silence froid des montagnes du gouvernorat de Kasserine, une force mixte de la Garde nationale et de l&#8217;Armée nationale a mené un assaut ciblé contre une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>KASSERINE, 22 janvier 2026 –</strong>&nbsp;L&rsquo;aube du jeudi n&rsquo;avait pas encore percé les reliefs escarpés de la région de « Majel Balabbas » que l&rsquo;opération était déjà engagée. Dans le silence froid des montagnes du gouvernorat de Kasserine, une force mixte de la Garde nationale et de l&rsquo;Armée nationale a mené un assaut ciblé contre une cache abritant quatre individus présentés comme des terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dénouement a été rapide et sans appel. Selon le compte-rendu des autorités, l&rsquo;encerclement du repaire a débouché sur un affrontement. Deux des occupants ont été abattus sur place. Un troisième a pu être maîtrisé et arrêté vivant. Quant au quatrième, il a choisi une issue radicale en actionnant une ceinture explosive, mettant fin à ses jours sans faire d&rsquo;autre victime.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/01/AP536470723648-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-30838" srcset="https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/01/AP536470723648-1-1024x683.jpg 1024w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/01/AP536470723648-1-300x200.jpg 300w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/01/AP536470723648-1-768x512.jpg 768w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/01/AP536470723648-1-1536x1024.jpg 1536w, https://lepontdegeneve.ch/wp-content/uploads/2026/01/AP536470723648-1-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Vue sur les montagnes du Djebel Chaambi, dans le sud-ouest de la Tunisie, près de la ville de Kasserine, le 24 juin 2013. Le parc national situé près de la frontière algérienne abrite également des camps d&rsquo;entraînement pour les militants islamistes armés. La Tunisie, dernier espoir du Printemps arabe, est de plus en plus menacée par une insurrection islamiste. (AP Photo/Paul Schemm)</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les visages d&rsquo;une traque</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l&rsquo;annonce officielle se dessinent des noms. Les sources sécuritaires évoquent, sous couvert d&rsquo;anonymat, l&rsquo;appartenance des quatre hommes à une même fratrie de la région, la famille « Hajji » : Ounis, Saffi, Boujemaa et Bechir Hajji. La capture de l&rsquo;un d&rsquo;eux ouvre désormais une phase cruciale d&rsquo;interrogatoire, visant à démanteler les ramifications de leur réseau et à prévenir de futures actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération ne surgit pas du néant. Elle s&rsquo;inscrit dans la longue traque que mènent les forces tunisiennes dans ces zones reculées, sanctuaires historiques de groupes jihadistes. Elle porte notamment l&rsquo;ombre lourde d&rsquo;un attentat passé : l&rsquo;assassinat, le 5 décembre 2023, du sergent-chef Marouane Kadri, tombé sous les balles dans cette même région. Les éléments neutralisés ce jeudi figuraient parmi les suspects fortement impliqués dans cette attaque, selon des concordances de sources locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sur place, l&rsquo;action continue</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où nous écrivons ces lignes, le périmètre de l&rsquo;assaut reste bouclé. Soldats et policiers procèdent à un minutieux ratissage, à la recherche d&rsquo;armes, d&rsquo;explosifs ou d&rsquo;indices. Les magistrats du parquet, saisis de l&rsquo;affaire, ont entamé leur enquête pour reconstituer les derniers chaînons de cette cellule.</p>
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		<title>19 ans de prison ferme pour Mondher Zenaïdi : un verdict lourd pour « complot contre la sûreté de l’État »</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/19-ans-de-prison-ferme-pour-lancien-ministre-mondher-zenaidi-un-verdict-lourd-pour-complot-contre-la-surete-de-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 16:40:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, en première instance et par contumace, l&#8217;ancien ministre Mondher Zenaïdi à une peine de 19 ans de prison ferme, marquant une nouvelle étape dans la répression judiciaire des opposants au régime du président Kaïs Saïed. Un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, en première instance et par contumace, l&rsquo;ancien ministre Mondher Zenaïdi à une peine de 19 ans de prison ferme, marquant une nouvelle étape dans la répression judiciaire des opposants au régime du président Kaïs Saïed.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un verdict lourd de charges</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette condamnation par contumace, prononcée le vendredi 19 décembre 2024, intervient alors que l&rsquo;ancien ministre réside en exil à l&rsquo;étranger. Les accusations qui pèsent sur lui sont d&rsquo;une gravité exceptionnelle et relèvent de la législation antiterroriste. Zenaïdi est notamment poursuivi pour la constitution d&rsquo;une entente terroriste, l&rsquo;incitation à y adhérer, le complot contre la sûreté intérieure de l&rsquo;État, ainsi que des actes visant à changer la forme de l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ouverture de l&rsquo;information judiciaire remonte à septembre 2024, lorsque le parquet du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme a lancé des poursuites contre l&rsquo;ancien candidat à l&rsquo;élection présidentielle. Ces accusations interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par des poursuites judiciaires contre plusieurs figures de l&rsquo;opposition tunisienne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parcours politique contrarié</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mondher Zenaïdi, aujourd&rsquo;hui âgé de 74 ans, incarne un parcours exceptionnel dans la vie politique tunisienne. Fils d&rsquo;Abdelaziz Zenaïdi, l&rsquo;un des grands bâtisseurs de la Tunisie moderne, il a suivi une formation d&rsquo;excellence en France, obtenant un diplôme d&rsquo;ingénieur de l&rsquo;École Centrale Paris en 1973, puis de l&rsquo;École nationale d&rsquo;administration de Paris en 1976.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa carrière politique a été marquée par plusieurs postes ministériels sous l&rsquo;ère Ben Ali, notamment au Commerce et à la Santé publique. Après la révolution de 2011, il s&rsquo;était présenté à l&rsquo;élection présidentielle de 2014, sans succès.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une candidature empêchée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;année 2024 devait marquer son retour politique. Zenaïdi avait annoncé sa candidature à l&rsquo;élection présidentielle du 6 octobre 2024. Initialement rejeté par l&rsquo;Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), il avait obtenu gain de cause devant le tribunal administratif qui avait ordonné sa réintégration dans la course électorale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l&rsquo;ISIE avait refusé d&rsquo;appliquer cette décision judiciaire, excluant définitivement Zenaïdi de la compétition électorale. Face à cette impasse, l&rsquo;ancien ministre avait choisi l&rsquo;exil, craignant une arrestation imminente. Un mandat d&rsquo;arrêt international avait été émis à son encontre en mars 2024, initialement dans le cadre d&rsquo;une affaire de corruption liée à une opération de privatisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un contexte de répression généralisée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La condamnation de Mondher Zenaïdi s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large de judiciarisation de l&rsquo;opposition en Tunisie. Depuis que Kaïs Saïed a dissout le Parlement et suspendu la Constitution en juillet 2021, de nombreux opposants politiques, journalistes et militants ont été poursuivis ou emprisonnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;utilisation de la législation antiterroriste pour poursuivre des adversaires politiques soulève de vives inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains, qui y voient une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Cette pratique rappelle les méthodes autoritaires de l&rsquo;ancien régime que la révolution de 2011 avait pourtant voulu abolir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les réactions attendues</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que nous n&rsquo;ayons pu accéder à sa réaction vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Mondher Zenaïdi a par le passé toujours contesté la légitimité des poursuites dont il fait l&rsquo;objet. Son équipe juridique avait qualifié les actions judiciaires contre lui de « mesures arbitraires et politiques », remettant en cause l&rsquo;indépendance de la justice tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ancien ministre dispose encore de la possibilité de faire appel de cette condamnation, bien que son statut d&rsquo;exilé complique considérablement sa défense. Cette condamnation par contumace pourrait toutefois être révisée s&rsquo;il décidait de rentrer en Tunisie et de se présenter devant la justice, ce qui semble hautement improbable dans le contexte actuel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un symbole de la dérive démocratique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas individuel de Mondher Zenaïdi, cette affaire illustre la fragilité de l&rsquo;État de droit en Tunisie, pays qui était pourtant considéré comme le seul succès démocratique du Printemps arabe. La multiplication des procès contre des opposants politiques, la non-application des décisions de justice par les autorités électorales, et le recours systématique à la législation antiterroriste suscitent de vives préoccupations, tant au niveau national qu&rsquo;international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;ancien ministre, condamné à l&rsquo;exil et désormais à 19 ans de prison, le retour en Tunisie semble impossible. Son parcours, celui d&rsquo;un haut fonctionnaire et ministre devenu opposant puis exilé, témoigne des bouleversements profonds qu&rsquo;a connus la Tunisie ces dernières années, et des espoirs déçus d&rsquo;une démocratisation qui peine à se concrétiser.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/19-ans-de-prison-ferme-pour-lancien-ministre-mondher-zenaidi-un-verdict-lourd-pour-complot-contre-la-surete-de-letat/">19 ans de prison ferme pour Mondher Zenaïdi : un verdict lourd pour « complot contre la sûreté de l’État »</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Un appel à la grève de la faim collective pour les prisonniers politiques</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/tunisie-un-appel-a-la-greve-de-la-faim-collective-pour-les-prisonniers-politiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Dec 2025 19:49:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tunis, 22 décembre 2025 — Depuis la prison de la Mornaguia, l&#8217;avocat et défenseur des droits humains Ayachi Hammami a lancé un appel à une grève de la faim collective de trois jours, du 22 au 24 décembre 2025. Cet appel, publié le 12 décembre, s&#8217;adresse aux prisonniers politiques, syndicalistes, journalistes et autres détenus d&#8217;opinion [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tunis, 22 décembre 2025 — Depuis la prison de la Mornaguia, l&rsquo;avocat et défenseur des droits humains Ayachi Hammami a lancé un appel à une grève de la faim collective de trois jours, du 22 au 24 décembre 2025. Cet appel, publié le 12 décembre, s&rsquo;adresse aux prisonniers politiques, syndicalistes, journalistes et autres détenus d&rsquo;opinion en Tunisie pour protester contre les procès qualifiés d&rsquo;inéquitables et les détentions perçues comme arbitraires.</p>
<p>Contexte de l&rsquo;appel</p>
<p>Cet appel intervient dans le cadre de l&rsquo;affaire judiciaire dite du « complot contre la sûreté de l&rsquo;État », qui concerne des dizaines de personnalités de l&rsquo;opposition, des avocats et des activistes. Le 27 novembre 2025, une cour d&rsquo;appel de Tunis a confirmé les condamnations de 34 accusés dans cette affaire, avec des peines allant de 5 à 45 ans de prison. Parmi les personnes arrêtées fin novembre et début décembre pour purger leur peine figurent la militante Chaima Issa (20 ans de prison), l&rsquo;avocat Ayachi Hammami (5 ans) et le politicien Ahmed Nejib Chebbi (12 ans).</p>
<p>Critiques internationales du procès</p>
<p>Le déroulement de ce procès a été critiqué par plusieurs organisations internationales. Amnesty International et Human Rights Watch l&rsquo;ont qualifié de « simulacre », pointant des violations des garanties d&rsquo;un procès équitable. Elles ont notamment relevé que le procès en première instance n&rsquo;a duré que trois audiences et que les accusés détenus ont été jugés à distance par visioconférence. D&rsquo;autres personnes condamnées dans cette même affaire, comme Jaouhar Ben Mbarek, avaient entamé des grèves de la faim en octobre et novembre 2025 pour protester contre leurs conditions de détention.</p>
<p>Réaction du milieu juridique international</p>
<p>La détention d&rsquo;Ayachi Hammami a suscité une réaction internationale. Le 16 décembre 2025, un collectif de 21 organisations juridiques internationales, dont l&rsquo;Observatoire international des avocats en danger (OIAD) et le Council of Bars and Law Societies of Europe (CCBE), a publié une déclaration condamnant son arrestation. Ces organisations estiment qu&rsquo;il a été condamné « au seul motif d&rsquo;avoir représenté des accusés », dénoncent un « harcèlement judiciaire persistant » et réclament sa libération immédiate.</p>
<p>Contexte judiciaire élargi<br />
Ces événements s&rsquo;inscrivent dans un contexte de préoccupations concernant l&rsquo;indépendance du système judiciaire tunisien. Un rapport de l&rsquo;organisation EuroMed Rights souligne que l&rsquo;indépendance et l&rsquo;impartialité du système judiciaire tunisien posent question. La Commission internationale de juristes (CIJ) relève quant à elle que le cadre légal tunisien en matière de discipline judiciaire ne respecte pas pleinement le droit international, en raison notamment du rôle de l&rsquo;exécutif dans la procédure disciplinaire.</p>
<p>La situation reste en évolution, avec des inquiétudes concernant l&rsquo;état de santé des grévistes de la faim et les conséquences de cette crise sur l&rsquo;espace démocratique en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/tunisie-un-appel-a-la-greve-de-la-faim-collective-pour-les-prisonniers-politiques/">Tunisie : Un appel à la grève de la faim collective pour les prisonniers politiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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		<title>Salvatore Pelorosso, maître pizzaiolo : consécration suisse pour un artisan napolitain</title>
		<link>https://lepontdegeneve.ch/salvatore-pelorosso-maitre-pizzaiolo-consecration-suisse-pour-un-artisan-napolitain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Pont de Genève]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 17:58:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;La première édition des Typic Awards, distinction nouvellement instituée pour récompner l&#8217;excellence de la pizza italienne en Suisse, a couronné Salvatore Pelorosso du titre de meilleur pizzaiolo 2025. Cette reconnaissance consacre le parcours exceptionnel d&#8217;un artisan formé à Naples, aujourd&#8217;hui en poste au restaurant Boccadasse de Genève. Excellence et tradition napolitaine Salvatore Pelorosso, originaire du [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/salvatore-pelorosso-maitre-pizzaiolo-consecration-suisse-pour-un-artisan-napolitain/">Salvatore Pelorosso, maître pizzaiolo : consécration suisse pour un artisan napolitain</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La première édition des Typic Awards, distinction nouvellement instituée pour récompner l&rsquo;excellence de la pizza italienne en Suisse, a couronné Salvatore Pelorosso du titre de meilleur pizzaiolo 2025. Cette reconnaissance consacre le parcours exceptionnel d&rsquo;un artisan formé à Naples, aujourd&rsquo;hui en poste au restaurant Boccadasse de Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Excellence et tradition napolitaine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Salvatore Pelorosso, originaire du centre historique de Naples, incarne la transmission d&rsquo;un savoir-faire ancestral. Son travail au restaurant Boccadasse à Genève a été distingué par un jury exigeant, reconnaissant tant la maîtrise technique que la créativité du pizzaiolo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cette récompense inattendue représente pour moi une reconnaissance du travail constant que j&rsquo;accomplis depuis mes débuts », a déclaré le lauréat, visiblement ému. Il souligne également l&rsquo;importance du « soutien apporté par l&rsquo;établissement genevois qui m&rsquo;a offert les conditions nécessaires à l&rsquo;expression de mon art ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parcours international</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La carrière de Salvatore Pelorosso témoigne d&rsquo;une démarche résolument internationale. Initié dès l&rsquo;âge de 14 ans aux techniques traditionnelles napolitaines, il a perfectionné son art à travers des expériences professionnelles dans plusieurs capitales gastronomiques, notamment Paris et Londres, avant d&rsquo;étendre son expertise aux États-Unis et au Japon. Son installation en Suisse en 2022 au sein du restaurant Boccadasse marque une nouvelle étape dans son parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le palmarès des Typic Awards</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le classement établi par les Typic Awards 2025 place Oscar Luigi Ielardi (L&rsquo;Arcade, Zurich) en deuxième position, tandis que Cristopher Spera (Pizza Daig, Bâle) obtient la troisième place. Cette première édition établit un référentiel qualitatif pour l&rsquo;art de la pizza en Suisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Perspectives</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction confirme la vitalité de la scène pizzaïole suisse et l&rsquo;attachement des professionnels aux standards d&rsquo;excellence italiens. Le travail de Salvatore Pelorosso au restaurant Boccadasse illustre la capacité d&rsquo;un savoir-faire traditionnel à s&rsquo;inscrire dans un contexte international tout en préservant son authenticité.</p>
<p>L’article <a href="https://lepontdegeneve.ch/salvatore-pelorosso-maitre-pizzaiolo-consecration-suisse-pour-un-artisan-napolitain/">Salvatore Pelorosso, maître pizzaiolo : consécration suisse pour un artisan napolitain</a> est apparu en premier sur <a href="https://lepontdegeneve.ch">Le pont de Genève</a>.</p>
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