{"id":30470,"date":"2025-08-15T14:26:44","date_gmt":"2025-08-15T12:26:44","guid":{"rendered":"https:\/\/lepontdegeneve.ch\/?p=30470"},"modified":"2025-08-15T14:43:08","modified_gmt":"2025-08-15T12:43:08","slug":"lugtt-face-au-pouvoir-le-syndicat-citadelle-dans-la-tourmente-autoritaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lepontdegeneve.ch\/?p=30470","title":{"rendered":"L\u2019UGTT face au pouvoir : Le syndicat-citadelle dans la tourmente autoritaire"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Tunis, le 15 ao\u00fbt 2025<\/strong> &#8211; Autour du b\u00e2timent embl\u00e9matique de l&rsquo;Union g\u00e9n\u00e9rale tunisienne du travail (UGTT), des restes de slogans arrach\u00e9s jonchent le sol. Les fen\u00eatres bris\u00e9es rappellent l&rsquo;attaque du 7 ao\u00fbt, quand des partisans du gouvernement ont pris d&rsquo;assaut les lieux, r\u00e9clamant la fin de la puissante organisation syndicale. Dans son bureau, Noureddine Taboubi, le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;UGTT, appelle en catastrophe les membres de la Commission administrative \u00e0 se r\u00e9unir. Leur but : organiser une grande manifestation de riposte le 21 ao\u00fbt et brandir la menace d&rsquo;un arr\u00eat de travail g\u00e9n\u00e9ral. Cette mont\u00e9e de tension, sans pr\u00e9c\u00e9dent depuis la r\u00e9volution de 2011, r\u00e9v\u00e8le un d\u00e9saccord profond entre l&rsquo;UGTT et le pr\u00e9sident Ka\u00efs Sa\u00efed. Cette lutte de pouvoir est ancr\u00e9e dans le pass\u00e9 de la Tunisie et soul\u00e8ve des questions importantes sur le futur des forces d&rsquo;opposition dans une d\u00e9mocratie fragile.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Chapitre 1 : L\u2019UGTT, colonne vert\u00e9brale de la Tunisie moderne<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L&rsquo;UGTT, cr\u00e9\u00e9e en 1946 par Farhat Hached (tragiquement assassin\u00e9 en 1952 par la Main rouge fran\u00e7aise), a profond\u00e9ment marqu\u00e9 l&rsquo;histoire de la Tunisie. Dans les ann\u00e9es 50, elle \u00e9tait en premi\u00e8re ligne contre la pr\u00e9sence fran\u00e7aise, organisant des arr\u00eats de travail et des protestations, malgr\u00e9 une r\u00e9pression violente. Apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance, elle est devenue une sorte de contrepoids face au pouvoir de Bourguiba, refusant d&rsquo;\u00eatre simplement un outil du parti unique. Cette opposition lui a co\u00fbt\u00e9 cher en janvier 1978, avec une \u00ab\u00a0gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale\u00a0\u00bb brutalement r\u00e9prim\u00e9e qui a fait de nombreuses victimes.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant la p\u00e9riode Ben Ali, l&rsquo;UGTT a connu des moments difficiles. Ses dirigeants, soumis au r\u00e9gime, ont m\u00eame soutenu le pr\u00e9sident-dictateur en 2004, ce qui a cr\u00e9\u00e9 des divisions internes. Mais en 2011, elle a retrouv\u00e9 sa force. Ses militants syndicaux dans les r\u00e9gions de l&rsquo;int\u00e9rieur, comme Sfax, Kasserine et Sidi Bouzid, ont jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans la chute du r\u00e9gime. Selon Lamine Bouazizi, un militant de Sidi Bouzid, \u00ab\u00a0Quand l&rsquo;UGTT de Sfax a rejoint les manifestants, j&rsquo;ai compris que la fin de Ben Ali \u00e9tait proche\u00a0\u00bb. En 2015, son r\u00f4le dans le \u00ab\u00a0Dialogue national\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 reconnu par l&rsquo;attribution du prix Nobel de la paix.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;UGTT est toujours une organisation importante, avec un grand nombre de membres (800 000), de nombreuses antennes r\u00e9gionales et sectorielles, un journal, et des activit\u00e9s \u00e9conomiques (h\u00f4tels, p\u00eache, voyages). Cependant, cette puissance cache certaines faiblesses, comme une organisation peut-\u00eatre trop centralis\u00e9e, une pr\u00e9sence insuffisante des femmes et du secteur priv\u00e9, et une influence variable selon les r\u00e9gions.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Chapitre 2 : Ka\u00efs Sa\u00efed, ou la revanche de l\u2019\u00c9tat autoritaire<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La popularit\u00e9 de Ka\u00efs Sa\u00efed, qui a gagn\u00e9 les \u00e9lections de 2019 en se pr\u00e9sentant comme un candidat \u00ab\u00a0hors du pouvoir\u00a0\u00bb, s&rsquo;explique par les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es par la Tunisie apr\u00e8s sa r\u00e9volution. Au lieu de \u00ab\u00a0boulot, libert\u00e9, respect\u00a0\u00bb comme promis, le pays s&rsquo;est enfonc\u00e9 dans une grave crise financi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>16,4% de ch\u00f4mage<\/strong>&nbsp;fin 2023 (contre 15,2% en 2022)<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Inflation \u00e0 8%<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li>P\u00e9nuries chroniques de farine, sucre et riz<\/li>\n\n\n\n<li>Dette publique \u00e0 82,9% du PIB&nbsp;.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0<em>Pourquoi avons-nous \u00e9chou\u00e9 l\u00e0 o\u00f9 d\u2019autres ont r\u00e9ussi ?<\/em>\u00ab\u00a0, interroge l\u2019\u00e9conomiste Baccar Gherib. Sa r\u00e9ponse est cinglante : les \u00e9lites post-2011, issues des classes moyennes urbaines, ont&nbsp;<em>\u00ab\u00a0\u00e9clips\u00e9 la question sociale au profit des questions d\u00e9mocratiques\u00a0\u00bb<\/em>, reproduisant un&nbsp;<em>\u00ab\u00a0capitalisme de copinage\u00a0\u00bb<\/em>&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte favorable, Ka\u00efs Sa\u00efed met en place une prise de contr\u00f4le progressive du pouvoir le 25 juillet 2021. En se basant sur l&rsquo;article 80 de la Constitution, il suspend le Parlement, s&rsquo;attribue tous les pouvoirs, et fait ensuite approuver en 2022 une nouvelle Constitution qui lui donne un pouvoir immense. En octobre 2024, sa r\u00e9\u00e9lection avec un score \u00e9crasant de 90%, lors d&rsquo;une \u00e9lection massivement ignor\u00e9e (71% d&rsquo;abstention), confirme, selon l&rsquo;essayiste Hatem Nafti, l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;un r\u00e9gime autoritaire qui se fait passer pour une d\u00e9mocratie.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa rh\u00e9torique ? Un populisme binaire :&nbsp;<em>\u00ab\u00a0peuple contre \u00e9lites corrompues\u00a0\u00bb<\/em>,&nbsp;<em>\u00ab\u00a0nationaux contre \u00e9trangers\u00a0\u00bb<\/em>. Sa m\u00e9thode : l\u2019\u00e9radication m\u00e9thodique des corps interm\u00e9diaires \u2013 partis, m\u00e9dias, juges \u2013 et la manipulation du&nbsp;<em>\u00ab\u00a0shameta\u00a0\u00bb<\/em>, cette joie malsaine devant le malheur des anciens privil\u00e9gi\u00e9s&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Chapitre 3 : L\u2019essence de la crise \u2013 Une guerre d\u2019usure<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La tension entre l&rsquo;UGTT et le gouvernement en place n&rsquo;est pas r\u00e9cente, mais elle a atteint un point de rupture majeur en 2025. On peut expliquer cette escalade par trois facteurs principaux :<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>1. L\u2019offensive autoritaire contre les contre-pouvoirs<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de 2022, le gouvernement a sembl\u00e9 vouloir contr\u00f4ler l&rsquo;UGTT en utilisant la \u00ab\u00a0circulaire 20\u00a0\u00bb, qui emp\u00eachait les organismes publics de discuter avec le syndicat sans le feu vert du pr\u00e9sident. Ensuite, il y a eu des arrestations qui visaient sp\u00e9cifiquement des syndicalistes : d&rsquo;apr\u00e8s Sami Tahri, un dirigeant de l&rsquo;UGTT, plus d&rsquo;une dizaine de membres du syndicat ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s depuis 2021. Et en f\u00e9vrier 2025, l&rsquo;expulsion d&rsquo;Esther Lynch, la responsable de la Conf\u00e9d\u00e9ration europ\u00e9enne des syndicats, venue en signe de soutien, a envoy\u00e9 un message clair au monde entier : toute forme d&rsquo;aide serait per\u00e7ue comme une ing\u00e9rence dans les affaires du pays.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>2. L\u2019UGTT affaiblie par ses divisions internes<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>La centrale syndicale est en difficult\u00e9 et perd de son cr\u00e9dit. En gros, les gens ne lui font plus confiance. En juillet 2021, ils ont chang\u00e9 les r\u00e8gles \u00e0 Sousse pour que les m\u00eames personnes puissent rester aux commandes plus longtemps, ce qui a fait grincer des dents. Puis, fin 2024, cinq membres importants ont claqu\u00e9 la porte, disant que la direction \u00e9tait devenue trop autoritaire et qu&rsquo;elle prenait toutes les d\u00e9cisions seule. Maintenant, une opposition se met en place, demandant un nouveau vote et une direction temporaire. Tout \u00e7a cr\u00e9e un vrai blocage et la centrale n&rsquo;arrive plus \u00e0 agir efficacement.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>3. Le discr\u00e9dit populaire et la bataille narrative<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>De plus en plus de Tunisiens ont l&rsquo;impression que l&rsquo;UGTT est devenue une organisation d\u00e9connect\u00e9e des r\u00e9alit\u00e9s, une sorte d&rsquo;<em>\u00ab\u00a0\u00e9lite d&rsquo;apr\u00e8s la r\u00e9volution\u00a0\u00bb<\/em> qui n&rsquo;arrive pas \u00e0 rendre la vie des gens meilleure. Les arr\u00eats de travail fr\u00e9quents \u2013 comme la gr\u00e8ve des transports en commun de Tunis en ao\u00fbt 2025 \u2013 ne font qu&rsquo;aggraver la frustration de la population. Le gouvernement profite de ce m\u00e9contentement en menant une campagne de d\u00e9nigrement sur les r\u00e9seaux sociaux, essayant de faire passer le syndicalisme pour quelque chose de mauvais, d&rsquo;apr\u00e8s la Conf\u00e9d\u00e9ration syndicale internationale.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;attaque contre le si\u00e8ge de l&rsquo;UGTT le 7 ao\u00fbt, organis\u00e9e par des soutiens au pr\u00e9sident Sa\u00efed, a vraiment marqu\u00e9 un tournant. Le pr\u00e9sident lui-m\u00eame a m\u00eame justifi\u00e9 cette attaque, accusant l&rsquo;UGTT de <em>\u00ab\u00a0malversations financi\u00e8res\u00a0\u00bb<\/em> et r\u00e9clamant que <em>\u00ab\u00a0l&rsquo;argent vol\u00e9 au peuple soit rendu\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Chapitre 4 : L\u2019horizon de la crise \u2013 Jouer sa survie<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 cette attaque, l&rsquo;UGTT essaie de se d\u00e9fendre de mani\u00e8re structur\u00e9e. Leur rencontre du 11 ao\u00fbt a abouti \u00e0 deux actions principales :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Un grand rassemblement \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle nationale le 21 ao\u00fbt devant leur quartier g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Tunis.<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;un arr\u00eat de travail g\u00e9n\u00e9ral, sans date pr\u00e9cise annonc\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Cependant, cette mobilisation masque une faiblesse importante. Selon Hamza Meddeb (Carnegie Middle East Center), l&rsquo;organisation traverse une p\u00e9riode critique et fondamentale de son existence. \u00ab\u00a0Il s&rsquo;agit avant tout de se maintenir \u00e0 flot\u00a0\u00bb. Trois issues possibles se pr\u00e9sentent maintenant :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>La capitulation<\/strong> : Le gouvernement essaie de transformer l&rsquo;UGTT en un simple outil de transmission, comme c&rsquo;\u00e9tait le cas sous Ben Ali. Leur objectif : d\u00e9truire son r\u00f4le de \u00ab\u00a0contre-pouvoir\u00a0\u00bb pour le r\u00e9duire \u00e0 un simple \u00ab\u00a0syndicat d&rsquo;entreprise\u00a0\u00bb.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L&rsquo;\u00e9clatement<\/strong> : Les d\u00e9saccords internes pourraient mener \u00e0 une division, diminuant consid\u00e9rablement sa capacit\u00e9 \u00e0 mobiliser les gens.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le r\u00e9tablissement<\/strong> : En retrouvant son r\u00f4le de 2011 &#8211; d\u00e9fenseur des zones d\u00e9laiss\u00e9es et des droits sociaux &#8211; l&rsquo;UGTT pourrait repr\u00e9senter une option valable et digne de confiance.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>\u00c9pilogue : Le peuple ou le syndicat ?<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li>Un m\u00e9dia \u00e9conomique tunisien titrait le 13 ao\u00fbt : \u00ab\u00a0On croise les doigts\u00a0\u00bb, et \u00e7a en dit long. L&rsquo;incertitude est palpable. Mais au-del\u00e0 de ces tensions entre les pouvoirs, une question essentielle se pose : est-ce que Ka\u00efs Sa\u00efed peut vraiment \u00ab\u00a0repr\u00e9senter le peuple\u00a0\u00bb sans relais, sans structures pour faire le lien avec ce que les gens vivent au quotidien ?<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>L&rsquo;histoire de l&rsquo;UGTT, v\u00e9ritable reflet de la Tunisie depuis 80 ans, nous dit que non, \u00e7a ne marche pas comme \u00e7a. Sans des organisations de travailleurs autonomes, un syst\u00e8me judiciaire \u00e9quitable et un parlement \u00e9lu honn\u00eatement, le pouvoir du pr\u00e9sident se transforme en une parodie, une sorte de ch\u00e2teau perch\u00e9 au-dessus d&rsquo;une \u00e9conomie en d\u00e9bris et d&rsquo;une population oubli\u00e9e. Le 21 ao\u00fbt, quand les couleurs de l&rsquo;UGTT seront de nouveau brandies sur l&rsquo;avenue Mohamed-Ali, ce ne sera pas seulement pour prot\u00e9ger leurs bureaux. Ce sera pour rappeler que la d\u00e9mocratie ne peut exister que si elle est surveill\u00e9e et limit\u00e9e par d&rsquo;autres forces.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><em>\u00ab\u00a0L\u2019UGTT est plus qu\u2019un syndicat, mais moins qu\u2019un parti\u00a0\u00bb<\/em><br><strong>H\u00e9la Yousfi, sociologue tunisienne<\/strong><br><em>\u00ab\u00a0Elle est aujourd\u2019hui plus qu\u2019un syndicat, et plus qu\u2019un parti\u00a0\u00bb<\/em><br><em><strong>Sami Tahri, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint de l\u2019UGTT\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p><strong>Tableau r\u00e9capitulatif : Chronologie des tensions UGTT &#8211; Pouvoir (2021-2025)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th><strong>Date<\/strong><\/th><th><strong>\u00c9v\u00e9nement<\/strong><\/th><th><strong>Cons\u00e9quence<\/strong><\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td><strong>Juillet 2021<\/strong><\/td><td>Congr\u00e8s de l\u2019UGTT \u00e0 Sousse : modification des statuts<\/td><td>Lev\u00e9e de la limitation des mandats pour Taboubi<\/td><\/tr><tr><td><strong>25 juil. 2021<\/strong><\/td><td>Ka\u00efs Sa\u00efed s\u2019octroie les pleins pouvoirs<\/td><td>Suspension du Parlement<\/td><\/tr><tr><td><strong>2022<\/strong><\/td><td>\u00ab\u00a0Circulaire 20\u00a0\u00bb interdisant les n\u00e9gociations sans autorisation pr\u00e9sidentielle<\/td><td>Tentative de mise sous tutelle de l\u2019UGTT<\/td><\/tr><tr><td><strong>Nov. 2024<\/strong><\/td><td>Scission de 5 membres du bureau ex\u00e9cutif de l\u2019UGTT<\/td><td>Crise interne majeure au sein du syndicat<\/td><\/tr><tr><td><strong>7 ao\u00fbt 2025<\/strong><\/td><td>Attaque du si\u00e8ge de l\u2019UGTT par des partisans pror\u00e9gime<\/td><td>Appel \u00e0 une manifestation de d\u00e9fense le 21 ao\u00fbt<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Sources :<\/strong>&nbsp;Le Monde (2025), Nawaat (2024), Equal Times, La Vie des Id\u00e9es.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tunis, le 15 ao\u00fbt 2025 &#8211; Autour du b\u00e2timent embl\u00e9matique de l&rsquo;Union g\u00e9n\u00e9rale tunisienne du travail (UGTT), des restes de slogans arrach\u00e9s jonchent le sol. 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