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Tunisie : un député annonce l’arrestation de son collègue Ahmed Saidani par la police
Le député Bilal Mechri a annoncé, ce jeudi sur les réseaux sociaux, l’arrestation de son collègue Ahmed Saidani par la police. L’information, livrée sans détail, survient alors que le parlementaire visé est connu pour ses prises de position critiques envers le président Kaïs Saïed et son gouvernement.
Dans un bref message publié sur sa page Facebook, le député Bilal Mechri a fait état de l’« interruption » ou de la « suspension » du député Ahmed Saidani par les autorités. Aucune précision n’a été fournie concernant les raisons de cette mesure, sa nature juridique exacte ou les circonstances de son application. « À en attendant les clarifications officielles sur le sujet », a simplement ajouté l’élu, laissant planer le doute sur une possible détention ou une restriction des activités du parlementaire.
Cette annonce soudaine, si elle se confirme, ne peut être lue isolément. Ahmed Saidani s’est fait connaître par ses critiques récurrentes à l’encontre du pouvoir en place. Il y a plus d’un an, le député avait vivement commenté l’activité présidentielle de Kaïs Saïed sur les réseaux sociaux, pointant du doigt, selon ses termes, les « dérives » et les « échecs » de l’exécutif. Par le passé, il s’était également élevé contre la politique du gouvernement, dénonçant à plusieurs reprises sa gestion économique et sociale.
À l’heure où nous publions, aucune source officielle – que ce soit du ministère de l’Intérieur, de la justice ou de la présidence – n’est venue confirmer ou infirmer les dires de Bilal Mechri, ni éclairer l’opinion publique sur les motifs d’une telle mesure. L’absence de communication des institutions concernées alimente les interrogations dans un contexte politique déjà tendu, marqué par un rétrécissement de l’espace de liberté d’expression et des poursuites contre plusieurs opposants.
Le sort d’Ahmed Saidani est donc, pour l’instant, suspendu à d’hypothétiques « clarifications officielles ». Cette affaire, qui mêle opacité des autorités et silhouette d’un parlementaire critique, risque de relancer le débat sur l’état des droits et des libertés en Tunisie. La classe politique et la société civile attendent désormais des réponses claires, tandis que les soutiens d’Ahmed Saidani appellent à sa libération immédiate, dénonçant une manœuvre pour faire taire une voix dissidente.
تفاجأت صباحا بما تم تنزيله خلسة في صفحة الرئاسة يبدو ان بعد المسابح والنوافير الرئيس قرر توسيع اختصاصه رسميا الى الطرقات…
Publiée par Saidani Ahmed sur Lundi 2 février 2026
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