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Un citoyen au président: Il n’y avait pas d’État à Sfax
Lors de son passage à Jebiniana, un citoyen a interpellé le président sur ce qu’il considère comme une négligence de l’État face à l’afflux de migrants subsahariens. « Les Tunisiens sont épuisés par la négligence concernant l’immigration irrégulière des Africains subsahariens », a déclaré l’homme, ajoutant qu’il n’y avait « pas d’État » pour répondre aux propos de Saïed sur les mesures à prendre.
Le président tunisien Kaïs Saïed s’est rendu vendredi 12 juillet 2024 dans la région de Sfax, notamment dans les délégations de Jebiniana et El Amra. Cette visite a été marquée par des échanges tendus avec la population locale sur la question sensible de l’immigration irrégulière.
Lors de son passage à Jebiniana, un citoyen a interpellé le président sur ce qu’il considère comme une négligence de l’État face à l’afflux de migrants subsahariens. « Les Tunisiens sont épuisés par la négligence concernant l’immigration irrégulière des Africains subsahariens », a déclaré l’homme, ajoutant qu’il n’y avait « pas d’État » pour répondre aux propos de Saïed sur les mesures à prendre.
Le président a réagi vivement à cette remarque, demandant au citoyen de ne pas dire qu’il n’y a pas d’État. Saïed a réaffirmé le rôle central de l’État dans l’application de la loi et la protection de la sécurité publique.
Dans son discours, le président a souligné que la Tunisie, tout en restant fidèle à ses valeurs humanitaires et à son identité africaine, demeure ferme sur le respect de la loi par tous. Il a insisté sur le fait que l’État tunisien ne permettra à personne de « mettre en œuvre des plans cachés ou de semer la terreur parmi les citoyens ».
Cette visite intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la question migratoire, particulièrement dans la région de Sfax, devenue un point névralgique des départs vers l’Europe. Le président Saïed tente de rassurer la population sur la capacité de l’État à gérer cette situation complexe, tout en maintenant un équilibre délicat entre les préoccupations sécuritaires et les obligations humanitaires de la Tunisie.
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