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La Tunisie face aux enjeux de 2024 | Des avancées concrètes et significatives attendues

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2024 sera, à n’en point douter, une année charnière pour la concrétisation des grands chantiers de réformes économiques et sociales mises en branle au cours de ces dernières années. Consolidation des fondamentaux et de la croissance économiques, préservation du pouvoir d’achat des ménages, parachèvement du processus de modernisation de l’administration et du système bancaire et concrétisation des grands projets d’investissement sont en effet autant de chantiers ouverts et dont il est attendu des avancées concrètes et significatives dès cette année.

Autant de dossiers économiques mis sur la table du gouvernement à traiter d’une manière urgente et rapide au courant de 2024. Une année qui devrait être celle de la concrétisation des réformes sur le terrain dans le but d’accélérer la relance de l’économie nationale. Pour ce faire, il est important aujourd’hui  d’avoir une démarche économique innovante pour booster les secteurs qui doivent être la locomotive de la croissance et du développement économique, parmi eux l’industrie, l’agriculture, le secteur minier, leviers de  croissance par excellence. Egalement, il y a d’autres réformes à poursuivre et surtout à traduire notamment dans le secteur financier, monétaire et bancaire.  La réforme de l’administration et des entreprises publiques est aussi un dossier que le gouvernement doit examiner en urgence. Et là, il est urgent de trouver les mécanismes et stratégies d’une réforme efficace du système administratif pour qu’il soit un élément favorable à la relance et la transformation économique de la Tunisie.

Scénarios

Pour ce qui est des enjeux économiques 2024, l’expert économique, Ridha Shkandali, souligne que les perspectives de croissance économique en Tunisie, cette année, sont étroitement liées à la clarté de la vision économique que poursuivra le gouvernement. Il est à noter que le niveau de croissance économique est passé de 4,3% en 2021 à 2,2% en 2022, et qu’il est probable qu’il baissera même en dessous des nouvelles estimations, soit 0,9%.

D’un autre côté, l’expert estime que l’année 2024 sera extrêmement difficile au niveau du remboursement des dettes intérieures et extérieures du pays, « d’autant plus que le montant dû est très important et s’élève à 24,7 milliards de dinars, dont 12,3 milliards de dinars de dettes extérieures. Cela signifie que la Tunisie doit garantir au moins ce montant afin de s’acquitter de ses dettes. La vision n’est pas encore clarifiée en ce qui concerne la mise à disposition du montant de 16,4 milliards de dinars d’emprunts extérieurs intégré dans le budget de l’Etat, et dont 14,5 milliards de dinars sont alloués au soutien du budget ».

Faut-il rappeler que les emprunts extérieurs de la Tunisie ont augmenté de 3,9 milliards de dinars, pour passer de 7,6 milliards de dinars en 2022 à 10,6 milliards de dinars en 2023. Les dons étrangers ont été multipliés par plus de 4, passant ainsi de 354 millions de dinars, estimés initialement dans la loi de Finances 2023, à 1 537 millions de dinars sur l’ensemble de l’année 2023. Cela signifie que le gouvernement tunisien s’est appuyé en 2023 principalement sur l’emprunt extérieur, contrairement à la volonté politique du Président de la République, à savoir : choisir l’autonomie.

A cet égard, l’expert propose  des scénarios, dont le premier consiste à concrétiser le contenu de la loi de finances de 2024, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de compromis avec le FMI, mais cela nécessite une capacité énorme pour convaincre les pays frères et amis de prêter à la Tunisie un montant de 10,3 milliards de dinars. L’expert en économie a estimé que ce scénario est «très dangereux», car il est difficile de convaincre les pays arabes et européens de prêter à la Tunisie, sans s’engager dans un programme de réformes garanti par le FMI.

Il a évoqué, dans ce contexte, que «la réussite de ce scénario repose sur une sécurité et une totale autonomie à travers un programme de sauvetage rapide s’appuyant, principalement, sur la mobilisation de ressources extérieures en devises pour pouvoir rembourser 12,4 milliards de dinars de dette extérieure».

Le deuxième scénario proposé par l’expert économique repose sur l’assainissement de l’administration et la réforme des entreprises publiques en optimisant leur gouvernance et en éliminant les monopoles et l’économie rentière.

Source: La presse un article de Najoua Hizaoui

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