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 Sihem Bensedrine : Une résistante infatigable face à la machine à mensonges

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Sihem Ben Sedrine ancienne présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), a répondu avec force à une récente série d’articles dans les médias. Elle s’insurge contre la publication d’une liste supposée de figures de l’opposition à Ben Ali, accusées d’avoir touché de l’argent de l’État après la révolution. Elle dénonce ces accusations comme de pures « mensonges » orchestrées par une « fabrique à fausses nouvelles » qui travaille pour les intérêts de ceux qui tirent les ficelles en coulisses. Elle est même surprise que certains esprits soi-disant éclairés aient gobé ces histoires sans se poser de questions.

Pour prouver son point, elle s’appuie sur les règles très claires du système de comptabilité publique tunisien (la loi n° 73-81). Elle explique que chaque centime dépensé par l’État doit suivre un chemin légal bien précis, être validé et justifié par une prestation ou un service réellement rendu (article 41). De plus, elle rappelle que les personnes en charge des comptes publics sont responsables de leurs actions (articles 15 et 16). Pour elle, il est donc presque impensable, voire impossible, de réaliser des versements cachés ou illégaux dans l’administration tunisienne.

Pour finir, elle lance un défi à ceux qui l’attaquent : qu’ils sortent les preuves, les papiers officiels qui montrent ces prétendus paiements ! Elle leur propose plutôt de s’intéresser aux vrais cas de corruption, ceux qui sont prouvés et détaillés dans le rapport de l’IVD, un document qui, d’après elle, « embête » pas mal de monde au pouvoir.


Anas Chebbi : Une demande de transparence sur les indemnités controversées

Anas Chebbi, Il était un fervent soutien du régime dictatorial de Ben Ali, a écrit une lettre ouverte au président Kaïs Saïed, suite à la divulgation d’une liste qui fait beaucoup parler d’elle par un contrôleur financier nommé Riadh Mahlaoui. Chebbi souhaite que l’on se penche à nouveau sur la question des sommes d’argent versées à des figures politiques après 2011, ce qui n’est pas vrai et est nié par la justice.


Sihem Ben Sedrine incarne la résistance aux mensonges

Au cœur de la tempête politique tunisienne, Sihem Ben Sedrine incarne la résistance aux mensonges et à l’opacité. Sa dispute avec Anas Chebbi est bien plus qu’une querelle personnelle : c’est le symptôme des mensonges non dissipés de l’ère post-2011. Là où d’autres pratiquent le secret, elle exige la clarté. Là où le système enterre le passé, elle exige que la lumière soit faite. Dans une Tunisie où le pouvoir de Kaïs Saïed étouffe les dissidences, son combat pour faire éclater la vérité est un rempart essentiel. Pourtant, avec une justice détournée pour réduire au silence les opposants, sa lutte se confronte amèrement à l’impunité qui reste la règle.

Citation de Sihem Ben Sedrine

Sihem ben Sedrine à écrit :

A ceux qui courent les poubelles médiatiques

Ces derniers jours la machine de désinformation a remis sur le tapis une pseudo liste de personnalités publiques de l’opposition sous Ben Ali diffusée au lendemain de la révolution, accusées d’avoir profité de prébendes injustifiées de l’État.

https://www.facebook.com/share/1BCus9P16u/?mibextid=wwXIfr

Les calomnies de la machine de désinformation ne me surprennent pas et c’est un honneur pour moi d’être la cible de l’État profond qui a pris en otage notre pays.

Mais je reste perplexe face à la disposition d’une certaine élite à inhaler les gaz toxiques émanant des bouches d’égouts qui baillent de cette machine. Crédules, ils partagent et ajoutent leur signature à la désinformation qui gonfle comme un ballon de baudruche, imitant les apparences de la vérité.

Leur sens critique s’efface, leur intelligence est en panne. La tentation de rabaisser les hommes et les femmes d’honneur qui se sont dressés contre la dictature pour se mettre à leur niveau prend le dessus.

Je vais me permettre de réveiller leur sens critique :

Les normes de la comptabilité publique exigent un cheminement du paiement que définit la Loi n° 73-81 du 31 décembre 1973, portant promulgation du Code de la comptabilité publique et notamment les articles:

Art. 41 – Aucun paiement ne peut être effectué qu’au véritable créancier justifiant de ses droits et pour l’acquittement d’un service fait, sous réserve, sur ce dernier point, des dispositions des articles 108 à 118 ci-dessous.

Art. 54 – Le paiement des dépenses de trésorerie a lieu sans ordonnancement et est effectué suivant les règles prévues pour le paiement des dépenses budgétaires.

Art. 59 – Aucune avance sur dépenses budgétaires ne peut être autorisée que pour des dépenses régulières pour lesquelles les crédits budgétaires sont ouverts et disponibles.

Art. 9 – Les opérations des ordonnateurs sont retracées dans des comptabilités tenues dans les formes déterminées par le ministre des finances ou celui ayant reçu délégation du ministre des finances à cet effet.

Art. 15 – Les comptables publics sont personnellement et pécuniairement responsables des opérations dont ils sont chargés et de l’exercice régulier des contrôles qui leur sont dévolus, ainsi que de la garde et de la conservation des deniers, valeurs, produits et matières qui leur sont confiés.

Art. 16 – La responsabilité pécuniaire des comptables publics s’étend aux opérations effectuées par les agents placés sous leurs ordres.

Art. 20 – Le contrôle de la gestion des comptables publics incombe, dans sa forme administrative, au « ministre des finances ou celui ayant reçu délégation du ministre des finances à cet effet » qui l’exerce par l’intermédiaire des services centraux de son département et de l’inspection générale des finances.

Un véritable professionnel de la comptabilité publique pourrait-il se prévaloir dans un courrier officiel d’un qualificatif de houqouqi anti corruption? Il cite le décret de Essebsi du 19/02/22… Un tel texte est institutionnel et émane de la présidence de la république

et le 19/02/11 c’était Mohamed Ghannouchi qui était chef du gouvernement. Beji le sera le 28/02/11.

Je mets au défi ceux qui font circuler ces mensonges de produire un seul document qui trace de tels paiements et de s’intéresser davantage à ceux qui ont réellement bénéficié indûment de la manne publique et qui sont documentés dans le rapport de l’Instance Vérité et Dignité qui les dérange tant.

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