Politique
Abir Moussi renvoyée devant la Chambre criminelle pour des accusations passibles de la peine capitale
La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a confirmé le renvoi d’Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), devant la Cour criminelle afin qu’il soit poursuivi en vertu de l’article 72 du code pénal, lequel prévoit la peine de mort.
Cette décision, annoncée mercredi par son comité de défense, marque un nouveau développement dans l’affaire qui secoue la scène politique tunisienne depuis plusieurs mois.
Détenue depuis le 3 octobre 2023, Mme Moussi fait face à de graves accusations : tentative de changement de l’ordre étatique, incitation à la violence armée entre citoyens et provocation de troubles sur le territoire tunisien, conformément à l’article 72 du Code pénal tunisien. Ces charges, particulièrement sérieuses, pourraient entraîner la peine capitale selon le droit tunisien.
Le comité de défense dénonce vivement les conditions dans lesquelles cette décision a été prise. Dans un communiqué, les avocats affirment que la chambre d’accusation a rejeté leur demande de report et ne leur a pas permis d’accéder aux réquisitions du ministère public, ce qu’ils considèrent comme une atteinte aux droits de la défense.
Les conditions de détention de la dirigeante politique sont également remises en question. Ses avocats protestent contre les restrictions imposées lors des visites en prison, notamment la limitation du temps de consultation, jugée particulièrement problématique compte tenu de la multiplicité des dossiers et de la gravité des accusations.
Cette affaire, connue sous le nom de « l’affaire du bureau d’ordre », continue de soulever des interrogations sur l’état des libertés politiques en Tunisie et le traitement réservé aux figures de l’opposition.
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