Politique
Quel sens ont les élections en l’absence de garanties fondamentales?
Des associations, partis et organisations tunisiens organise une conférence sur le thème « Quel sens ont les élections en l’absence de garanties fondamentales ? »
Cela aura lieu le jeudi 1er août 2024 à l’hôtel Downtown Tunis.
«Les associations, organisations et partis signataires de ce communiqué, préviennent l’opinion publique que l’absence d’un climat démocratique et la suppression des acquis en matière de libertés menacent la crédibilité des élections présidentielles prévues pour le 6 octobre 2024 après la déclaration annoncé annoncé le président de la république , qui entravent le droit du peuple tunisien à choisir les orientations de l’État de manière libre, transparente et équitable à un moment crucial où les risques et les défis sont nombreux. La situation politique s’est généralement caractérisée par une monopolisation de l’espace public, accompagnée de la diffamation et de la répression de l’opposition et de la société civile a travers :
- Plusieurs candidats à l’élection présidentielle sont en prison ou détenus arbitrairement, tandis que d’autres sont menacés de fausses accusations, d’arrestations et de poursuites judiciaires.
- Des dizaines de prisonniers et prisonnières d’opinion aussi des journalistes sont en détention pour des accusations liées à la liberté d’expression et d’organisation, sans procès depuis plus d’un an et demi, avec l’utilisation du décret 54 pour réprimer toute opinion dissidente ou critique le pouvoir ou l’Instance électorale.
- L’Instance électorale est devenue un outil de répression, intimidant et menaçant de poursuites judiciaires quiconque critique ses actions ou son parti pris, ce qui lui a fait perdre son indépendance et en a fait un instrument du pouvoir en place pour exclure ses opposants et faire taire ses critiques.
- Les institutions de l’État et leurs ressources, ainsi que les pages de la Présidence de la République, qui appartiennent à tous les citoyens sans distinction, sont utilisées, ainsi que la pression sur les médias publics et privés, pour favoriser un candidat au détriment des autres.
- L autorité présente viole sa propre Constitution et manipule ses dispositions en émettant une décision de l’Instance électorale pour établir les conditions de la candidature, alors que la Constitution prévoit déjà une loi organique adoptée par l’Assemblée des Représentants du Peuple fixe ces conditions. Alors qu’on réalité ce dernier a abandonné son rôle, se murant dans le silence et la complicité.
- Le système judiciaire est utilisé pour éliminer les opposants politiques du président actuel étant candidat et les journalistes engagés , en s’appuyant sur des textes inconstitutionnels, notamment le décret 54, et en émettant des jugements injustes, comme le récent jugement d’interdiction de candidature à vie à l’encontre d’un candidat.
- Les candidats sont entravés et n’ont pas les mêmes chances d’obtenir les documents requis, que ce soit en matière de nationalité ou de casier judiciaire, et de se procurer le formulaire de parrainage, en violation flagrante du droit à la candidature garanti par la Constitution.
- Une violation flagrante de la loi dans le domaine de la protection des données personnelles des parrains et marraines, avec la menace de publier leurs noms publiquement, ce qui les met sous la menace de représailles du pouvoir ou de violation de leurs droits, en raison du parti pris évident de l’administration et du système judiciaire.
Ce climat de peur, d’intimidation et de répression des opposants et des journalistes, par la manipulation des dispositions constitutionnelles et légales, ainsi que la subordination de la justice et de l’Instance électorale aux intérêts du pouvoir en place, avec l’absence d’égalité des chances entre les différents candidats, ne permet aucune garantie pour des élections libres, transparentes et équitables le 6 octobre prochain. Pour que ces élections respectent les normes démocratiques minimales et reflètent réellement la volonté libre de tous les électeurs et les aspirations du peuple tunisien au changement et à la sortie des crises économiques, sociales et politiques, nous demandons : - Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme
- Association Tunisienne des Femmes Démocrates
- Association pour le Droit à la Différence
- Association Tunisienne pour les Droits et les Libertés
- Le Pont Genève
- Association Tunisienne de Défense des Libertés Individuelles
- Aswat Nissa
- Intersection pour les Droits et les Libertés
- Comité pour le Respect des Libertés et des Droits en Tunisie
- Instance Nationale pour la Défense des Libertés et de la Démocratie
- Al-Bawsala
- Association Nomad 08
- Bayti
- Tighar Moatana Monassafa
- Union des Diplômés Chômeurs
- Ponts de la Citoyenneté
- Association Femme et Citoyenne du Kef
-Coalition Soumoud - Parti Al-Qotb
- Parti Républicain
- Parti des Travailleurs
- Courant Démocratique
- Parti Démocrate pour le Travail et les Libertés
- Parti Socialiste
- Al Massar»
-
ENTERTAINMENT2 mois agoTunisie : Un appel à la grève de la faim collective pour les prisonniers politiques
-
La Une1 mois agoSherifa Riahi libérée après près de vingt mois de détention
-
La Une4 semaines agoLes Tunisiens manifestent : « Nous ne fermerons jamais la parenthèse de la révolution »
-
La Une1 mois agoDémission du secrétaire général de l’UGTT : une crise institutionnelle s’ouvre
-
BUSINESS4 semaines agoTunisie : qui contrôle réellement nos richesses ? Lecture historique, enjeux de gouvernance et impératif de souveraineté
-
La Une1 mois agoCrans-Montana observe un hommage silencieux aux 40 victimes de l’incendie du bar Le Constellation
-
La Une3 semaines agoLibération sous conditions pour Chadha Hadj Mbarek, une journaliste tunisienne gravement malade
-
La Une4 semaines agoTunisie : la famille de la journaliste détenue Chahda Haj Mbarek alerte sur sa situation médicale critique