Politique
Affaire Instalingo : Ghannouchi et Mechichi lourdement condamnés à 22 et 35 ans de prison
Tunis – La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rendu, ce mercredi 5 février 2025, ses verdicts dans l’affaire médiatiquement connue sous le nom d' »Anstalingo ». Les décisions ont été prononcées après des plaidoiries qui se sont prolongées jusqu’à une heure avancée de la nuit de mardi à mercredi.
Selon une source proche de la défense des accusés, les peines prononcées varient entre cinq ans de prison pour la journaliste Chadha Haj Mbarek et 38 ans de prison pour Yahya Khehili, l’un des propriétaires de la société Anstalingo. Parmi les autres condamnations notables, Mohamed Ali Laroui, ancien porte-parole du ministère de l’Intérieur, a écopé de 13 ans de prison, tandis que Lazhar Loungou, ancien directeur général des services spécialisés, a été condamné à 15 ans de prison, accompagnés d’une amende de 300 000 dinars et de la confiscation du bien immobilier au cœur du litige.
En outre, la chambre criminelle a condamné par contumace l’ancien chef du gouvernement, Hichem Mechichi, à 35 ans de prison. D’autres verdicts incluent 12 ans de prison pour le blogueur Slim Jebali et 27 ans de prison par contumace pour une blogueuse.
La liste des accusés dans l’affaire Anstalingo comprend une quarantaine de personnes, dont certaines sont en détention, d’autres en liberté provisoire, et d’autres en fuite. Parmi les condamnations prononcées, on note également celles de Rached Ghannouchi (22 ans de prison), Rafik Bouchlaka (34 ans de prison), Samia Ghannouchi (25 ans de prison), Moaz Ghannouchi (35 ans de prison), Haythem Khehili (28 ans de prison), Salem Khehili (54 ans de prison), Yahya Khehili (18 ans de prison), Seid Ferjani (13 ans de prison), Lazhar Loungou (15 ans de prison) et Chahrazad Akacha (27 ans de prison).
Outre les peines de prison, la justice a également ordonné la confiscation de biens et imposé des amendes financières substantielles. Ces décisions s’inscrivent dans le cadre d’une affaire complexe qui a mobilisé l’attention médiatique et publique en Tunisie depuis plusieurs mois.
L’affaire Anstalingo, du nom de la société impliquée, a révélé des réseaux présumés de corruption et de malversations financières, impliquant des figures politiques, médiatiques et économiques. Les verdicts prononcés marquent une étape importante dans cette affaire, qui a suscité de vifs débats sur la lutte contre la corruption et la réforme du système judiciaire en Tunisie.
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